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Tome troisième.
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grostèur qui se trouvoienc à l’inserrion desbourgeons ; il a jugé en conséquence queces grosseurs analogues aux loupes desgreftes & aux bourrelets causés par les li-atures , étoient indifférentes à produirees bourgeons ou des racines. Pour s’enassurer il a fait élever à trois pies de hautune futaille , cju’il a remplie de terre ;après en avoir percé le fond de plusieurstrous , il a passé par ces trous des boutu-res , dont le bout entroit dans le terreinau-destbus de la futaille. Les unes étoientplacées le gros bout en haut, & les autresau contraire. Toutes ont poussé des racinesdans la partie qui entroit dans le terrein ,des bourgeons & des feuilles entre le ter-rein & la futaille , des racines dans la fu-taille & des feuilles au-dessus.

Les germes qui existent dans les arbresfont donc également propres à produiredes bourgeons ou des racines : le seul con-cours des circonstances les détermine àf un ou à 1 autre ; il n’en faut cependantrien conclure contre les causes finales : cen’est pas un seul phénomène qui peut ébran-ler un dogme conforme à la raison , à lalàine Théologie , & confirmé par unemultitude d'effets enchaînés les uns auxautres avec tant de fageste.

M. Duhamel appuie Inexpérience précé-dente par un grand nombre d’autres , &donne le manuel de l’opération nécessairepour élever des boutures avec autant desûreté & de facilité qu’ií est possible. Voici, l’extrait de ce manuel.

Le vrai temps pour couper les bouturesest vers le commencement du mois deMars. Miller veut qu’on attende 1 automnepour les boutures arbres verds : & peut-être a-t-il raison. II faut choisir une bran-che dont le bois soit bien formé , & dontles boutons paraissent bien conditionnés.On fera former un bourrelet, si on eri' ale temps & la commodité : dans ce cas , sila branche est menue , on n’entaillera pasl’écorce ; il suffira d’une ligature ferme delaiton ou de ficelle cirée : si elle a plusd’un pouce de diamètre , on pourra en-lever un petit anneau d’écorce de la lar-geur d'une ligne, & recouvrir le bois de_plusicurs tours de fil ciré : si la branche nepérit pas , Iç bourrelet en fera plus gros

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& plus disposé á produite des racines ;on recouvrira aussi-tôt fendrait où íe doitformer le bourrelet, avec de la terre & dela moufle qu’on retiendra avec un réseaude ficelle : on fera bien de garantir cetendroit du soleil, & de le tenir un peuhumide. Le mo’s de Mars suivant, siendéfaisant l’appareil on trouve au-dtssus dela ligature un gros bourrelet, on aura toutlieu d’espérer du succès : si k bourrelet estchargé de mamelons ou de racines , lesuccès est certain ; on pourra en assurancecouper les boutures au-destous du bourre-let & les mettre en terre , comme on vadire.

Si on n’a pas le temps ou la commoditéde laisser former des bourrelets, on en-lèvera du moins avec les boutures lagrosseur qui fe trouve à l'infertion desbranches. Si dans la portion des bouturesqui doit être en terre il y a quelquesbranches à retrancher , on ne les abattrapas au ras de la branche : mais , pour mé-nager la grosseur dont on vient de parler,on conservera sur les boutures une petiteéminence qui ait feulement deux lignesd’épaisteur.

Si , à la portion des boutures qui doitêtre en terre , il y avoir des boutons, onles arracherait, en ménageant seulementles petites éminences qui les supportent ,puifqu’on a reconnu qu’elles font disposéesà fournir des racines. Malpighi recom-mande de faire de petites entailles à l’é-corce ; & je crois que cette précautionpeut être avantageuse.

Voilà les boutures choisies & taillées :il faut faire en forte qu’elles ne fe dessè-chent pas, qu’elles ne pourrissent pas, &qu’elles poussent promptement des racines.Voyez,, dans le Mémoire de M. Duha-mel , ce qu’on peut pratiquer pour remplirces intentions.

Quant aux marcottes , quand on veuten avoir beaucoup d’un même arbre , onfait ce que les jardiniers appellent des ms—res , c’est-à-dire qu’on abat un gros arbrepresqu’à ras de terre ; le tronc coupépousse au printems quantité de bour-geons ; l’automne suivante on bute la sou-che , c’est-à-dire qu’on la couvre d’un bondemi-pié d’épaisseur de terre, ayant soin