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Tome troisième.
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à Vuva urs de Tournefort , qui eft notrederniere ; ce sont de frêles arbrisseauxdont les tiges ne se soutiennent pas.

L’efpece n°. 3 , est indigène de l’Amé-rique septentrionale, & sur-tout de l’Aca-die, elle y croît dans les marais ; ainsicette plante est fort difficile à entretenirdans les jardins.

L ’arbousier n°. 4, croît en Suisse, en'Sibérie & en Laponie , dans la mousse quicouvre certaines terres marécageuses : j’ailieu de croire, d’après la description qu’onm’a faite d’un fruit que mangent les La-pons , qu’ilsle doivent à cet arbousier ; c’estle dernier présent de la nature , prés d’ex-pirer sous les glaces du nord.

Vuva urs donne un fruit rouge , il croîtfur les montagnes en Espagne , & dansquelques autres parties de l’Europe ; il nes’éleve guere qu’à un pied de hauteur. ( M.le Baron DE Tscîiouni.)

ARBRE, f. m. ( Hìfi . nat. 5 vt. ) Lesarbres font les plus élevés, les plus gros ; &par conséquent les plus apparens de tous lesvégétaux. Ce font des plantes ligneuses &durables ; elles n’ont qu’un seul & princi-pal tronc cjui s’éleve , se divise &. s’étendpar quantité de branches & de rameaux ,dont le volume & l’apparence varient enraison de i’âge, du climat , du terrein , dela culture , & principalement de la naturede chaque arbre. En comparant la hauteur& la consistance de toutes les plantes , onva par des nuances insensibles depuis l'hyf-fope jusqu au cedre du Liban ; je veux dire ,depuis la plante la plus basse jusqu’à l’^r-Ire le plus élevé ; depuis l’herbe la plustendre , jusqu’au bois le plus dur. Ainsi ,quoique les herbes soient les plus petitesdes plantes, on auroit pû confondre cer-taines especes d’herbes avec les arbres, sion n’étoit convenu de donner les nomsVarbrisseaux & de sous~arbrijseaux ( Viyeu

Arbrisseau & Sous-Arbrisseau,)aux plantes de grandeur & de consistancemoyenne entre les herbes & les arbres :cependant il est encore assez difficile dedistinguer les des arbrisseaux. Quelledifférence y a-t-il entre le plus petit desarbres & le plus grand des arbrisseaux ?II n’est pas possible de la déterminer pré-çisément : mais op peut dire , en général,

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qu’un arbre doit s’élever à plus de dix oiidouze piés. Cette hauteur est bien éloi-gnée de celle des chênes ou des* sapins ,dont le sommet s’éleve à plus de cent piés ;c’est pourquoi on peut diviser les arbres .en grands, en moyens & en petits arbres ;le chêne , le sapin , le maronnier d’índe,&c. sont du premier rang ; l’aune, le chêneverd , le prunier , &c. peuvent être dusecond ; le pêcher, le laurier, le néflier, &c.sont du nombre des petits arbres.

Les Botanistes ont rapporté les différen-tes especes d’arbres à dissérens genres qu’ilsont caractérisés comme toutes les autresplantes , par le nombre , la figure & laposition de certaines parties , principa-lement des fleurs & des fruits ; & , danscet arrangement, la plupart ont confon-du les herbes avec les arbres. On a misfous le même ordre ou dans la mêmesection, la capucine avec l’érable, la fili-pendule avec le poirier , le pourpier avecíe tilleul, &c. Ces méthodes pourroientdonner une fausse idée de certains arbreslorsqu’on les voit sous le même genre ,c’est-à-dire , fous un nom commun avecdes plantes qui ne font que des fous-ar-brisseaux ; par exemple , le chêne & lesaule sont deux grands arbres’, cependant,selon les méthodes de Botanique , il y ades chênes & des saules nains. Les métho-distes qui se font si peu de scrupule dechanger les noms des plantes les plus usi-tées, & qui leur en substituent de nouveauxà leur gré , devroient bien plutôt donnerà certains arbrisseaux des noms différonsde ceux que portent de grands arbres ;par ce moyen on óteroit toute équivoquedans la signification du mot arbre , autre-ment on ne s’entend pas, car on a néces-sairement l’idée d’un arbre, lorsqu’il s’agitd’un chêne ou d’un saule ; cependant pourse prêter aux conventions des méthodis-tes , & pour se faire à leur langage , il fautprendre de petits arbrisseaux pour des chê-nes & pour des saules , & donner le nomd , arbre à des plantes que l’on ne doit re-garder que comme des fous - arbrisseaux.Toute méthode arbitraire nous induit né-cessairement en erreur ; celle que M. deTournefort a donnée pour la distributiondes plantes, est une des meilleures que

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