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Tome troisième.
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Il y avoir encore en Macédoine, proche lariviere d’Echédore, une ville de même nom.

ASSOS , (Géogr. anc.) ville maritime deLycie, fur un promontoire sort élevé. Autreville de même nom dans l’Eolide. Il y enavoit une troisième en Mysie. C’est de la pre-mière dont a dit, Ajson eas , ut cìtius , adexitii terminos eas.

* ASSOUPISSEMENT, f. m. (MéJ.)état de l’animal, dans lequel les actions vo-lontaires de son corps & de son ame pa-roiffent éteintes, & ne sont que suspendues.II faut en distinguer particulièrement de deuxeípeces : l’un qui est naturel Sc qui ne pro-vient d’aucune indisposition , & qu’on peutregarder comme le commencement du som-meil ; il est occasionné par la fatigue , legrand chaud , la pesanteur de l’atmoíphere,Sc autres causes semblables : sature qui naîtde quelque dérangement ou vice de la ma-chine , Sc qu’il faut attribuer à toutes lescauses qui empêchent les esprits de fluer &refluer librement, & en assez grande quan-tité , de la moelle du cerveau par les nerfsaux organes des sens ; Sc des muscles quiobéissent à la volonté de ces organes, á Po-rigine de ces nerfs dans la moelle du cer-veau. Ces causes sont en grand nombre ; maison peut les rapporter i °. à la pléthore. Le sangdes pléthoriques se raréfie en été. Il étend lesvaisseaux déja sort tendus par eux-mêmes; toutle corps résiste à cet effort, excepté le cerveauSc le cervelet, où tout; faction est employée àle comprimer ; d’où il s'ensuit ajfoupijsementSc apoplexie -, z°. à l’obstruction 33°. àffeffu-sion des humeurs 3 4 0 . à la compression ; y°.à l’inflammation ; 6 °. à la suppuration ; 7 0 .à la gangrené ; 8°. à l’inaction aes vaisseaux;5>°. h leur affaissement produit par l'inani-tion ; 10 e . à l’usage de l’opium & des nar-cotiques. L’opium produit son effet lorsqu’ilest encore dans l'estomac ; un chien à quion en avoit fait avaler , fut disséqué , & onle lui trouva dans l'estomac : il n’a donc pasbesoin pour agir d’avoir passe par les veineslactées 3 ii°. à l’usage des aromates. Lesdroguistes disent qu ils tombent dans Yajfou-pijsement , quand ils ouvrent les caisses qu’onleur envoie des Indes, pleines d’aromates 3n 0 , aux matières spiritueuses, fermentées,& trop appliquées aux narines : celui quiflairera long-tempsduvin violent, s’enivrera

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Sc s’assoupira ; 13 0 . aux mêmes matières in-térieurement prises 314 0 . à des alimens durs,gras, pris avec excès, Sc qui s’arrêtent long-temps dans l'estomac. On trouvera aux dif-férais articles des maladies qu i’assoupissementa lieu, les remedes qui conviennent.

On lit dans les mémoires de l’académie dessciences, l’histoire d’un ajfoupijsement extraor-dinaire. Un homme de45 ans, d’un tempé-rament sec Sc robuste , à la nouvelle de lamort inopinée d'un homme avec lequel ils'étoit querellé , se prosterna le visage contreterre, Sc perdit le sentiment peu à peu. Le 26avril 1715 on le porta à la charité , où il de-meura l’espace de quatre mois entiers. Lesdeux premiers mois il ne donna aucune mar-que de mouvement ni de sentiment volon-taire. Ses yeux furent fermés nuit Sc jour : ilremuoit seulement les paupières. U avoit larespiration libre Sc aisée ; le pouls petit Sclent, mais égal. Ses bras restoient dans lasituation où on les mettoit. II n'en étoit pasde même du reste du corps , il falloir le sou-tenir pour faire avaler à cet homme quel-ques cuillerées de vin pur 3 ce fut pendantces quatre mois fa seule nourriture : aussidevint-il maigre, sec Sc décharné. On fittous les remedes imaginables pour dissipercette léthargie ; saignées , émétique , pur-gatifs , vésicatoires, sangsues, &c. Sc l’onn’en obtint d’autre effet que celui de le ré-veiller pour un jour au bout duquel il re-tomba dans son état. Pendant les deux pre-miers mois il donna quelques signes de vie.Quand 011 avoit différé à le purger , il seplaignoit, Sc serroit les mains de fa femme.Des ce temps il commença à ne plus le gâter 5il avoit l’attention machinale de s’avancerau bord du lit où l’on avoit placé une toileciree. Il bûvoit, mangeoit , prenoit desbouillons, du potage , de la viande, Sc sur-tout du vin , qu’il ne cessa pas d’aimer pen-dant fa maladie , comme il faisoit en lanté.Jamais il ne découvrit ses besoins par aucunsigne. Aux heures de ses repas on lui pafloitle doigt sor les sevrés ; il ouvroit la bouchefans ouvrir les yeux , avaloit ce qu’on luiprésentoir, se remettoit Sc attendoit patiem-ment un nouveau signe. On 1 e rasoir régu-lièrement , pendant cette opération il restoitimmobile comme un mort. Le levoit - onaprès dîner, on se trouvoit dans fa chaise