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que les bourgeons sortent en-dehors : deuxans après on trouve tous ces bourgeonsgarnis de bonnes racines, & en état d’êtremis en pépinière; & comme la souche,à mesure j, qu’on la décharge de bour-geons qui ont pris racine , en fournit denouveaux , une mere bien ménagée four-nit tous les deux ans du plant enraciné enabondance, & cela pendant des 12. à ijannées.
La tige pousse d’autant plus de bour-geons qu’elle est plus grosse, & qu’on n’au-roit q u’u n très-petit nombre de bouturesd’une tige qui n’auroit que deux à troispouces de diamètre. En ce cas, on coupela tige à un pié ou deux pies de terre : elleproduit quantité de bourgeons dans toutecette longueur ; l’automne on fait une dé-comble tout autour & une tranchée , dansle milieu de laquelle on couche cette tige ,& on étend de côté & d’autre tous lesbourgeons. On couvre de terre la tige cou-chée & 1 insertion des bourgeons ; & onpeut être aflùré que la seconde année ,toutes ces marcottes seront bien garniesde racines.
Mais il y a des branches qui seront dixà douze ans en terre, sans y produire lamoindre racine; tel est le catalpa : alors ilfaut arrêter la seve descendante, & occa-sionner la formation d’un bourrelet parincision ou par ligature.
On fera l’incision ou la ligature à la par-tie basse. Si on laide les bourgeons dans lasituation qu’ils ont prise naturellement,on fera la ligature le plus près qu’on pourrade la souche, ou de la branche dont onsort la marcotte. Si on est obligé de cour-ber la marcotte, on placera la ligature àla partie la plus basse , au-dessous d unbouton , de l’éruption d’une branche, &c.
Enfin , comme les racines poussent auxendroits où les tumeurs font environnéesd’une terre convenablement humectée , onentretiendra la terre fraîche & humide ;ce fera pour les marcottes qu’on fait enpleine terre, en couvrant la terre de li-tière , & en l’arrosant. Quant aux mar-cottes qu’on paflè dans des mannequins,pots ou caistes, voyez,, dans le mémoirede M. ìôuhamel, les précautions qu’J iautprendre.
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II fuit de tout ce qui précede , que pluson étudie la nature, plus on est étonnéde trouver dans les sujets les plus vils, enapparence > des phénomènes dignes de toutel’attention & de toute la curiosité du phi-losophe. Ce n’est pas assez de la suivredans son cours ordinaire & réglé , il fautquelquefois estàyer de la dérouter, pourconnoître toute fa fécondité & toutes sesressources. Le peuple rira du philosophequand il le verra occupé dans ses jardinsà déraciner des arbres pour leur mettre lacime en terre & les racines en l’air : maisce peuple s’émerveillera quand il verra lesbranches prendre racine , & les racines socouvrir de feuilles. Tous les jours le sagejoue le rôle de Démocrite, & ceux quil’environnent celui des Abdéritains. Cetteaventure est des premiers âges de la phi-losophie & d’aujourd’hui.
Arbre de Judée , ou Arbre deJudas , voyez, Gainier. (/)
ARBRE , (flifi. nat. bot.) qui porte dessavonnettes, arbor fapinda ; genre de planteobservé par le P. Plumier. Ses fleurs sontcomposées ordinairement de quatre pétalesdisposés en rose ; le pistil sort d’un calicecomposé de quatre feuilles, & devient dansla fuite un fruit sphérique, qui renfermeune petite noix aussi sphérique, dans la-quelle il y a une amande de même figure.Tournefort, Infl. reì berb. F’. Plante. (1)
* Cet arbre est désigné dans les bota-nistes , par arbor fapenarla americana. IIcroît à la Jamaïque & dans d’autres con-trées des Indes occidentales. Son fruit estmûr en octobre. Lorsqu’il est sec, il estsphérique, d’une couleur rougeâtre , pluspetit qu’une noix de galle , amer au goût,mais fans odeur.
On le recommande dans les pâles cou-leurs. Le fruit passe pour un spécifiquecontre cette maladie ; il la guérit infailli-blement , sur-tout quand on a fait usagedes eaux ferrugineuses. On en creit la tein-ture , l’extrait & l’esprit, plus énergiquesencore.
Arbre devie, thuya, ( Hîfi. nat. hou)arbrisseau dont les embryons écailleuxdeviennent des fruits oblongs. On trouve ,, entre les écailles, des semences bordéesd’un feuillet délié. Ajoutez, aux caractères