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Tome troisième.
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Dans lc Béarn, la mine de cuivre de Bielle,à cinq lieues *de Lai uns, vallée d'Oiseau,tient un peu A.'argent. Dans la bafle-Navar-re , dans la montagne d’Agel.a , plusieursmines de plomb tenant argent. Dans la mon-tagne d’Avadet, une mine de plomb tenantargent.

Dans les Pyrénées ; dans la montagne deMichicot , mine de cuivre tenant un peud ‘argent; le silon paroît couper la montagne.Dans la montagne de Malpeilre, plusieursfilons de mines de cuivre tenant argent. Dansla montagne de Ludens, une mine de plombtenant argent. Dans les montagnes de Por-tillon , mines de plomb &C & argent. Danscelles de Baraava, du côté de PEfpagne,mine de plomb, d ‘argent , & d’azur deroche. Dans celle de Varan ou Varen, aupié de laquelle est la petite contrée nom-mée Za^an, mine de plomb tenant un tren-tième à'argent. Dans la montagne de la Cou-made , mine de plomb tenant argent. Dansla montagne de Bouris, plusieurs mines decuivre, de plomb, à'argent & d'azur. Dansla montagne de Saint-Bertrand, deux mi-nes de cuivre tenant argent. A Pladeres,montagne du côté de l’Efpagne, mines deplomb abondantes & tenant argent. A unelieue de Lordes, aux Pyrénées, une mineà!argent. En Auvergne, à Rouripe, près dela montagne du Pui, une mine d ‘argent.Dans l’Angoumois, à Manet près Mont-brun , une mine d’antimoine où il se trouvede l’ argent. Dans le Nivernois , une mined ‘argent fort riche, au village de Chitri furYonne; en un an elle a rendu onze centmarcs d ‘argent , & environ cent milliers deplomb : elle fut trouvée en fouillant les fon-demens d’une grange. En Touraine, auprèsde l’abbaye de Noyers, une mine de cui-vre tenant argent. Dans le Berry il y a quel-ques mines d ‘argent , mais elles font né-gligées. En Bretagne dans la petite forêtnommee le buisson de la Roche - Marejì ,une autre mine Aìargent. Près de lapetite ville de Lavion ; une autre mine à'ar-gent. Ce détail est tiré de M. Héliot, tom. J.de la fonte des mines & des fonderies , traduitde l’allemand de Schluter.

La mine à’argent de Salfeberyt en Suede,est ouverte par trois larges bouches, sem-blables a des puits dont on ne volt point le

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fond. La moitié d’un tonneau soutenu d J uncable, sert d’efcalier pour descendre dansces abyfmes , au moyen d'une machineque Peau fait mouvoir. La grandeur dapéril fe conçoit aisément : on est à moitiédans un tonneau, où l’on ne porte quefur une jambe. On a pour compagnon unsatellite comme nos forgerons, qui entonnetristement une chanson lugubre , tk quitient un flambeau à la main. Quand on estau milieu de la descente , on commence àsentir un grand froid. On entend les ter-rens qui tombent de toutes parts; enfin, aprèsune demi-heure, on arrive au fond dugouffre ; alors la crainte fe dissipe ; on n’ap-perçoit plus rien d affreux, au contrairetout brille dans ces régions souterraines. Onentre dans un salon soutenu par des colon-nes à’argent ; quatre galeries spacieuses yviennent aboutir. Les feux qui fervent àéclairer les travailleurs, fe repettent fur \ar-gent des voûtes & fur un clair ruiflèau quicoule au milieu de la mine. On voit lù desgens de toutes les nations ; les uns tirentdes chariots, les autres roulent des pierres >arrachent des blocs ; tout le monde a sonemploi : c’est une ville souterraine. Il y ades cabarets, des maisons, des écuries, deschevaux ; mais ce qu’il y a de plus singulier,c’est un moulin-à-vent qui va continuelle-ment dans cette caverne, & qui sert à éleverles eaux.

Les mines â’argent les plus riches & lesplus abondantes font en Amérique , sur-tout dans le Potosi, qui est une des pro-vinces du Pérou. Les filons de la mineétoient d’aboid à une très-petite profon-deur dans la montagne du Potosi. Peu-à-peuon a été obligé de descendre dans les en-trailles de la montagne , pour suivre lesfilons ; à présent les profondeurs font sigrandes , qu’il faut plus de quatre centmarches pour atteindre le fond de la mine.Les filons fe trouvent à cette profondeurde la même qualité qu’ils étoient autrefoisà la surface ; la mine est aussi riche ; elleparoît être inépuisable ; mais le travail endevient de jour en jour plus difficile ; il estmême funeste à la plupart des ouvriers parles exhalaisons qui sortent du fond de lamine, & qui fe répandent même au-dehors iil n’y en a aucun qui puisse supporter un