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Tome troisième.
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les yeux fermés , comme on l’y avoir mis.Huit jours avant fa sortie de la charité , ons'avifa de le jeter brusquement dans un baind eau froide ; ce remede le surprit en effet,il ouvrit les yeux , regarda fixement, neparla point. Dans cet état fa femme le fittransporter chez elle, où il est présentement,dit f auteur du mémoire. On ne lui fait pointde remede ; il parle d'alfez bon sens, & ilrevient de jour en jour. Ce fiait est extraordi-naire : le suivant ne f est pas moins.

M. Homberg lut en 1707 à l’académie1 extrait d'une lettre hollandoife imprimée àGenève, qui contenoit l'histoire d'un assou-pijscment causé par le chagrin , & précédécf une affection mélancolique de trois mois.Le dormeur hollandois f emporte fur celuide Paris ; il dormit six mois de fuite fansdonner aucune marque de sentiment ni demouvement volontaire. Au bout de six moisil fe réveilla , s entretint avec tout le mondependant vingt-quatre heures , ct fe rendor-mit : peut-être dort-il encore,

ASSOUPLIR un cheval , ( en Manège, )c'est lui faire plier le cou , les épaules, lescôtés ct autres parties du corps à force de lemanier , de le faire trotter & galoper. Che-val assoupli , ou rendu souple. La rêne dededans du caveçon attachée courte au pom-meau , est très-utile pour assouplir les épaulesau cheval. Il faut aider de la rêne du dehorspour assouplir les épaules. On dit , ce pliassouplit extraordinairement le cou à ce cheval.Assouplir & rendre léger est le fondement dumanège. Quand un cheval a le cou & lesépaules roides, & n'a point de mouvementà la jambe , il faut essayer de Yassouplir avecun caveçon à la Newkasthle, le trotter & legaloper de telle forte qu'on le mette souventdu trot au galop. ( V)

ASSUERUS , (Hs. des Juifs.) roi dePerse, qui épousa une Juive nomméeEsther, parente de Mardochée , après avoirrépudié Vasthi ; il est toujours nomméArtaxerxès dans le grec du livre cfEsther,quoique l'hébreu ct la vulgate lui donnentle nom d ’AJsuérus. Mais quel est cet Aj/ù/rus ?«est-ce Darius, fils d'Hystafpe J est-ce Arta-xerxès Longue-main ? est-ce Cambyíè ; Lesfentimens des fa vans font partagés fur cepoint, & son peut consulter là-deíïus lesdifférens commentateurs de récriture sainte.

A S S

ASSUJETTIR un mât ou quelqu 9 autrepiece de bois , c'est l'arrêter de façon quellen ait plus aucun mouvement. (Z)

Assujettir la croupe d’un cheval , & luiélargir le devant. Avec la rêne de dedans ctla jambe de dehors on assujettit la croupe ;& mettre la jambe intérieure de derriere àl'extérieure de derriere , étrecit le cheval ctl'élargit par-devant. Assujettir le derriere ducheval.

ASSUR , (Hift. anc.) fils de Sem, quittale pays de Sennaar , fòrcé , par l'ufurpateurNembrod , d'aller plus haut vers les sourcesdu Tigre , où il s'arrêta, bâtit la fameuseville de Ninive , & jeta aussi les premiersfondemens de l'empire d'Assyrie auquel ildonna son nom. Les auteurs font partagéspour savoir quel étoit Assur. Les uns leregardent comme le fondateur de l'empired'Assyrie; d'autres prétendent que ce nomidésigne une vaste contrée , qui , dans lafuite , envahit la domination des peuplesvoisins. Les différentes interprétations fontégalement fondées fur ce texte de récriture,où il est dit, de terrâ illâ egressus cjl Assur &edificavit Niniven ; chacun donne à ce pas-sage une interprétation arbitraire, que l'am-biguité de la construction favorise. Les unsrapportent ces paroles à Nembrod , qui,sortant de la Chaldée fe répandit dans lacontrée nommée Assur ou Assyrie. D'autresprétendent qu Assur , fils de Sem , ne pou-vant plier fa fierté fous l'obéiíTànce d'un maî-tre , fe retira de Babylone , ct fut chercherune nouvelle patrie ; un peuple de mécontenss'astocia à ses destinées, ct le nombre dutêtre grand , si l'on considéré que des hom-mes nés dans l'indépendance , font prêts àtout sacrifier , plutôt qu'à fe courber fousle joug : il n'y a que l'éducation qui puistèfamiliariser avec la honte de la servitude,Assur , devenu chef de ces émigrans , re-monta vers les sources du Tigre, où il donnason nom à la contrée, qui depuis fut connuefous le nom d 'Assyrie, il y jeta les fonde-mens d’une ville qui, quelque temps après,devint la capitale d'un fioriífant empire :cette opinion est la plus probable ct la plussuivie.

Il ne paroît pas qu Assur , chef de ce peu-ple fugitif, ait jamais été revêtu du pouvoirsuprême, ainsi l'on a tort d'appercevoir en