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Tome troisième.
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calcaneum ; l’antérieure est arrondie Sc arti-culée avec le scaphoïde ou naviculaire. Desdeux latérales qui sont les moins considéra-bles , la latérale externe qui est la plus gran-de , est articulée avec la malléole externe ,& la latérale interne avec la malléole interne,Voye{ Malléole , &c.

Astragale , f. m. est un membre d 'ar-chitecture , composé de deux moulures, l’uneronde , faite d'un demi-Gercle , l'autre d’unfilet. Presque tous les auteurs, les architec-tes Sc les ouvriers, donnent ce nom à lamoulure demi-ronde ; Sc par-tout ailleurs ilsse servent du mot baguette. Mais le nom& astragale doit s’entendre de ces deux mou-lures prises ensemble Sc non séparément :tous les fûts supérieurs des colonnes sont ter-minées par un astragale qui leur appartient,ôc non au chapiteau, à Texception de Tor-dre toscan Sc dorique ; quelquefoisàTordreionique , la baguette appartient au chapi-teau , dans la crainte que cette moulure ap-partenant à la colonne , ne rendît son cha-piteau trop bas Sc trop écrasé. U faut remar-quer que cette derniere observation n’a lieuue dans le cas où les fûts d’une colonne sont'une matière , Sc les chapiteaux de l’autre ;savoir les premiers de marbre, les derniersde bronze, ou bien les fûts de marbre noir,Sc les chapiteaux de marbre blanc. Car lors-que ces deux parties de Tordre sont de pierre,alors Tidentité de la matière empêche cetteremarque : mais il n en est pas moins vraiqu’il faut oblerver par rapport à la construc-tion que \’astragale , ou au moins le filet dece membre d’architecture , appartient au futde la colonne ou pilastre ; en voici la raison.

L/usage veut que Ton u ni Ile le fût des co-lonnes à T astragale par un congé. Or ce con-gé n'est autre chose qu u n quart de cercleconcave , qui ne peut terminer seul le fût su-périeur ou inférieur d’une colonne ; il fautqu’il soit accompagné d’un membre quarté,qui par ses angles droits asiure la solidité , letransport , Ôc la pose du chapiteau & de lacolonne : ce qui ne se pourroit, de quelquematière que Ton voulût faire choix , sans quece congé fût sujet à se casier ou s’engrener.

(P)

Ce petit membre d’architecture se voitaussi sur les pieces d’artilkrie ; il leur sertd’ornement comme il feroit à une colonne.

A S T

Il y en a ordinairement trois fur une piece,’savoir T astragale de lumière , celui d t ceinture,Sc celui de volée. Voye £ Canon. (Q)

Astragale, s. m. aflragalus , (Hist.nat.bot. ) genre de plante à fleurs papilionacées ;il sort du calice un pistil enveloppé d’unegaîne , ce pistil devient dans la fuite unegonfle divilée en deux loges remplies de se-mences qui ont la figure d’un rein : ajoutezaux caractères de ce genre, que les feuillesnaissent par paires le long d’une côte termi-née par une feule feuille. Tournesort, Inst.rei herb. Voye% Plante.

ASTRAGALOIDE , genre de plante àfleurs papilionacées ; il s’éleve du calice unpistil qui devient dans la fuite une silique àpeu près de la figure d’un bateau, Sc rem-plie de semences semblables à de petits reins.Tournesort, Inst. rei herb. Voy. Plante. ( IJASTRAGALOMANCIE , f. f. divina-tion ou espece de sort ,qui se pratiquoit avecdes oiselets ou des especes de dés marquésdes lettres de Talphabet qu’on jetoit au ha-sard ; Sc des lettres qui réiultoient du coup,on formoit la réponse à ce qu’on cherchoir.C’est ainsi qu’on consisitoit Hercule dans un. temple qu’il avoit en Achaïe , & que se ren-doient les oracles de Gerion à la fontained’Apone, proche de Padoue. Hist. de l'acad.des infeript. tom. I, pag. izz. Ce mot estformé à'xí-filyuxts, offelct , ou petit os quiest fréquent dans les animaux , Sc de u&ithx,divination. Quand on y employoit de véri-tables dés, , on la nommait ir.vttu.ai-t dx , eubomantie. Delrio remarque qu’Au-guste Sc Tibere étoient fort adonnés à cetteespece de divination , Sc il cite en preuveSuétone ; mais cet historien ne dit rien autrechose, sinon que ces princes aimaient fortle jeu des dés , Sc cela par pur divertisse-ment ; ce qui n’a nul rapport à la divina-tion. ( G)

ASTRAL , ce mot vient du latin astrum ,qui lui-même vient du met grec , étoile,

II est peu en usage : mais on s’en sert quel-quefois pour signifier ce qui a rapport auxétoiles, ou qui dépend des étoiles & desastres. Voye £ Etoile.

Année astrale ou fidé éale , c’est le tempsque la terre emploie á faire fa révolution au-tour du soleil ; c’est-à-dire , à revenir d’unpoint de son orbite au même point. Elle est