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Tome troisième.
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un instant:, que dans un autre instant égal ;d’où il s’eníuit que la foie est moins torse àla fin qu’au commencement, Sc dans toutle temps de la formation de l’écheveau : lesecond , c'est que les bobines mues fur elles-mêrnes par le frottement n’ayant aucun mou-vement régulier, tordent irrégulièrement.

Pour remédier au premier inconvénient,les Piémontois font des écheveaux très-lé-gers : en effet, ce qu’ils appellent un matteaude soie , pese environ huit onces, Sc le mat-teau contient huit écheveaux : quant ausecond , peut-être ne l’avoicnc-ils pas mêmesoupçonné.

Le célébré M. Vaucanfon, fait pour ima-giner Sc perfectionner les machines les plusdélicates , outre la précaution de faire desécheveaux légers, a trouvé le moyen d enrépandre encore les fils fur une zone de Yaspeplus large , & il a anéanti ^irrégularité dumouvement des bobines, en armant depignons les fuseaux , & en substituant aufrottement d’une courroie l’engrenage de cespignons dans les pas d’une chaîne. Quandles aspes ont achevé 2400 révolutions, Scque chaque écheveau se trouve avoir z 400tours , une détente alors, fans qu’on toucheau moulin , recule subitement les tringles oùfont attachés les guides ; tous les fils de foiechangent de place fur Yaspe , Sc forment unnouvel écheveau à côté du premier, Sc ain fide fuite. Après chaque z400 révolutions, Sclorsque tous les aspes font couverts d’éche-veaux , incontinent après le dernier tour dudernier écheveau , le moulin s'arrête de lui-même , & avertit l’ouvrier par une sonnettede lever les aspes qui font pleins, Sc d’enremettre de vuides. Mais M. Vaucanfonn’a point appliqué cette sonnette à chaquebobine de son moulin , pour avertir quandelles font vuides , comme on fa dit dansce même article de notre premier volume.

Telles font en partie les découvertes deM. Vaucanfon : elles font trop bien à lui,pour que qui que ce soit ose y donner atteinte.

ASPLEDQN , ( Géogr. ) ancienne villede Grece dans la Béotie. Strabon la met àvingt stades d’Qrchomene au-delà du fleuveMêlas, f C. A.)

* AS PO REUS , montagne d'Asie ,proche de Pergame. Il y a volt un templebâti à I honneu; de la mere des dieux , ap-

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'pellé du nom de la montagne AsporenumiSc la déesse en fut auíïì nommée Asporena .

* ASPRA , (Géogr. anc. & mod.) villed’Italie dans Tétât de l’Eglife , fur la riviered'Aja, entre Trivoli Sc Terni. Elle étoifcautrefois du territoire des Sabins, Sc s’appel-loit Caspería , Sc Casperula.

ASPRE , f. f. (Comm.) petite monuoiede Turquie qui valoit autrefois huit deniersde notre monuoie. Lorsqu’elle étoit de bonargent, selon la taxe , il en falloit 80 pourun écu : mais dans les provinces éloignées leshachas en font fabriquer une si grande quan-tité de fausses & de bas aloi, qu’à présenton en donne jusqu à izo pour une rixdale ,ou un écu. Uafpre vaut aujourd’hui environsix deniers , ou deux liards monnoie deFrance. Guer. mœurs & usages des Turcs ,torn.II. (G)

* ASPRES , petite ville de France auhaut Dauphiné , dans le Gapençois, à septlieues de Sisteron.

* ASPRESLE, f.s. (Hist. nat.bot.) planteaquatique , d’un verd foncé , à feuille lon-gue Sc mince , & à tiges rondes, diviséespar noeuds , & si rudes, qu’on s’en sert pourpolir le bois, Sc même le fer. Pour cet effet »on emmanche des fils de fer de trois ou qua-tre pouces de long dans un morceau de bois ;on caste Yasprejlc au-destus des nœuds, Scl’on inféré un des fils de fer dans la cavitéde la fige ; Sc ainsi des autres fils de fer. Cesfils de fer soutiennent l’écorce dont ils sontrevêtus, Sc Rappliquent fortement contre lespieces d’ouvragesà polir, fans quelle fe brise.

* ASPROPITI ou CHALEOS , petiteville de la Turquie en Europe. Elle est dansla Livadie , partie de la Grece, fur le golfede Lepante.

* ASPROPOTAMO, riviere de laGrece dans la partie méridionale, & auDes-potat. Elle a sa source au mont Mezzovo,coule vers le midi, Sc fe jette dans la merIonienne vis-à-vis les istes Couríblaires.

* ASSA , f. f. (Mat. méd.) Il y a fous lenom à’ajsa deux efpeces de suc concret.L 'assa dulcìs , Sc c’est le benjoin. FbyeçBenjoin. L ’ajsa sartìda , ainsi appellée àcause de sa grande puanteur. Celle-ci est uneefpece de gomme compacte , molle commela cire , composée de grumeaux brillans,en partie blanchâtres ou jaunâtres, en partie