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Tome troisième.
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grande longueur à la fléché ; c’est pour-quoi , au lieu d’un seul marteau , on en aquatre, comme on a dit plus haut, autantque de faces : & ces marteaux > étant plusgrands les uns que les autres, servent àobserver les différera angles. Par exemple,le plus grand sert pour les angles au-dessusdu 40* ; celui d’ensuite , pour ceux au-deísiis du 20 ; le troisième , pour ceux au-dessus de 10 ; & enfin le quatrième , pourles plus petits angles. II est inutile de direque chaque marteau a fa face particulière,& qu’elle est divisée comme nous venonsde l'expliquer. II ya encore une autre façond’observer avec cet instrument, qui est plusíure & plus exacte , parce que l'on n'estobligé que de regarder un seul objet à lafois ; cela se fait de la maniéré suivante.On ajuste le plat du grand marteau dansle bout de la floche A (figure 14 ), deforte que le tout soit à l'uni ; ensuite onpastb, dans la fléché , le plus petit desmarteaux qui a une petite traverse yhsd’i-voire, son côté plat étant tourné austì versle bout A ; & l'on ajoute une visiere aubout d’en-bas D du marteau C , c’est-à-dire , une petite piece de cuivre, ou autremétal , qui ait une petite fente.

L'arbaleflrille ainsi préparée , comme lemontre la figure , on tourne le dos à l’astre,& on regarde l’horison sensible par la visiereD , & par-destous la traverse M du petitmarteau : en regardant ainsi par le rayonvisuel D M , on approchera ou on reculerale petit marteau , jusqu’à ce que l’ombredu bout C du grand se termine sur la tra-verse Ad , à l’endroit qui répond au milieude la grosseur de la fléché. Alors le petitmarteau marquera fur la fléché les degrésde hauteur du soleil, ce qui est sensible ;puisque l’angle,formé par sombre qui tombesur le petit marteau , & par le rayon visuelD M , est égal à l’angle que l’on auroit, siobservant par-devant, l’ceil étant en A , legrand marteau setrouvoitau point M.

Tel est l’instrument dont on s’est servilong-temps en mer , malgré tous ses dé-fauts. Car , i°. fans les détailler tous , ilest fur que , quelqu’attention que l’on ap-porte dans la division de l’instrument, elleest toujours fort imparfaite. 2 0 . Etant debois, & d’une certaine longueur , il estTome IU.

toujours à craindre qu’il ne travaille & nese déjette ; & enfin il est fort difficile des’en servir avec précision : on compte mêmegénéralement qu’il ne vaut rien pour lesangles au-dessus de 6 o A ' Ainsi on doitabsolument s abandonner , sur-tout depuisl’instrument de M. Hadley , si supérieur àtous ceux qui sont précédé. Voyez, INS-TRUMENT de M. Hadley.

L’arbale/ìrille a eu différera noms, com-me radiometre , rayon ajlronomìque , bâtonde Jacob , & verge d'or ; mais arbaleflrilleest aujourd’hui le plus en usage.

Comme les observations qui se font surun vaisseau , donnent la hauteur du soleil,tantôt trop grande , tantôt trop petite,selon qu’elles se font par-devant ou parderriere , & cela à cause de l’élévation desobservateur au-dessus de l’horison , on estobligé de retrancher plusieurs minutes desangle trouvé par sobservation , ou , aucontraire , d’en ajouter à cet angle. Voyez,la-deffus l'article QUARTIER Anglois ,a la fin. ( T)

* § ARBATA , ( Geog. facre'e. ) c’estun nominatif pluriel qui signifie des lieuxchampêtres & incultes. Voyez, Calmet ,fur le f. 23 , du chap. v. du prem. liv. desAíachabe'es.

ARBE , ( Ge'og. mod. ) ville de la ré-publique de Venise , dans file de mêmenom , près les côtes de Dalmatie. Long.

32, 54 ; fcf- 44 >

ARBELLE, ( G/og. ana ) ville de Si-cile, dont les habitans étoient si sots & sistupides, qu’on disoit de ceux qui en fai-soient le voyage, qui d non fies Arbelas pro-seiïus ? Ce qui peut s’entendre de deux fa-çons : que vous ferez sot, ou que vous se-rez riche à votre retour ! sot, pour avoirvécu si long-temps avec des sots ; riche,parce qu’il est facile de faire fortune avecdes gens austì peu fins.

* ARBELLE , ( Gdag. sainte.) ville de lahaute Galilée , dans la tribu de Nephtali,à l’occident du lac Semachon , où l’on ren-controit des cavernes affreuses, la retraitedes voleurs ou des juifs persécutés. Hérodele grand en fit boucher quelques-unes , &mettre le feu aux autres : on lit dans Jose-phe, Antiq. lib. XII, c. xviij , que l’acccsen étoit rendu si difficile , par des rochers

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