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Tome troisième.
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kobolt , ou schwar^es gift-er^t, On lui a don-né auffi fort mal-â-propos le nom de cadmiefojfile , puifqu’il ne participe en rien au zinc,d où naît la cadmie. Souvent on a confon-du cet arsenic avec Yarsenic bitumineux :Juncker lui-même semble être tombé danscette erreur.

7°. h’arsenic bitumineux est noir , quel-quefois friable , plus rarement solide , tou-jours inflammable & volatil au feu , bril-lant dans son intérieur comme le plombobscur, se noircistant à l’air. Agricola lenomme mal-à-propos cadmie bitumineuse ;les Allemands 1 appellent poudre volante Scpoudre aux mouches ; fliegen-pulver.

8°. Le cobolt , proprement ainsi nom-mé , qu’on emploie pour le bleu , contientquelquefois auffi plus ou moins dY arsenic.11 peut alors être mis dans la dalle des mi-nes arsenicales , mais non dans celle dYar-senic. Cette mine est plus obscure Sc pluscompacte que la pyrite blanche. Il y en abeaucoup à Schneeberg. On tire Yarsenic deces minéraux par la sublimation.

9°. Les mines d’étain , qui font enve-loppées de concrétions , tiennent d’ordi--naire de Y arsenic. On nomme ces concré-tions wolfram ou mispickel. On tire en Mis-nie beaucoup dYarsenic de ces concrétionsminérales, fous la forme d’une farine.

io°. La mine d’argent rouge , qui estd’ordinaire crystallifée , Sc que les Alle-mands nomment roth guidai-er%t, est auffifort arsenicale.

ix°. L’orpiment natif est une forte demine dY arsenic propre : elle a été connuedes anciens. Théophraste , Dioscoride ,Galien, Celle Sc Pline en parlent. Voye £Hill sur Theophraste , Traité des pierres ,p. 148 & 14g , ijz & jjg. C’est un arse-nic minéralile par le soufre , avec une ma-tière spatheuso Sc micacée , d’un jaune ti-rant sur le verd, plus ou moins, assez écla-tant , toujours volatil au feu, compose d’é-cailles. Le íandaraque des anciens étoitl’orpíment rougi au feu dans un creuset. Ontrouve dans la Styrie un soufre natif sem-blable , qu il ne faut pas confondre. Leréalgar , le risigal , le simdix sont propre-ment des préparations arsenicales , faitesavec lorpiment, & qu il ne fàut pas nonplus confondre avec Lorpiment naturel.

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O11 peut distinguer trois sortes d’orpì-ment, le jaune mêlé de rouge , c’est alorsle íandaraque natif, le jaune couleur d’or,le jaune verdâtre mêlé de terre ; c’est la plusvile eípece.

Linné range l’orpiment parmi les pyrites ;Sc il le définit pyrites , subnudus , squamosus ,arsenicalis. Ce n’est pas éclaircir par desdistinctions lumineuses , mais confondre parune obscurité embarrassante.

Beccher, in Morosophia , dit qu’il y aune grande veine de ce minéral dans unemontagne de la Turquie en Asie ; Diosco-ride en 'Mysie , dans le Pont & la Cappa-doce ; Vitruve , entre les confins d’EpheíeSc de la Magnésie ; Henckel , près deCremnitz ; Pott, dans la Lusace ; VValle-rius, à Rothendal, à Elfdal Sc à Osterdalen Suede. Il est certain qu’on en trouvesouvent dans les veines des mines d’or Scd’argent.

L’orpiment banni de la médecine com-me un poison , sert par la dissolution dansla peinture , par la fusion dans la verre-rie. On peut consulter la Chimie de Junc-ker , la dissertation de Pott de auripig -rriento , Yart de la verrerie , par KunckelSc Neri , avec les notes de Hellot. Onse sert encore de ce minéral pour l’encrede sympathie Sc pour divers autres usa-ges. Voye £ Wallerius , Minéralog. T. I,page 410. .

1 r". Il y a des terres marneuses arsoni-cales : c’est ce qu’atteste Henckel, dans les*Ephemed. nat. curios vol. II, p. 364. Il ena trouvé près de Freyberg.

13 0 . Enfin , il s’éleve du fond des minesdes vapeurs arsenicales mortelles : c’est ceque les mineurs allemands appellent bcrgs~chwaben. Souvent ces vapeurs qui sont unesorte de moufettes , forment une pouffierelégere Sc volatile , qui est un arsenic décom-posé & volatilisé. On le nomme alors enallemand weìssen mehlichten arsenic , arsenicfarineux. Quelquefois ces vapeurs accom-pagnées d’une humidité vitriolique , se crys-talliíent & forment Yarsenic crystallin , sem-blable à du verre blanc. Toutes ces vapeurssont l’effet des feux souterreins ou d’uneeffervescence qui se fait dans le sein de laterre , par la chaleur. Les phénomènes de- la grotte du chien , non loin de Naples >