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gouverné par un viceroi. Les Angloìs yavoienr autrefois un comptoir ; mais lesHollandois seuls y en possèdent un aujour-d'hui j & se sont emparés du principal com-merce qui s'y fait. Les vaisseaux remon-tent la riviere jusqu à Arebo. long. zz,35. lat. $. (C. A.)
ARECA , { Mat. mêd. & Bot. ) especed’arbre qui croît fur la côte de Malabar,&c en général dans s Inde. Ses fleurs fontpetites, blanches & fans odeur ; son fruitest ovale, gros comme une noix, ayantune écorce verte au commencement, maisqui devient fort jaune en mûrissant, mol-le , couverte d'une espece de duvet oubourre. Cette écorce étant ôtée, ilqiaroîtun fruit gros comme une aveline, à demi-lond ou pyramidal, qui, étant rompu, res-semble à une muscade cassée.
Cet arbre, appelé areca catechu par Lin-né, est le même qu on a appelé fau f d oufufel , aveUann Indien verjicolor par quel-ques auteurs. Le suc ou l'extrait de cefruit épaissi donne ce qu'on appelle le ca-chou , quon avoir cru pendant long-tempsêtre une espece de terre, à laquelle on avoirdonné le nom de terra Japonica ou catechu.M. de Jussìeu, dans les Mémoires, de l'aca-démie de ijío , prétend que le cachou estle suc pur du fruit de \areca : d’autresassurent qir’on y mêle aussi le suc de le-corce d'un arbre appelé catschu , ou lesite de la réglisse, & celui d'un acorus desIndes, {M. la Fosse.)
Areca, ( Géogr . ) île d’Asie , dans kgolfe Persique, au voisinage de celle d Or-mus. Elle est fertile & agréable ; mais iln'y a ni rade ni port où l'on puisse Réta-blir & résister aux pirates , qui viennent,souvent la désoler. Les Hollandois ont tentéinutilement de s'y établir. (C. A\)
ARECON, {Géogr.) ville de la Pakstine,dans la tribu de Dan. Elle étoit à l'orientde Geuh & à 1 ouest de Ramatsia. Long.Sj,40 ; lat. 31, 15. (C. A.)
§ AREK, 1. m. ( Hijì. nat. Botaniq. )genre de palmier des plus connus & desplus en usage dans les Indes, On en dis-tingue sept especes principales, dont nousallons faire s histoire.
Premiere espe e. Arek,
X’arek, proprement dît, est connu fous
ARE
ce nom au Malabar & dans toute l'Inde jselon Gardas, selon Zanoni qui l'appellearecha , & selon Rumphe qui, ayant fàitbeaucoup de recherches intéressantes pouréclaircir l'histoire, jusqu'alors sort obscure,d'un arbre aussi utile , remarque que cenom est aussi connu au Malabar & danstoute l'Inde, que l'est peu celui de caunga,fous lequel Van-Rheede en a donné unefigure très - détaillée Ôc assez bonne dansson Hortus Mnlabaricus , vol. J, pag. Q ,pi- V, VI, VII & VIII. Quelques diction-naires , au lieu à’are k , écrivent areque.Les Portugais l'appellent arequiero ; les Es-pagnols arreguero , les Chinois binât1 , lesArabes faufel & fufel , qui, selon Avicen-ne, vient du mot fiefel, qui chez eux dé-signe le poivre. Les Brames le nommentmadi , les Malays pinang & pinanga poeti,d’où Rumphe a fait le mot latin pincinga& pinanga alba , fous lequel il a donné „de cet arbre, une bonne figure & bien dé-taillée dans son Herbarium Amboinicum,vol. I, pag. z6, pl.IV, figures C a, D a ôcE. C est Yareca, catechu, frondtbus pin-natis.: foliolis replicatis, oppofitis, preemor-fis, de M. Linné , dans son Syflema natu-rœ , imprimé pour la douzième fois en1767, page jçqo^
Tels sont les noms fous lesquels on dé->signe communément l'arbre de Y arek par-tout où il est connu; mais son fruit, quien est la partie la plus estimée , à causede son grand usage, a reçu différons nomssuivant ses divers degrés de maturité. Lorsqu'il est très-jeune & verd encore, les Ma-lays l'appellent pinang moeda ou pinangmuda, le habitans de Ternate hen a , ceuxdu Malabar painga selon Rumphe , & tannipaina , ou fhalemba paina selon Van-Rhee-de. Ce fruit un peu plus avancé, ou mûr-à demi, c'est-à-dire , tel que son amande,,encore molle & comme spongieuse &[mu-cide , ne puisse se manger , fe nommeadecca ou aria-decca cher ks Malabares >& pinang-tsjelacatte chez les Malàys. Enfinlorsque ce fruit est parfaitement mûr, queson amande est entièrement formée, bienseche & dure , les Malabares l'appellentareec & pac, ou p.ileca., selon- Rumpheles javanois bon, les Indiens koffol, selon.‘ Rumphe, & cojfolc selon Zanoni ; ks lia-