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Tome troisième.
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même plaisir que ressent un vieillard ,Iorsqu’une sensation un peu vive Paver-tit de son existence qui est près de lui

échapper. ,

VArbousier mérite une place distinguéedans les bosquets d’hiyer ; il aime uneterre plus seche qu’humide ; & veut etreparé des vents froids : on le plante avecsuccès à la fin de Septembte > mais ilfaut le lever en morte autant qu’il estpoífible.

II s’éleve de semences & de marcottes.Les baies ferecueillent en Décembre; onen tire la graine par des lotions , on lafait sécher, puis on la conserve dans dufable fin & sec jufqu’en Mars. Alors onla feme dans de petites caisses ou dansdes pots emplis de bonne terre légere ;suivant la méthode détaillée dans Y articleCyprès.

Ces pots ou caisses doivent être enterrésdans une couche chaude. Les petits arbou-siers fe montreront au boutz de six semai-nes ou deux mois. La premiere &c la secondeannée on les laissera dans le semis, maison leur fera passer l’hiver fous des châssisde verre , en leur donnant toutefois autantd’air que le temps pourra le permettre. Laseconde année, à la fin de septembre , onles plantera chacun dans un petit pot, onles mettra l’hiver fous le même abri, &l’été on les enterrera contre une murailleexposée au levant. Au mois de Septembrede la seconde année d’après cette premieretransplantation, on les plantera á demeure.H conviendra alors de mettre de la menuelitiere autour de leurs pies & de les empail-ler pendant quelques années, depuis lecommencement de janvier jufqu’au iod’a-vril, selon la méthode détaillée à Y articleAlaterne ; mais en donnant de l’air au-tant qu’il est possible , car cet arbre en agrand besoin. L ‘‘arbousier n’est pas fortdélicat ; Miller dit qu’il croît naturelle-ment en Irlande ; la graine qu’on tireroitde ce pays scroit préférable à celle qu’onfait venir de nos provinces méridionales :les arbres qui en provindroient s’accoutu-meroient plus aisément au climat de laFrance septentrionale ; la nature auroit faitla moitié des fraix de leur éducation. EnAngleterre les arbousiers ont perdu leurs

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feuilles & leurs jeunes branches dans deshivers très-rigoureux : plusieurs personnesles ont cru morts & les ont fait arracher ;mais ceux qui ont eu plus de patience lesont vu repoustèr & réparer leurs pertes enfort peu de temps.

Les variétés de cette espcce se perpé-tuent par les marcottes , ou en les grestanten approche fur Yarbousier commun. Lesmarcottes se font en septembre , suivantla méthode détaillée dans Y art. Alaterne.

La variété à fleur double n’a pas beau-coup de mérite ; c’est un godet dans ungodet, & ce petit enrichissement s’achetepar la privation du bel effet des fruits.Cette variété n’en donne que fort peu.

II n’en est pas de même de la variété />.Sa fleur, qui est purpurine à ['extérieur,'& qui devient tout-à-fait rouge avant detomber, fait une opposition agréable aveccelle de Y arbousier commun , lorfqu’on en-tremêle ces deux arbustes.

La troisième variété n’a que le mérited’en être une. C’est l'efpece, n°. 3. de M.Duhamel, & c’est peut-être aussi de l’efpecen°. L, de Tournefort, que M. Duhamela transcrite, & qui est aussi son n°. 2.Ainsi , d’une légere variété on auroit faitdeux elpeces, par l’inexactitude des phra-ses , & pour n’avoir pas éclairé la nomen-clature par la culture ; elle auroit appris áconstater l’efpece par la constance de lagraine à la reproduire le plus souvent fansaltération , & les variétés par la dispositionde leur semence à restituer l’eipece origi-nelle , plutôt qu’à rendre la différence acci-dentelle qui les caractérise.

L 'arbousier n a . 2 , est de la plus grandebeauté par la.largeur de íbs feuilles & paríà hauteur. II est devenu très-rare. On vendsous son nom , en Angleterre , une variétéà feuilles larges , mais dentées. Je trouveaussi cette variété fur un catalogue Hollan-dois. La véritable adrachne croît naturel-lement dans la Natolie aux environs deManachie (l’anciennc Magnésié). Cet arbrey est si commun qu’il fournit aux habi-tans presque tout leur bois de chaustàge.II ne peut réussir que dans un terrein três-sec , & demande bien plus de protectioncontre le froid que l ’arbousier n °. 1.

Les autres efpeces d’arbousier ressemblons