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Tome troisième.
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ARITHMANCIEdkARITHMOMAN-CIE , s. f. divination ou maniéré de con-noitre & de prédire [avenir par le moyendes nombres. Ce mot est formé du grecàgjtífJiss', nombre , Sc de /j&rrétcí , divination,Delrio en distingue de deux sortes ; l’une en.usage chez les Grecs, qui considéraient lenombre Sc la valeur des lettres dans lesnoms des deux combattans, par exemple ,Sc en auguraient que celui dont le nom ren-fermoit un plus grand nombre de lettres,Sc d’une plus grande valeur que celles quicompoloient le nom de son adversaire,remporterait la victoire ; c’est pour cela ,disoient-ils , qu Hector devoir être vaincupar Achille. L’autre eípece étoit connue desChaldéens , qui partageoient leur alphabeten trois décades , en répétant quelqueslettres, changeoient en lettres numérales leslettres des noms de ceux qui les consultoicnt,Sc rapportoient chaque nombre à quelqueplanète, de laquelle ils tiraient des présages.

La cabale des juifs modernes est une espece d’arithmancie ; au moins la divisent-ilsen deux parties , qu ils appellent théomancieSc arithmancie.

L’évangéliste S. Jean , dans h ch. xiij deVApocalypse , marque le nom de EAnté-christ par le nombre 666, paíïage dont ["in-telligence a beaucoup exercé les commen-tateurs. C’est une prophétie enveloppéefous des nombres mystérieux, qui n’autorisonullement l’eípece de divination dont ils’agit dans cet article. Les platoniciens &les pythagoriciens étoient fort adonnés àVarithmancie. Delrio , Disquijît. Magicar.lib. IV, cap. ij, qucejì. 7 ,seâ. 4 , pag. 505 &

£66. (G)

ARITHMETICIEN, f. m. se dit en gé- -néral d’une personne qui sait l’arithmétique,Sc plus communément d’une personne quil’enseigne. Voye[ Arithmétique. Il y ades experts jurés écrivains arithméticiens.Voye ^ Expert , Juré , &c. (E)

ARITHMÉTIQUE , f. f. f Ordre encycl.Entend. Raison , Philos. ou Science , Sciencede la nat. ou des êtres , de leurs qualités abs-traites , de la quantité, ou mathémat. Math.pures, Arithmétique.) Ce mot vient du grec«í&fí/dr , nombre. C’est l’art de démontrer ,ou cette partie des mathématiques qui con-sidéré les propriétés des nombres. On yTome III,

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apprend à calculer exactement, facilement,promptement. Voye £ Nombre , Mathé-matiques , Calcul.

Quelques auteurs définissent l ‘arithmé-tique , la science de la quantité discrete.Voye^ Discret & Quantité.

Les quatre grandes réglés ou opérations,appellées \‘addition , la soujlraclion, la multi-plication , 8c la division , composent propre-ment toute l’ arithmétique. V. Addition, ùc.

Il est vrai que pour faciliter 6c expédierrapidement des calculs de commerce , descalculs astronomiques , &c. on a inventéd’autres réglés fort utiles, telles que les réglésde proportion , d’alliage, de fausse position ,de compagnie , d’extraction de racines, deprogression , de change , de troc , d’escompte , de réduction ou de rabais, &c.mais en faisant usage de ces règles , on s’ap-perçoit que ce sont seulement différentesapplications des quatre réglés principales.Voyc{ Réglé. Voyc^ aussi Proportion,Alliage ,

Nous n’avons rien de bien certain sor[origine & [invention de Y arithmétique ;mais ce n’est pas trop risquer que de [attri-buer à la premiere société qui a eu lieu parmiles hommes , quoique [histoire n’en fixe ni[auteur ni le temps. On conçoit clairementqu’il a fallu Rappliquer à l’art de compter ,dès que l’on a été nécessité à faire des par-tages , & à les combiner de mille différentesmaniérés. Ainsi comme les Tyriens passentpour être les premiers commerçans de tousles peuples anciens, plusieurs auteurs croientqu’on doit Varithmétique à cette nation. Voy ,Commerce.

Josephe assure que par le moyen d’A-braham Y arithmétique passa d’Asie en Egypte,où elle fut extrêmement cultivée & perfec-tionnée ; d’autant plus que la philosophie 8cla théologie des Egyptiens rouloient entière-ment sor les nombres. C’est de-là que nousviennent toutes ces merveilles qu’ils nousrapportent de [unité, du nombre trois ; desnombres quatre, sept, dix. V. Unité, 6c.

En effet, Kircher sait voir , dans son(Edip. JEgypt. tom. II, pag. z, que lesEgyptiens expliquoient tout par des nom-bres. Pythagore lui - même assure que lanature des nombres est répandue dans tout[univers, Sc que la connoissance des nom-

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