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Tome troisième.
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efféminé pour avoir de l’ambitlon , se ren- 'srma daws l’ombre de son palais , oùastoupi dans les molles voluptés, il ne vivoitqu'avec ses femmes 8c ses concubines, doncil r.voit les foiblesies ; & ce fut en íe rendantinvisible à ses peuples , qu'il crut se déroberau mépris public.

Trente générations s'écoulerent, fans qu'ilparût un roi digne de l'être : leurs noms,comme kurs actions , font tombés dansl'oubli. Ce vuide qui íe trouve dans l'histoired ‘AJsyric , a fait présumer à de judicieuxcritiques , que cet empire n'eut plus de roisaprès Ninias : leurs conjectures ont toutesles couleurs de la vraisemblance ; on ne voitparmi ces ro.s aucun législateur, aucun ambi-tieux. Comment, pendant douze cens ans ,cet état auroit - il pu lubsister fans trou-bles domt st ques, fans guerres éyangeres ?Comment tant de rois tributaires auroient-ìls été li long-temps dociles au joug imposépar Belus Sc Sémiramis ì S'd a éprouvé lessecousses 8c les agitations 'qtti ébranlent lesautres empires, pourquoi les écrivains del'antiquité auroient-ils gardé un silence una-nime fur ct s révolutions ? Plus il aroit d'é-tendue , plus il de voit imén ster la curiosité,plus ses restons compliqués étoient sujets àse déranger. C'est supposer que tous les roisde la terre étoient austï dégradés que lesmonarques Asiyricns; supposition plus diffi-cile , que de concevoir que, depuis Ninias,jusqu’à Sardanapale , ce trône ne fut pointoccupé. L'opposition qui íe trouve dans lesdeux listes de leurs anciens rois, favorisecette conjecture ; l’une contient trente-sixrois , 8c í'autre quarante & un. On n'estpas plus d'accord fur la durée de cet empire ;les uns lui donnent ijcoans, & les autresréduisent ce nombre à p 2.0 ; mais commetous 11'ont pour guide que Cteíìas, ils n'ontfait que répéter fes 1 rieurs.

Après ure éclipse de plus de mille ans,on voir repa’roitre fur le trône & Assyrie,un Sardanapale , dont les vices & les mœursefféminées ont immortalisé la mémoire. O11donne encore aujourd'hui son nom à cesprétendus conducteurs des peuples qui som-meillent abrutis fous la pourpre , 8c qui neíè réveillent que pour sucer la lueur 6c le langde s pevjlcs épu'lés , pour fournir des ah-mens à furs laies débauchés. Ce tyran iuvi-

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sible , environné d'eunuques & de concubi-nes , n'étoir occupé qu'à la recherche desvoluptés, 6c de celles même qui révoltentla nature , 6c que la pudeur défend de nom-mer. Fatigué du poids du sceptre , il prenoitla quenouille , 8c se fardoit pour disputeraux femmes le prix des grâces 6c de labeauté. Tel est le portrait que des auteursoutrés nous en ont laisté pour nous pein-dre un prince voluptueux , qui sacnfioit à fesplaisirs les foins de son empire. Ce monar-que avili fit un peuple de mécontens. Arbace,Mede de nation , honteux d'obéir à un maî-tre efféminé , forma une conjuration avecBeleíis, gouverneur de Babylone , prêtre Scguerrier, quiarvoit la réputation de pénétrerdans les íeercts de l'avenir : les peuples scrangèrent en foule fous leur drapeau. Lesconjurés furent souvent défaits ; mais soute-nus de la faveur de la nation , ils fe relevcrenttoujours de leur chute. Sardanapale, réveillépar le bruit du danger, fit voir que le goûtdes voluptés n'éteint pas toujours le courage;,il dor.na des preuves d’un génie véritable-ment fart pour la guerre ; 8c après avoirremporté trois victoires , il essuya un reversqui l'obligea de se renfermer dans Ninive. Ily fut assiégé par l'armée rebelle , dont lesefforts-.-1uflenr été impuistans, si le débor-dement du Tigre n'eur renversé la muraille.Le monarque , voulant prévenir la honted'implorcr la clémence du vainqueur , sicpréparer un bûcher qui L réduisit en cendres,avec fes eunuques , fes concubines 8c festrésors. Il s'eleva trois grands royaumes furles débris de ce vaste tmp're. Arbace , chefde la conjuration , eut celui de Médie ;Belesis , quoique subordonné à Arbace ,avoir dirigé touS les ressorts qui préparèrentla révolution : le troue de Babylone fut fa ré-compense. Le royaume de Nimve fut indé-pendant des deux autres, 6c le premier quien fut roi, fe fit appeller Ninus le jeunecette révolution arriva l'an du mande 3157,(T-n.) .

* ASTA , (Géog . ûnc. & moi.) ville daroyaume d'Astracan , entre Visapour 6c Da-bul. Riviere des Asturies , formée de cellede Ove 6c de Dova ; elle íè décharge dansla mer de Biscaye à Villa-Viciosa, Quel-ques géographes prétendent que c'est laSura des anciens.; d’autrcs diíont que la Sura