A S P
étant le moindre de tous, Sc le second leplus grand ou le dernier. V. Conjonction& Opposition.
L’aspeâ trigone ou trine est la troisièmepartie d un cercle , ou sangle mesuré pari’arc A B. Tab. aslron.fig. 3.
L’aspeâ tétragone ou quadrat est la qua-trième partie d’un cercle, ou sangle mesurépar le quart de cercle A D : l’aspect sextile,qui est la sixième partie d’un cercle ou d’unangle , est mesuré par le sextant A G. Foy.Trigone , Tétragone , Quadrat, &Sextile.
Par rapport aux influences qu’on supposeLux aspeâs , on les divise en bénins , malins ,Sc indifférais.
L’aspeâ quadrat Sc sopposition sont ré-putés malins ou mal-faisans ; le trine & lesextile bénins ou propices ; Sc la conjonctionun aspeâ indifférent.
Aux cinq aspeâs des anciens, les moder-nes en ont ajouté beaucoup d’autres , com-me le décile qui contient la dixieme partied’un cercle ; le tridécile , qui en contienttrois dixiemes ; Sc le bìquintile , qui en con-tient quatre dixiemes ou deux cinquièmes.Kepler en ajoute d’autres , qu il dit avoirreconnu efficaces par des observations mé-téorologiques , tel que le dem-sextile , quicontient la douzième partie d’un cercle , &le quincunct , qui en contient cinq douziè-mes. Enfin nous sommes redevables auxmédecins astrologues d’un aspect oâìle , con-tenant un huitième de cercle , Sc d’un aspecltrioclile , qui en contient les trois huitiè-mes. Quelques médecins y ont encore misl’aspeâ quintile , contenant un cinquième ducercle, Sc l’aspeâ biquìntile-, qui, comme ona dé j a dit, en contient les deux cinquièmes.
L’angle intercepté entre deux planètesdans l’aspeâ de la conjonction est = o ; dansl’aspeâ sémi-sextile , il contient 30° ; dansle décile 36° ; dans l’octile 45 0 ; dans le sex-tile 6o° ; dans le quintile 7a 0 ; dans le quar-tile 90° ; dans le tridécile 108° ; dans le trine12.0 0 ; dans le trioctile 13 5 0 ; dans le biquin-tile 144O; dans le quincunce 150° ; danssopposition 180 0 .
Ces angles ou intervalles se comptent parles degrés de longitude des planètes, telle-ment que les aspects font censés les mêmes,soit qu’une planète se trouve dans l'éclipti-
a s P filí
' que, ou qu’elle soit hors de Ce cercle.
On divise ordinairement les aspeâs e»partiles Sc platiques. Les aspeâs parthes ontlieu quand les planètes font distantes les unesdes autres d’autant de degrés précisémentqu’en contient quelqu’une des divisions pré-cédentes. Il n’v a que ceux-là qui soient pro-prement des aspeâs. Les aspeâs platiques arri-vent quand les planètes ne font pas les unespar rapport aux autres précisément dans quel-qu’une des divisions dont nous venons deparler. Foye^ Influence. (O)
Aspect , f. m. On dit ce bâtiment présenteun bel aspeâ , c’est-à-dire qu’il paroit d’unebelle ordonnance à ceux qui le regardent ,Sc qu’il jette dans une admiration telle quscelle qu’on éprouveroit à la vue du péristyle& des façades intérieures du louvre, si lepié du péristyle étoit dégagé de tous les bâtí-mens subalternes qui l’environnent 3 & (îceux qu’on vient d’ériger dans la grandecour de ce palais, n’oftusquoient Sc ne mas-quoient point l’aspeâ de la décoration inté-rieure des façades, dont l’ordonnance faitautant d’honneur au dernier siecle, que lesbâtimens dont nous parlons déshonorent ce-lui où nous vivons.
On dit aussi que tel ou tel palais , maisonou château est situé dans un bel aspeâ , lors-que du pié du bâtiment on découvre unevue riante & fertile , telle que celles du châ-teau-neuf de S. Germain en Laye , de Meu-don , de Marly, &c. (P)
Aspect ou Solage , c’est la même chosequ exposition : il y en a. quatre différentes ;celle du couchant, du levant, du nord, Scdu midi. L’exposition du levant volt le soleildepuis le matin jusqu’à midi, celle du cou-chant a le soleil depuis midi jusqu’au soir.L’exposition du midi est la plus riche detoutes, elle commence à neuf heures du ma-tin jusqu’à quatre heures du soir ; & celledu nord ou du septentrion est la plus mau-vaise , sur-tout dans les terres froides & hu-mides , n’ayant de soleil qu’environ deuxheures le matin & autant le soir ; mais aussielle 11’est pas si sujette à la gelée.
Quand on veut jouir de deux expositionsen même temps, on construit des murs obli-ques où le soleil glisse , & y demeure suffi-samment pour que les arbres se trouvent ex-posés au midi Sc au levant.
LUU