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Tome troisième.
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* ASPERSOIR , f. m. ( Histoire ane. L>mod. ) instrument composé d’un manchegarni de crins de cheval chez les anciens ,Sc de soie de porc parmi nous, dont ils íèfèrvoient pour s arroser d’eau lustrale , &dont nous nous servons pour nous arroserd’eau bénite. Les païens avoient leurs as-persions , auxquelles ils attribuoient la vertud’expier Sc de purifier. Les prêtres & les sa-crificateurs se préparoient aux sacrifices ;l’ablution étoit une des préparations requises,c’est pourquoi il y avoir à feutrée des tem-ples , & quelquefois dans les lieux souter-reins, des réservoirs d’eau où ils se lavoient.Cette ablution étoit pour les dieux du ciel ;car pour ceux des enfers ils se contentoientde l’aíperfion. Voye £ Sacrifices.

ASPERUGO , rapette, genre de planteà fleur monopétale faite en forme d’enton-noir , Sc découpée. Le calice est en formede godet ; il s’applatit de lui-même quandla fleur est tombée : il en fort un pistil quiest attaché à la partie postérieure de la fleur,comme un clou , Sc qui est entourée dequatre embryons. Ces embryons deviennentdans la fuite des semences oblongues pourl’ordinaire ; elles mûrissent dans le calice ,qni devient beaucoup plus grand qu’il n’é-toit loríqu’il soutenoit la fleur , & qui estalors fi fort applati, que ses parois se tou-chent Sc sont adhérentes. Tournefort, Inst.rei herb. Pbye^PLANTE. (Ij

ASPHADELODIENS, f. m. pi. ( Hist. &Géogr. anc. ) tribu de Lybiens Nomades,dont on croit que les Bédouins font descen-dus , quoiqu’ils en diffèrent par la couleurde leu-r peau, puisque les premiers sontauílìnoirs que les Ethyopiens ; quelques-uns lesconfondent avec les Getules Sc les Numides,dont on voit qu’ils avoient quelques usages;mais leur genre de vie étoit plutôt conformeà celui des Tartares Sc des Arabes Scenitesqui, comme eux, vivent encore aujourd’huifous des tentes. Ces peuples indigens n’a-voìent pour meuble qu une cruche, une cou-pe & un couteau ; la terre leur servoit de lit,Sc leurs troupeaux leur fournissoient du laitdont ils fassoient plus de cas que de la chair.Ils se nourristoient encore de fruits ou duproduit de leur pêche. Ils étoient grossiersSc sauvages ; Sc comme ils étoient fans luxe& fans besoins, ils n’eurent aucune teinture

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des arts Sc des sciences. Le fol n’avoit pointchez eux de posseflèur privilégié , Sc la terreleur sembloit un commun héritage aban-donné à ses habitans. Leur férocité Sc i’ha-bitude de s’approprier par la force tout cequi leur appartenoit, les rendoit belliqueux ,Sc leur pauvreté les rendoit laborieux, c’étoitíur-tout leur cavalerie qui les rendoit le plusredoutables. Leurs chevaux, quoique petits,supportoient les fatigues des plus longuesmarches , c’étoit avec une baguette qu’ilsdirigeoient leurs mouvemens : ils ne se servi-rent du frein & de la bride que du tempsd’Annibal , qui les employa avec succèsdans son armée. Leurs mœurs, leurs usa-ges , leurs loix Sc leur religion étoient à peuprès les mêmes que chez les Numides & Ge-tules. Voye^ Numides. (T-n.)

* ASPHALION , Ç Myth.) nom fouslequel les Rhodiens bâtirent un temple qNeptune dans une iste qui parut fur la mer ,Sc dont ils se mirent en possession. Il signi-fie ferme , stable , & répond au flabilitor desRomains ; Sc Neptune fut révéré dans plu-sieurs endroits de la Grece fous le nom d ‘Af-phalion. Comme on lui attribuoit le pouvoird’ébranler la terre , on lui accordoit aussicelui de l’affermir.

ASPHALITE , terme d’anatomie , qui sedit de la cinquième vertébré des lombes.

Voye[ VERTEBRE.

On l’appelle ainsi à cause qu’on la con-çoit comme le support de toute l’épine. Cemot est formé de la particule privative <* ScTtp*hXu, je supplante. (L)

* ASPHALTE , asphaltus , tum . On adonné ce nom au bitume de Judée, parcequ’on le tire du lac Asphaltide ; & en géné-ral tout bitume solide porte le nom as-phalte : par exemple, le bitume que l’on atrouvé en Suisse au commencement de cesiecle , L'c.

\Jasphalte des Grecs est le bitume desLatins.

Le bitume de Judée est solide & pesant,mais facile à rompre. Sa couleur est brune ,& même noire ; il est luisant, & d’une cou-leur résineuse très-forte, sur tout lorsqu’onl’a échauffé : il s’enflamme aisément, Sc ilse liquéfie au feu. On trouve ce bitume enplusieurs endroits ; mais le plus estimé est, celui qui vient de la mer Morte, autre-