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midi au nord , il fait faire des parallèles dunord au midi ; il aura par ce moyen beau-coup moins de frais ; fa mine plongeant aunord , en suivant la ligne méridionale, leseaux couleront naturellement dans les pui-sards.
Toutes les galeries que son a faites juf-qu’à présent, ont quatre pies de large , íixpies d’élévation, 8c un canal fous les piesd’environ trois pies de profondeur pour Pé-coulement des eaux : ces galeries font toutesrevêtues de jeune bois de chêne de huit àdix pouces de diamètre, 8í plancheyées furle canal pour que les ouvriers y conduisentfacilement les brouettes. On y travaille jourSc nuit. Le baromètre y est partout au mêmedegré que dans les caves de l’obfervatoire.L’air y a manqué quelquefois ; on y a sup-pléé par le moyen d’un grand soufflet 8c d"untuyau de fer blanc de deux cens pies, aveclequel on conduifoit de l’air extérieur juf-qu’au fond. des galeries. Depuis trois mois onacheve un puisard au nord , qui fait circulerl’air dans toutes les galeries.
Pour tirer de cette mine une forte d’oingnoir dont on se sert pour grailler tous lesrouages , il n’y a d’autre manœuvre que defaire bouillir le fable de la mine pendant uneheure dans 1 eau ; cette graille monte, 8c lefable reste blanc au fond de la chaudière.On met cette graille fans eau dans une grandechaudière de cuivre , pour s’y affiner & éva-porer seau qui peut y être restée dans la pre-mière opération.
On tire du rocher Sc de fa terre rouge unehuile noire , liquide 8c coulante, qui est del’huisi de pétrole : cette opération fe fait parle moyen d’un feu de dix à douze heures.La mine ou le rocher fe mettent dans ungrand fourneau de fer bien luté, 6e coulepar descensum ; on peut faire de ces huiles engrande quantité. C’est cette huile préparéeque M. de la Sablonniere prétend employerpour les conserves des vaisseaux.
L’huile rouge 6c f huile blanche sont tiréesper ascensum, 6c font très-utiles en médecine ,Sc lur-tout en chirurgie,pour guérir les ulcérésSc toutes les maladies de la peau. Voye ^ Bi-tume & PlSSASPHALTE.
* ASPHALTIDE, lac de Judée, ainsinomme du bitume qui en fortoit à grosbouillons. Les villes de Sodome, de Go-Tornc IJI ,
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morrhe, Adama , Seboim & Segor, étoientsituées dans ces environs. Le lac Asphaítidcporte aussi le nom de M^r-Morte , tant acause de l’immobilité de ses eaux , que parceque les postions n’y peuvent vivre , 6c qu’onn’apperçoit fur ses bords aucun oiseau aqua-tique. Les habitans du pays Rappellent S>r-banec ; d’autres le nomment la mer de Lot,6c croient que c’est le lieu où ce patriarchefut délivré des flammes de Sodome. On ditque rien ne tomboit au fond de ses eaux.Cette propriété passe pour fabuleuse , quoi-qu’elle soit assurée par le témoignage de plu-sieurs voyageurs, par celui de Joseph, 8cdit-on, par l’expérience de Vefpasien quiy sit jeter des hommes qui ne savoient pointnager , qui avoient les mains liées , 6c quisurent toujours repoussés à la surface. Il re-çoit les torrens d’Arnon, de Debbon 6c deZored , 6c les eaux du Jourdain. Il est longde cent mille pas, 6c large de vingt ou -ringt-cinq mille. V. Mer-Morte , Asphalte,
ASPHODELE , asphodelus , ( Hist. nat.bot.) genre de plante à fleur en lis, compo-sée d’une feule piece , découpée en six par-ties. Il íort du milieu de la fleur un pistil,qui devient dans la fuite un fruit presquerond , charnu 8c triangulaire. Ce fruit Rou-vre parla pointe ; il est.divisé intérieurementen trois loges remplies de semences triangu-laires. Tournefort , List, roi htrb. Voye çPlante. ( I )
Asphodelus major flore albo ramofus , J. B.Sa racine est nourriílànte ; on en fait du paindans les temps de famine : elle est détersive,incisive, apéritive , diurétique, emménago-gue : elle résiste aux venins, déterge les vieuxulcérés, 6c réiour les tumeurs. (N)
* ASPHUXIE , f. f. ( Méd.) diminu-tion du pouls, telle que les forces paroissentrésolues, la chaleur naturelle prefqu’éteinte,le cœur si peu mû qu’un homme est commemort. La mort ne différé de Vasphuxie quantaux symptômes , que par la durée. L’idéed’une chose horrible , la grossiste , les pas-sions violentes , le spasme , une évacuationforte, l’avortement 6c autres causes sembla-bles, peuvent produire Vasphuxie.
ASPIC , i. m. afpis , ( Hist. nat. Zoolog. )serpent très-connu des anciens, & dont ilsont beaucoup parlé : mais il est difficile àprésent de reconuoître l’espece de serpent «t>N n n n