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Tome troisième.
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faciliter le transport de leurs effets. Ils enrenouvellerent l’usage en ijzi , fous Phi-lippe-ie-Long , quils surent encore chassésdu royaume. Voye £ le détail dans lequelentre fur ce mot M. Savary, Didionnaire duCommerce , tom. I, p. 753, &c.

h’assurance ne s’étend pas jusqu au profitdes marchandises ; l’assureur n en garantitque la valeur intrinsèque, & n’est pas garantdes dommages qui arriveroíent par la fautedu maître ou des matelots, ni des pertes■occasionnées par le vice propre de la chose.

L ‘assurance n'a point de temps limité, ellecomprend tout celui de la course. Une assu-rance par mois seroit un pacte usuraire. Voye £Usure. (GH)

Assurance , s. f. (Marine.) coupd’assu-rance ; c'est un coup de canon que l'on tirelorsqu’on a arboré son pavillon, pour assurerle vaisseau ou le port devant lequel ou seprésente , que l'on est véritablement de lanation dont on porte le pavillon. Un vaisiéaupeut arborer successivement les pavillons denations différentes, pour ne se pas faire con-hoître ; mais ils ne peut pas les assurer : unvaisseau ne doit jamais tirer fous un autrepavillon que le sien. (Z)

Assurance se dit, en Fauconnerie , d’unoiseau qui est hors de filière , c'est-à-direqui n'est plus attaché par le pié. Il y a deuxsortes A’assurances , savoir à la chambre & aujardin. On assure l'oiseau au jardin , afin dele porter aux champs.

Assurance , fermeté. On dit, en termede chasse , aller d’assurance. Le cerf va A’as-surance , il ne court point ; il va le pié ferré&c fans crainte,

ASSURE , s. f. terme de fabrique de tapis-serie de haute-lisse q c'est le fil d'or , d'argent,de foie ou de laine dont on couvre la chaînede la tapisserie ; ce qu’on appelle treme outrame dans les manufactures d'étoffes & detoiles. UqyeçHAUTE-LISSE.

ASSURÉ , sûr , certain , (Gramm.) Cer-tain a rapport à la spéculation ; les premiersprincipes font certains : sûr , à la pratique ;les réglés de notre morale font sures : assuré ,aux événemens ; dans un bon gouvernementles fortunes font assurées. On est certain d’unpoint de science , sûr d’une maxime de mo-rale , assuré d'un fait. L'esprit juste ne poseqpe des principes certains, L'honnête homme

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ne se conduit que par des réglés sûres.L'homme prudent ne regarde pas la faveurdes grands comme un bien assuré. Il fautdouter de tout ce qui n'est pas certain ; seméfier de tjout ce qui n'est pas sûr ; rejetertout fait qui n'est pas bien assuré. Synom.sranç.

Assure , adj. terme de commerce de mer :il signifie le propriétaire d’un vaisseau oudes marchandises qui font chargées dessus,du risque desquelles les assureurs sc font char-gés envers lui, moyennant le prix de laprime d'asiurance convenue entre eux. Ondit en ce sens, un tel vaisseau efl assuré , pourfaire entendre que celui qui en est le pro-priétaire l’a fait assurer ; ou un tel marchandejl assuré , pour dire qu’il a fait assurer sesmarchandises.

L ’assuré court toujours risque du dixiemedes marchandises qu’il a chargées , à moinsque dans la police il n’y ait déclaration ex-presse qu’il entend faire assurer le total.Mais malgré cette derniere précaution , ilne laisse pas que de courir le risque du dixie-me lorsqu’il est lui-même dans le vaisseau,ou qu’il en est le propriétaire. Ordon. de lamarine , du mois d’août 1681. (G)

Assuré des pies, ( Manège.) les muletsfont ii assurés des piés, que c’est la meilleuremonture qu'on puisse avoir dans les cheminspierreux & raboteux. (V)

ASSURER, affirmer , confirmer , (Gram.)On assure par le ton dont on dit les choses ;on les affirme par le serment ; on les confir-me par des preuves. Assurer tout , donnel’air dogmatique ; tout affirmer , inspire dela méfiance ; tout confirmer , rend ennuyeux.Le peuple qui ne sait pas douter , assuretoujours ; les menteurs pensent se faire plusaisément croire en affirmant q les gens quiaiment à parler , embrassent toutes les occa-sions de confirmer. Un honnête homme quiassure , mérite d’être cru ; il perdrait son ca-ractère , s’il affirmoit à l’aventure ; il n'avancerien d’extraordinaire , fans le confirmer parde bonnes raisons.

Assurer , terme de commerce de mer q ilse dit du trafic qui se fait entre marchands& négocians, dont les uns moyennant unecertaine somme d’argent , qu’on nommeprime d’assurance , répondent en leur nomdes vaisseaux , marchandises & effets queles autres exposent fur la mer. On peut faire