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long-temps que l’on a proposé de îës plier :jeunes dans les forêts : mais il ne paroît pascjue jusqu’à présent on ait suivi oette idée :seroit-ce qu’elle est d’exécution difficile ?
5°. Dans les environs de Paris, M. Vail-lant comp toit, en 1700, jusqu’à 137 es-peces de moufles ou plantes parasites, quil’ont, dans le régné végétal , ce que lesinsectes font dans le régné animal. Toutesces plantes sucent la seve des arbres parune infinité de petites racines ; & c’est uneforte de maladie pédiculaire, dont il feroittrès-important de les guérir. Pour cet effet,Pexpédient le plus simple qui se présente ,feroit de la racler, sur-tout dans un tempsde pluie, comme nous Pavons prescrit plusliaut : mais , outre que cette opérationferoit longue dans bien des cas, elle feroitdans tous très-imparfaite : c’est-là ce quidétermina M. de Restons à proposer àPacadémie, en 1716 , un moyen qu’on ditêtre plus court & plus sûr : c’est de faire,avec la pointe d’une serpette , une incisionen ligne droite, qui pénétré au bois, depuisles premieres branches jusqu’à fleur deterre ; cette longue plaie se referme au boutd’un certain temps, après quoi l’écorce esttoujours nette, & il n’y vient plus de mous-se. Le temps de cette opération est depuisMars jusqu’à la fin d’Avril. En Mai, l’é-'corce auroit trop de seve & s’entr’ouvriroittrop. Ce remede a été suggéré à M. daRestons d’une maniéré singulière ; il s’ap-perçut que les noyers, auxquels c’est la cou-tume en Bourgogne de faire des incisions ,n’avoient point de lepre , & il conjecturaqu’ils en étoient garantis par cette opéra-tion. Voyez, dans les Me'moìres de PAcadé-mie , anne'e 1716, pag. 31 de PHifloire, lerapport qu’il y a entre le remede & le mal.
6°. Pour peu qu’on ait fait attention àPétat des arbres qui forment les forêts, onaura remarqué que ceux qui font plus prèsdes bords font considérablement plus grosque ceux qui font plus proches du mi-lieu , quoiqu’ils soient de même âge ; d’oùils’ensuit, dit M. de Réaumur, dans unmémoire fur l’amélioration de nos forêts,que quand on n’a pas une grande quantitéde terrein où l’on puisse élever des arbresen futaie , il est plus avantageux de leslaisser élever fur des lisières longues &
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étroites, qte de laisser éleveï la mém«quantité ft arbres fur un terrein plus large& moins long. Voyez, Me'm. de PAcad. an.1721. pag. 271.
7°. Le rigoureux hiver de 170g , dontla mémoire durera long-tems , fit mouruspar toute la France un nombre prodigieuxd ’arbres : mais on remarqua , dit M. deFontenelle,£/i/L dePAcad. 1710 .p. 59. quecette mortalité ne s’étendoit pas fur tousindifféremment : ceux qu’on auroit jugé endevoir être les plus exempts par leur force,y furent les plus sujets. Les arbres les plusdurs, & qui conservent leurs feuilles pen-dant l’hyver , comme les lauriers, les cy^prés , les chênes verds, &c. & entre ceuxqui font plus tendres, comme les oliviers,les châtaigniers, les noyers, &c. ceux quiétoient plus vieux & plus forts moururentpresque tous. On chercha dans P Académiela cause de cette bisarrerie apparente (celasuppose qu’on s’étoit bien assuré de fa réa-lité ; ) & M. Caffini le fils en donna unefort simple à P égard des vieux arbres. IIdit avoir remarqué que le grand froidavoir détaché leur écorce d’avec le bois,de quelque maniéré que cela fût arrivé.En effet, il est bien naturel que l’écorcesoit plus adhérente au bois dans les jeunesarbres que dans les vieux, beaucoup plusremplis de sucs, & de sucs huileux. M.Chornel en imagina une autre raison. M.Homberg tenta auffi d’expliquer le mêmephénomène. Voyez, leurs conjectures dans1 ^ Me'moìres de Pacadémie.
Quoi qu’il en soit, il est constant que plu-sieurs arbres qui sembloient avoir échappéà ce cruel hyver, parce qu’ils repousièrentdes branches & des feuilles à la seve duprintems, ne purent profiter de celle del’automne, & périrent tout-à-fait. Quandon les coupoit, on les trouvoit plus noirs& plus brûlés dans le cœur, que vers Pan-ifier & vers P écorce ; le cœur , qui est plusdur, avoir été plus endommagé que Pan-ifier ; & il étoit déja mort, que l’aubierconfervoit encore un petit reste de vie.
8*. Dans plusieurs arbres fruitiers, com-me les pommiers, les poiriers, les châ-taigniers , & généralement dans ceux quien imitent le port, tels que font les noyers,les chênes, les hêtres, la base de la touffe
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