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servation. L’usage de la balliste & de Yar-halète avoit été aboli dans ces deux royau-mes , pendant qu’on observa le canon dusecond concile de Latran ; & cet usage tutrétabli d’abord en Angleterre par Richard,& en France par Philippe Auguste ; & ilredevint commun depuis ce temps-là.
U arbalète étoit encore un usage enFrance sous le régné de François I : il avoità la bataille de Marignan pour une partiede fa garde une compagnie de deux centsarbalétriers à cheval qui firent des mer-veilles : mais dans la fuite cet usage sutpresqu’entiérement aboli, excepté parmiles Gascons. Guillaume du Reliai rapportequ’à la Bicoque , en 1Ç2.2. , il n’y avoitdans l’armée françoise qu'un seul arbalé-trier , mais si adroit , qu’un capitaineEspagnol nommé Jean de Cardonne , ayantouvert la visiere de son armet pour respirer,l’archer tira sa tìeche avec tant de justestb ,qu’il lui donna dans le visage & le tua. Cemême auteur rapporte qu’au siégé de Tu-rin, en 1536 , le seul arbalétrier qui étoitdans la place , tua ou blesià plus de nosennemis en cinq ou six escarmouches où ilse trouva , que les meilleurs arquebusiersqui fussent dans la ville , ne firent tout letemps du siégé. Cela prouve qu’on ne seservoitplus guere d’arbalêtriers en Francevers le milieu du régné de François I : maison s’en servoit encore en Angleterre sur lafin du régné de Charles IX, comme il pa-roi t par le traité fait en iÇyr. entre ce prince& la reine Elisabeth , qui s’obligea à four-nir au roi 6000 hommes armés partied’arcs & partie d’arquebuses. On confondquelquefois dans Phistoire le nom à'archers& à'arbalétriers , & l’on donna à celuiqui commandoit ces troupes le nom degrani-maître d'arbalétriers. On a aban-donnél 'arbalète depuisl’invention des fusilsou de nos mousquets, quoique cette armefut infiniment plus meurtrière & plus avan-tageuse que ne le sont les fusils ; ses coupsfont plus certains & plus assurés, & faforce au moins égale. Si l’on n’eût intro-duit la bayonnetteau bout’du fusil, qui faitpresque tout l’avantage de cette arme , Y ar-balète Peût emporté de beaucoup. (F).
Les marins ont un instrument appelléArbalète ou atbdejtrillç , qui leur sert à
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prendre hauteur. Foy. RAYON ASTRO-NOMIQUE , Fléché , Arbales-TRILLE , &C. ( T )
Arbalète , s. í. ( chasse), especedepiege dont on se sert pour prendre lesloirs : on y met un appât de noix seches àdemi cassées , de châtaignes ou de chan-delles. 11 faut prendre garde qu’en plaçantcette machine dans un mur, il ne se trouvepoint de branche d’espalier , d’où le loirpuisse atteindre à Pappât par un autre en-droit que par l’arbalête.
ARBALETE , ( Mane'ge. ) ou chevalen arbalète ; c’est un cheval attaché seul àune voiture devant les deux chevaux dutimon. ( V. )
ARBALETE , s. f. dans les manufaâuresen foie , on distingue trois sortes d 'arba-lètes. L’ arbalète du battant , qui n’est autrechose qu’une corde doublée au haut desdeux lances du battant , & tordue avecune cheville , à laquelle on donne le nomde valet. Cette corde sert à tenir la poi-gnée du battant solide , & â l’empêcher deremonter ou de badiner sur le peigne.Foyez, VALET & Battant.
Arbalète des étrivieres ; c’est une cordepassée à chaque bout des listerons de rabat,à laquelle on attache les e'trivîeres pourfaire baisser les lisses. Voyez, LISSES ,Lisserons & Étrivieres
Arbalète de la gavaffìniere ; c’est unegrosse corde à laquelle la gavaffìniere estattachée. Foyez, Gavassinie’re.
Arbalète, instrumenté p usage desserruriers , des taillandiers, d’autres ou-vriers en métaux , & même de ceux quitravaillent aux glaces dont on fait des mi-roirs. L’arbalète des taillandiers est com-posée de denx lames d’acier élastiques ,courbées en arc , allant toutes deux endiminuant , appliquées , le gros bout dePinférieure contre P extrémité mince de lasupérieure , & retenues l’une fur Pautre ,dans cet état, par deux especes de virolesquarrées , & de la même figure que leslames : I’une de ces lames est scellee fixe-ment à un endroit du plancher qui corres-pond perpendiculairement un peu en-decâdes mâchoires de P étau ; Pautre lame Rap-plique fur une encoche ou inégalité d’unelime à deux :ruuicii.s, qu’elle presse plus ou