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jiffeâe toujours d’être parallèle au pland’où sortent les tiges, soit que ce pjan soithorisontal ou qu’il ne le loit pas , soit queles tiges elles-mêmes soient perpendicu-laires ou inclinées fur ce plan • & cetteaffectation est íi constante , que n un arbrefort d’un endroit où le plan soit d’un côtéhorisontal, & de l’autre incliné à Phorison,la base de la touffe se tient d’un côtéihori-sontale , & de l’autre s’incline à Phorisonautant que le plan. C’est M. Dodart quis’est le premier apperçu de ce phénomèneextraordinaire , & qui en a recherché lacause.
Nous ne rapporterons point ici les con-jecture* de M. Dodart, parce que nousne désespérons pas qu’on n’en forme quel-que jour de plus vraisemblables & de plusheureuses ; & que ce seroit détourner lesesprits de cette recherche, crue de donnerquelque satisfaction à la curiosité. Quand lasolution d’une difficulté est éloignée , notrepareste nous dispose à prendre pour bonnela premiere qui nous est présentée : il suf-fit donc d’avoir appris le phénomène àceux qui Pignoroient.
9 °. Tout le monde connoît ces cerclespeu réguliers d’aubier & de bois parfait,qui se voyent toujours dans le tronc d’unarbre coupé horisontalement, & qui mar-quent les accroiífemens en grosseur qu’il apris successivement ; par-là on compte sonâge assez sûrement. Le dernier cercle d’au-bier qui est immédiatement enveloppé parl’écorce , & la derniere production du troncen grosseur , est d’une substance plus rare& moins compacte , est bois moins par-fait que le cercle qu’il enveloppe lui-mêmeimmédiatement, & qui a été la produc-tion de l’année précédente ; & ainsi de fuitejuíqu’au coeur de P arbre : mais on s’apper-çoít q u’à mesure que les cercles concen-triques font plus petits , la différence descouleurs qui est entr’eux disparoît.
On croit assez communément que cescercles font plus serrés entr’eux du côté dunor d que du côté du midi ; & on en con-clut qu’il seroit possible de s’orienter dansune forêt en coupant un arbre. En effet,u paroît assez naturel que les arbres crois-sent plus en grosseur du côté qu’ils fontplus exposes aux rayons du íbleil ; cepen-*Tome III ,
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dant ce sentiment n’est pas général ; onsoutient que c’est du côte du midi que lescercles font plus serrés ; & on en donnela raison physique , bonne ou mauvaise tquelques-uns même sont pour le levant,& d’autres pour le couchant.
On a trouvé par un grand nombre d’ex-périences que ces faits opposés font vrais.Uarbre a de grosses racines qui se jettentles unes d’un côté , les autres de l’autre :s’il en avoit quatre à-peu-près égales, quitendissent vers les quatre points cardinauxde Phorison , elles fourniroient à tout letronc une nourriture égale , & les diffé-rens cercles auroient chaque année un mêmeaccroissement, une même augmentation delargeur ou d’épaisseur , sauf les inégalitésqui peuvent survenir d’ailleurs : mais siune des quatre racines manque , celles dunord , par exemple , ce cóté-là du troncfera moins nourri , & les cercles par con-séquent seront moins larges ou plus serrésdu côté du nord : mais une grostè branchequi part du tronc d’un certain côté, faitle même effet qu’une grossie racine ; la nour-riture qui a dû fe porter à cette brancheen plus grande abondance , a rendu lescercles plus larges de ce côté—1A ; & de-là lereste s’ensuit. Mais on voit que tout celasuppose une direction régulière dans lemouvement des sucs de Y arbre : or si uneparfaite régularité n’est pas dans la nature;il faut y calculer des à-peu-pics, réitérerdes expériences , & reconnoître une causegénérale à travers les petites altérationsqu’on remarque dans ses effets.
D’où il s’ensuit que plus les grosses ra-cines font également distribuées autour dupié de Y arbre , & les grosses branches au-tour du tronc , plus la nourriture fera éga-lement distribuée dans toute la substancede Y arbre ; de sorte qu’on aura un signeextérieur d’une de ses principales qualités,relativement à l’usage des bois.
L’aubier fe convertit peu-á-peu en boisparfait qu’on appelle cœur : il lui arrivepar le mouvement, soit direct , soit latéralde la seve , des particules qui s’arrêtentdans les interstices de la substance lâche ,& la rendent plus ferme & plus dure. Avecle temps Paubier n’est plus aubier ; c’estune couche ligneuse : le dernier aubier est