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Tome troisième.
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moins forcement , à la discrétion de l’ou-vrier, contre la surface de fouvrage à polir.L'ouvrier prend la lime à deux manches, &n’a presque que la peine de la faire aller ;car , pour la taire venir , c’est Varbalète quiproduit ce mouvement par son élasticité.í’arba'ête le soulage encore de la pressionqu’il seroit obligé de faire lui-même avec lalime , contre l’ouvrage , pour le polir.

ARBALETRIERE , s. f. ( Marine. )c’est le poste où combattent les soldats , lelong des apostis & des courtois , ordinaire-ment derriere une pastèvande. V. Apos-tis , Courtois & Ea-ssevande. (Z)ARBALESTRIERS , sub. m. ( cbar^fente. ) Ce sont deux pieces de bois dansun cintre de pont , qui portent en dé-charge fur feutrait.

ARBALESTRILLE , sub. f. est uninstrument qui sert à prendre en mer leshauteurs du soleil & des astres.

Cet instrument forme une efpece de croix;il est composé de deux parties, la steche &le marteau , voy. PI. Navig. fig. i z ; lafléchés B est un bâton quarté, uni, deméme grosseur dans toute fa longueur, d'unbois dur, comme d’ébene, ou autre, ayantenviron trois pies de long & íix à sept lignesde grosseur. Le marteau C D est un morceaude bois bien uni , applani d’un côté , &percé parfaitement au centre d’un trouquarté , de la groílêur de la steche : aumoyen de ce trou , il s’ajuste fur la stecheoù il peut glisser en avant ou en arriére ; ilest beaucoup plus épais vers le trou , afìnqu’il soit ferme sur la steche , & qu’il luisoit toujours perpendiculaire. On pourroit,en cas de nécessité , le contenter d’unseul marteau : mais, comme on verra plusbas, il est bon d’en avoir plusieurs ; ilsfont au nombre de quatre. Voici la maniéréd’observer. On fait entrer le marteau surla steche , de façon que le côté uni regardesa partie A, où l’on pose l’œil ; l’œil étantau point A , on regarde ensuite l’astre parlextrémité supérieure du marteau ; & parf extrémité inférieure D , l’horison : si l’onne peut les voir tous les deux à la fois, onfait avancer ou reculer le marteau jusqu’àce qu’on en vienne à bout. Ceci une foisfait, Poisser cation fera achevée , & les deuxrayons visuels, qui vont de fccil d l’astre & .

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à rhorifon , formeront un angle égal à îá■ hauteur de f astre. On observe , de la mêmemaniéré, sangle que font deux astres entreeux , en pointant à l’un par f extrémité dumarteau C , & à l’autre, par f extrémité D ;. en conséquence de cette façon d’observer,on divise la steche de la maniéré suivante.On la place sur un plan , figure 13; & parlextrémité A , qui est celle où on appliquel’œil, on éleve une perpendiculaire A P »égale à la moitié du marteau : du point P ,comme centre , & du rayon A P , on décritun quart de cercle , que l’on divise en demi-degrés , & on tire depuis le 4^ jusqu’augo *, par tous les points de division desrayons, du centre P à la steche A F ; lespoints où ces rayons la couperont, serontautant de degrés. On marquera les ço d àune distance du point A , égale à la moitiéC E du marteau ; les autres angles se trou-veront successivement, en marquant sur lasteche le nombre de degrés d’un angleí double du complément de sangle E P A ;

alors le marteau se trouvant sur un de ces, degrés, indiquera la hauteur de l’astre ;car si on le suppose en £ , & que du pointA , & par les points C& D , on tire desrayons visuels qu’on suppose dirigés versl’astre & à l’horison , il est clair que sangleC A D sera double de sangle C A E : maiscet angle CAEeû égal à sangle P E A ;puisque les triangles P A E , A CE , fontégaux & semblables , les angles P A E ,A E C étant droits, le côté A feommun,& les côtés APCE égaux ; ainsi sangleC A D fera double de sangle P E A: maiscet angle P E A est le complément desangle A P E ; pat conséquent , sanglemarqué sur la steche sera toujours'égal àsangle formé par les rayons visuels. Deplus, on voir qu’il falloir diviser le demi-cercle en demi-degrés, puisijue chaque a' -gle, formé pat les rayonsvisuels, est doubledu complément de sangle £ P A ; il estclair , par cette façon de diviser la steche ,qu’en approchant des 9C d , les degrés de-viennent plus petits ; & qu’au contraire, ens’en éloignant, ils deviennent plus grands ;conséquemment , qu’il saut donner aumarteau une certaine longueur , pour oueles degrés vers £ soient distincts : mais si lemartûau est grand , cela donnera une trop

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