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L ’Asope , fleuve de Macédoine , arrofoitHéraclée.
* ASOPH ou AZACH , C Géog. anc. &mod.) ville de la petite Tartarie àl’embou-chure du Don qui la traverse, y forme unport, & se jette dans la mer des Zabaques,qu’on appelloit autrefois les Palus Méotides.Les anciens l’appelloient Tanaïs de l’anciennom de la riviere , & la mettoient dans laSarmatie européenne. Les Italiens Rappellentencore la Tana : on y a joint depuis unenouvelle ville appellée Saint-Pierre.
C’est à’Afoph que vient une partie du ca-viar qui se débite à Constantinople , & cetobjet est considérable. Il en vient auííì desesturgeons & des mouronnes. Les Turcs Lcles Grecs y font un grand trafic en esclavesRuísiotes, Mingréliens,Moscovites,& autres.
* ASOR , C Géog. ) Il y a eu plusieursvilles de ce nom ; une qui fut capitale duroyaume de Jabin , que Josué réduisit encendre ; elle appartint à la tribu de Neph-tali : une autre qui appartint à la tribu deJuda : une troisième de la tribu de Benjamin.
ASORATH, ouïes traditions des prophètes,(Hijl. mod.) c’est chez les mahométans lelivre le plus authentique & le plus respectéqu’ils aient après l’alcoran. Il renferme lesintt rprétations des premiers califes, & desdocteurs les plus célébrés, touchant les pointsfondamentaux de leur religion. (-r ) .
ASPABOTA , (Géogr.) nom d’une villedes Scythes, située , selon Ptolomée, en-deçà de l’Imaûs. (C. A.)
* ASPALATH , ajpalatus , ( Hi/l. nat.lot. ) cette plante , que quelques-uns appel-lent eryfe/ceptum , est un gros buillòn ligneux& épineux , qui croît le long du Danube ,à Nísaro & à Rhodes. Les parfumeurs s’enfervent pour épaissir leurs parfums. Le bonest pesant, rougeâtre ou pourpre sous l’écor-ee , rend une odeur agréable , & est amerau goût. Il y en a une espece blanche , li-gneuse & sans odeur : il est échauffant &astringent : on en ordonne la décoction engargarisme pour les aphthes, pour les ulcé-rés, ùc. M. Herman & d’autres pensent queVafpalath n est autre chose que le bord ducytise : il nous vient de la Morée ; il est ré-sineux & fleurit à peu près comme la rose.On en fait cas à la Chine. On en tire unehuile eílèntielle, dune odeur si semblable
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à celle de rose , qu’on peut donner l’unepour l’autre ; on ne les reconnoîtra qu’auplus ou moins de force dans l’odeur : l’huileessentielle de rose est la plus forte. Lesanciens l’appelloient Rhodium lìgnum : maison ne fait s’ils ont voulu dire qu’il venoitde Rhodes, ou qu’il avoir l’odeur de la rose.
ASPALATHIA , (Géogr.) nom duneancienne ville des Taphiens, dans une ille,fur la côte de l’Acarnanie. Elle étoit demédiocre grandeur, mais dans une situationdes plus riantes , au confluent de trois peti-tes rivières : Ptolomée en a aussi fait men-tion. (C. A.)
* ASPE , vallée du Béarn , entre le hautdes Pyrénées & la ville d’Oléron. La riviered’Oléron passe dans cet endroit, 8c s’ap-pelle le gave d’Aspc.
ASPECT , f. m. aspecfus , en astronomie »se dit de la situation des étoiles ou des pla-nètes , les unes par rapport aux autres ; oubien c’est une certaine configuration ou re-lation mutuelle entre les planètes , qui vientde leurs situations dans le zodiaque , en ver-tu desquelles les astrologues croient queleurs puissances ou leurs forces croissent oudiminuent, selon que leurs qualités actives,ou passives le conviennent ou se contrarient.Voye ^ Planète , ùc.
Quoique ces configurations puifient êtrevariées & combinées de mille maniérés ,néanmoins on n’en considéré qu’un petitnombre ; c’est pourquoi on définit plus exac-tement Y aspect la rencontre ou l’angle de*rayons lumineux qui viennent des deux pla-nètes à la terre. Voyet^ Rayon & Angle.
La doctrine des aspects a été introduitepar les astrologues , comme le fondementde leurs prédictions. Ainsi Kepler définitVaspect , un angle formé par des rayons ,qui partant de deux planètes, viennent à serencontrer sur la terre , & qui ont la pro-priété de produire quelque influence natu-relle. Quoique toutes ces opinions soientdes chimères , nous allons les rapporter icien peu de mots.
Les anciens comptoient cinq aspects , Asavoir , la conjonction marquée par le ca-ractère (s , supposition par f , Yaspect trinepar A j Yajpect quadrat par □ , & Y aspecttextile par *. La conjonction 8c l’oppoíîtion, fout les deux aspeâs extrêmes , le premier