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Tome troisième.
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talllque ; il eut été bien plus naturel de leplacer dans l’ordre des substances minéra-les qu'il nomme mcrcurielles, ce me sem-ble , assez improprement. Quoi qu il eníoit, il donne le .nom de soufre aux corpsqui fument dans le feu , 5c qui répan-dent de l'odeur. Arfinicum , dit-il, stímoodore alliaceo , colore albo , Jdpore dulci.Voici comment il a distingué 5c décrit lesdiverses fortes A’arsenics naturels ou fossiles.

I. Arsenic anguleux ou cubique : tcsfulaocla'édra ; tejsera arsenìcalis , en suédoisberg-îtxrning.

II. Arsenic rouge hérisse : rubrum , acero-sum rigidum : coboltum rubrum ; en suédoiskobolt-bloma.

III. Arsenic amorphe , obscur par lacalcination : amorphum , calcinatione obscu-rum ; en allemand , mispickel ; en suédois,vatukies,

IV. Arsenic amorphe , bleu par la calci-nation : amorphum , calcinatione cceruleum :en allemand , sasf'er ; en suédois , scerg-kobolt. C’est le cobolt proprement dit.

Il s’en faut beaucoup que toutes les mi-néralisations arsenicales qu'il importe si forten métallurgie de savoir distinguer, ne puissent être rangées fous cette classificationimparfaite.

Wallerius fait une autre division ; ôcaprès lui, Valmont de Bomare , qui, quoi-que plus exacte 5c plus complété , laisse ce-pendant encore quelque obscurité.

• Comme 1 ’arjenic paroît entrer dans lacomposition de la plupart des demi-métaux,5c dans la minéralisation de plusieurs mi-nes de métaux , il en résulte bien des for-mes diverses, fous lesquelles il se montre.Il différé cependant des demi-métaux parune plus grande volatilité , par une forcepénétrante , par l'abondance des sels caus-tiques , 5c parce qu’il a extérieurementmoins d’éclat Sc d’apparence métallique.D’ailleurs il n'est point inflammable commeeux, »i par lui-mème , ni avec le nitre.

Dioscoride semble avoir donné le nomd ’arsenic àvdeux substances ; à celle quenous appelions orpiment , qui est Yarsenicsulfureux , couleur de citron, 5c à Y arsenicrouge , qui approche du sandaraque. LesArabes ont fait mention de deux arsenics ;í’un limonneux , félon eux, qu'ils ont appelleTome III,

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! karnìk-assar , c'est encore l'orpiment ; l’au-tre rouge, qu’ils nomment realgar Sc tarnik-ahmer. Les Arabes réservent le nom desandaraque à une gomme que l’on emploiepour les vernis.

Comme il y a peu de mines qui ne tien-nent plus ou moins quelque chose d’arsem-cal, pour donner une idée juste de Y arse-nic naturel ou fossile , nous suivrons la mé-thode de M. Bertrand , dans son diclion -naire des fossiles ; nous décrirons les miné-raux , où Yarsenic se trouve communémenten plus grande quantité, Sc d’une maniéréplus sensible.

i°. Les pyrites blanches arsenicales tien-nent une partie d ’arsenic contre deux defer 5c de terre. On les nomme en allemandweisser- kies , mispickel & gist-kies. C’estmaí-à-propos que quelques -uns l’appellentcobolt. C’est donc là Yarsenic minéralisépar le fer en minéral blanchâtre , brillant! par des écailles Sc des parties planes 5ccubiques.

i°. Les pyrites arsenicales de cuivre,que les Allemands , qui ont été nos maî-tres dans la métallurgie , nomment kugser -kies , contiennent aussi beaucoup d 'arsenic.

3°. Il y a encore une mine à’arsenic tef-íùlaire , qui tient aussi du fer comme lapyrite blanche. Sa couleur est noirâtre ;les cubes font octogones Sc marqués. LesAllemands l’appellent wìirfliche-blende , berg-wiirfel.

4°. La pierre à*arsenic grise , quil 11esaut point confondre avec la pyrite blan-che , tient aussi du fer, est mêlée de pail-lettes luisantes, 5c frappée avec l’acier, don-ne des étincelles. C’est encore un arséniéminéralisé avec le fer en minéral difforme,brillant par des grains cendrés , qui tirentfur le bleu.

í°. La mine d ’arsenic d’un rouge cui-vreux tient peu de soufre , encore moins decuivre , quelquefois du cobolt, est en mi-nerai difforme d’une couleur rougeâtre. C’estce que Woodward appelle cuprum Nicolai ,5c ce que les Allemands nomment kupser -nickel. C’est Yarsenic minéralisé avec le sou-fre , le cuivre 5c le cobolt.

6°. L *arsenic testacé est obscur , noirâ-tre , salifiant les mains , écailleux. Les Alle-mands le nomment schil-kobolt ou schirbcu-

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