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Tome troisième.
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pour les aphtes & autres ulcérés de la bou-che. Le lue exprimé de ses jeunes feuil-les se boit avec l’huile de sésame contreles vers.

Le bois des vieux troncs de ì’arek se fenden long en deux pour foire des poutres.Sc en quatre pour faire en solives, deschevrons Sc des pieux de paliílàde ; tuaisil dure moins que celui des areks sauva-ges. Les Malays appellent du nom d ’upeSc oepe les gaines des souilles ; ils en cou-sent deux ensemble pour en faire des sacs& des seaux à puiser l’eau. Lorsque cesgaines font encore vertes , leur épidermeou l’écorce qui couvre leur face intérieureest blanche; les Malays l’enlevent pour enve-lopper , au lieu de papier, les carottes detabac. La gaine ou spathe des fleurs leur sertcommede boëte pour envelopper & envoyerau loin des poissons frais qui s’y conserventparfaitement.

L ’íirek est , avec le cocotier , une desplantes dont les Indiens fe servent commede caractères, en coupant ses fruits diver-sement pour exprimer diverses écritures oudes idées symboliques à la maniéré desChinois Le des anciens Egyptiens. Les exem-ples suivans donneront une idée de leurs ex-pressions symboliques. Une feuille À’areknouée & entrelacée de maniéré qu’elle re-présente un arékier entier, envoyée à quel-qu’un , est une déclaration d’amitié & dis-section : une semblable feuille verte, c’est-à-dire , bien fraîche , écorcée de maniéréqu’elle forme Un trépied, s’envoie à unepersonne pour lui témoigner qu’on désiréfaire une alliance avec elle. L’arek où ilmanque quelque chose, par exemple , en-voyé sans chaux, par une femme à son mari,lui annonce une rupture & une séparationprochaine. Si Yarek a quelque chose de plusque les trois ingrédiens ordinaires, commepar exemple, un poil, un fétu , Ùc. Sc qu’ilsoit ainsi placé quelque part, il passe dans lepays pour un filtre destiné à enchanter celuiqui le mangera.

Culture . L’arek se trouve dans l’Inde,presque par-tout où croît le coco, mais enmoindre quantité Sc moins près de la mer :il est cependant des pays où il ne se trouvepas , comme la côte de Coromandel Sc leIîengale ; c’est pour ces pays qu’on en fait •Tome III,

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la récolte, Sc comme il devient un objet decommerce Sc d’un bon rapport, on le cul-tive avec foin. On choisit les fruits aban-donnés fur Parbre & les plus vieux, on lesenterre dans une fosse qu on recouvre d’utìpeu de terre ; & quand ils ont germé , onles repique en cercle autour des maisons ouen allées qui forment un effet aussi agréableque le cyprès en Italie ; il croît plus vite quele coco, & réussit bien dans toute fortede terrein 8c beaucoup mieux fur la côtemaritime.

L’arek produit dès la cinquième annéejusqu’à la trentième où il dépérit peu-à-peu ,en produisant d’abord par degrés moins defeuilles chaque année, & les perdant suc-cessivement ; il vit ainsi cinquante ans : larécolte de ses fruits se fait en arrachant ouen coupant ses régimes entiers ; ce font lesensons qui font chargés de cette opération,parce qu’ils le montent plus aisément quedes hommes faits qui font plier le troncfous leur poids. Lorsqu’on veut conserverses amandes tendres pour les manger jour-nellement dans les voyages fur mer, on ensuspend les régimes dans le vaisseau, ayantauparavant brisé & tortillé leur pédicule ,afin que le suc ne retourne plus des aman-des dans le régime, & qu’elles ne íèchfcncpas si tôt. Les Portugais de Suratte Sc dúPégu pratiquent une autre méthode ; ilscueillent ces fruits encore verds, les déta-chent de leur régime, les couvrent de fablepar lits dans des corbeilles, de maniéré qu’ilsne se touchent pas, Sc prétendent que par cemoyen leur amande est attendrie Sc plus fa-cile à digérer.

Dans le tronc des vieux áréks on trouvedes arékites ou des pinangites , c’est-à-dire,des pierres À’arek ou des elpeces de bézo-ards végétaux, de la grandeur Sc forme d’ungrain de vesse ou de froment, blancs, lui-sons , pesons, durs Sc froids comme un cail-lou ; les Indiens les portent enfilés dans u»anneau en forme de bague à leurs doigts :on s’en sert aussi comme de pierre dé tou-che pour éprouver r Pôr Sc l'argent : 1 or leplus pur, au titre de r z carats, y paroîtd’un beau jaune, pendant que celui qui estmélangé a une couleur rousse Sc terne :largeur y paroît blanc , mais avec une lé-: gere çeinte.de couleur cuivrée.

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