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Tome troisième.
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Variétés. Rumphe dit que cet arbre aplusieurs variétés. La premiere consiste àavoir un goût de fumée à son amande ,à peu près, comme du riz frais ; ce goût,qui plaît aux Indiens, est regardé commeun grand défaut par les Européens. Quel-quefois les hermaphrodites supérieures por-tent du fruit, mais il n'est pas plein & aune forme finguliere, communément sphé-rique ou en rein. On en a vu quelquefoisune monstruosité à deux amandes dans lemême fruit.

Remarques. Nous ne voyons pas tropfur quelle autorité M. Linné allure queYarek a neuf étamines dans ses fleurs ; s'ileût moins copié servilement, qu'interprétéle sens des expressions peu exactes de Van-Rhecde ct de Rumphe, il eût reconnu quetous deux, & fur-tout le premier, en dilantflores apcriunt se in tria folia ... continent-que in medio flamina novem albicantia tenuiafine ullìs apicibus , tria longiora exflavo albi-bicantia , quce à sex minoribus magis flaviscinguntur , a pris pour trois étamines pluslongues & moins jaunes les trois stigmatesde l'ovaiie, qui font en effet plus longsque les six étamines qui les entourent dansles fleurs hermaphrodites fertiles.

On fait aujourd'hui que le cachou n'estpas tiré de l'arékier, mais d\in autre arbreque nous ferons connoître ; ainsi le nomde catechu , que M. Linné donne à Yarek ,nest pas plus exact que les neuf étaminesqu'il lui accorde, ce qui feroit une chosebien extraordinaire, vu que toutes les au-tres plantes de la famille des palmiers enont six, ni plus ni moins. Consultez nosFamilles des plantes , volume II , pag. LL.

Enfin , M. Linné en fait une troisième,íorsqull dit que les feuilles de Yarek fonttronquées & dentées, areca , catechu , solio-lis ... prcemorjìs ; il les a pointues toutesles fois qu’elles n’ont pas été usées, ni dé-chirées par le frottement.

Deuficme espece. Hoea-Nywel.

La seconde espece d ’arek que les habi-tans d'Amboine appellent hoea-nywel , lesMalays , pinangcalappa , & Rumphe ptnan-ga-calapparìa au volume premier de son Her-barium Amboinicum, page %8 , planche VI,figures C. D , est plus haut & plus grand

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que les autres efpeces òYarek, Il ressemblebeaucoup au cocotier par son tronc , sesfeuilles & ses régimes, qui sortent des ais-selles des feuilles actuellement existantes, &non pas au-deflous d’elles. Ses fruits fontde la grosseur d'un œuf d'oie, obtus oupresque sphéroïdes , à peine un sixièmeplus longs que larges, à écorce rouge ex-térieurement , avec des stries cendrées, àamande sphéroïde, longue de treize à qua-torze lignes, avec une petite pointeau bout,douce au goût, mais dure.

Uhoea-nj wel est très-rare à Amboine, ctcommun à l’ile Célebc, sur tout autour deMacaflar.

Usages. On en fait peu d’usage pour lanourriture, à cause de sa dureté, maisbeaucoup en médecine pour les maladiesauxquélles on emploie Yarek.

Troisième espece. MabocIc.

Le mabock , appelle pinang- mabock , ctpinang-itam par les Malays, ct décrit fansfigure par Rumphe , fous le nom de pi nan-ga nigra , page xg , différé de Yarek par lescaractères lui vans; il a les racines plus seméesd'épines , plus élevées au-dessus de la terre;les articulations ou sillons du tronc plusécartés , les feuilles d un verd plus noir ;le fruit plus petit, mais plus étroit, plusmenu à proportion, à-peu-près comme ungland, roux ou p'us rougeâtre que le hoea-nywel ; f amande conique plus alongée ;plus menue , moins blanche, plus seche ,plus austere , plus sujette à enivrer , &souvent amere.

Usages . Le mabock est commun dansles îles orientales Moluques , où on enmange f amande communément verte.

Quatrième espece. Hena-hena.

La quatrième espece d ‘ares est appeléehem - hena par les habitans de Ternare ;hena-ewan , c'est-à-dire , arek de montagne ,par ceux d'Amboine ; hua-alang , par ceuxd’Hitoë ; pinang-oetan besaar, par les Ma-lays , & pinangasylvejìris globoja , par Rum-phe, qui en a donné une figure passabledans ion Herbarium Amboinicum , volumepremier, pag. g8 , pi. V,fig. i & A. Voicien quoi il différé de Yarek commun.

Son tronc est un peu plus épais , de neuf