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Tome troisième.
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la clarté du jour blesse ; au moins ne l’a-t-iljamais vu sortir de son trou d’elle-mëme ,& lorsqu’on l'expose au jour, elle paroi t êtredans un élément étianger.

Cette xraignce se trouve sur les bords deschemins aux environs de Montpellier : onla rencontre aussi fur les berges de la petiteriviere du Lez qui passe auprès de la mêmeville. On n’a pas de connoissance qu’onTait encore découverte ailleurs ; peut-êtren’habite-t-elle que les pays chauds. Lamaniéré singulière dont se loge cet insecte ,si différent des autres araignées , inspirenaturellement la curiosité de savoir com-ment il vit, comment il vient à bout dese fabriquer cette demeure, &c. mais ilfaut attendre de nouvelles .observations.Jusqu’ici , quelques efforts qu’ait hits M.l’abbé de Sauvages pour conserver cesaraignées vivantes, il n’a pu pousser plusloin ses découvertes fur leur maniéré devivre. 11 faudroit peut-être, pour parve-nir à les mieux connoître , enlever tout-à-la-fois leur demeure & une portion con-sidérable de la terre qu’elles habitent, qu’onplaceroit dans un jardin : alors, commeon les auroit fous les yeux , on pourroitplutôt découvrir leurs diftérentes ma-nœuvres. ( -j- )

ARAIGNÉE , en terme de fortification ,signifie une branche , un retour , ou unegalerie d’une mine, &c. Voyez, RAMEAUde Mine. (q)

Araignée , Araigneés, Marti-net, Moques de trélingage, (ma-rine) ce font des poulies particulières oùviennent passer les cordages appelles marti-nets ou íìiartides. Ce nom dé araignée leur aété donné à cause que les martinets formentplusieurs branches qui se viennent terminerà ces poulies, à-peu-près de la même façonque les filets d’une toile d 'araignée vien-nent aboutir par de petits rayons à uneelpece de centre.

Le mot d’araignée se prend quelquefoispeur le martinet ou les m articles ; commele martinet le prend auífi pour les araignées.Voyez, Martinet , Moques de tré-11NGAGE, TrÉIINGAGE. (Z)Araignée, terme de chaffe, forte de filetqu’on tend le long des bois ou des buissonspour prendre les oiseaux de proie avec le

ARA

duc ', on s’en sert auílì pour prendre lesmerles & les grives, pourvu que ce filet soitbien sait, & d’une couleur qui ne soit pastrop visible.

ARAIi'JE , f. f. (Luth. ) Les trom-pettes se nommoient anciennement drai-nes. ( F. D. C. )

ARAL , (Géog.) grand lac d’Asie, dansla Lar tarie indépendante , à l’orient de lamer Caspienne ; il est au milieu du pays,habité indistinctement par les Turcomans,les Caracalpacs ou Calmoucs blancs & lespeuples de la Cai'atcha-horda. 11 a envi-ron trente milles d’Allemagne du sud aunord , & quinze de l’est à 1 ouest- II reçoitdeux grands fleuves, l’ancien Jaxartes,appellé aujourd’hui Sir-Daria ; & l’ancienOxus, nommé Ami-D aria. Ses eaux fonttrès-salées , & les poissons qu’on y trouvefont de la même espece que ceux de la merCaspienne. Les peuples qui habitent sesbords pratiquent près du rivage des ca-naux larges, mais peu profonds, danslesquels ils font écouler ses eaux pour entirer le sel ; ce qui réussit très-bien â iafaveur des exhalaisons occasionnées par lesoleil. On ignore,de quel côté sont les'issuesde ce lac j ce qu’il y a de certain, c’est qu’ilen fort des rivières qui viennent tomberdans la mer Caspienne. ( C. A.)

§ ARALIA . ( Botanique. ) en françois,angélique baccifere ; en anglois , berry-bearing ange lie.f, en allemand, beertragendeangelica.

Caractère générique.

Ses fleurs, qui naifient en ombelles, fontpourvues de cinq pétales &• de cinq éta-mines; le pistil est formé d’un embryonarrondi qui fait partie du calice , & quiest surmonté de quatre styles obtus ; cetembryon devient une baie succulente , oùfont renfermées cinq semences dures , deforme oblongue..

Efpsces.

1 . Angélique baccifere en arbrifieau , àtige & à pédicules épineux.

Frutex 1 . Angélique épineufo.

Aralia arborescent caulibus pediculisquífpinofis. Hort. Colomb.

Angelica tra.