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opposée à l’année tropique, qui est le tempsqui s'écoule entre deux équinoxes de prin-temps ou d’automne ; Sc cette année est pluscourte que l’année sidéréale, qu’on appelleautrement année anomalifliquc ou périodique ✓Voye^ SidÉr éal & Année. ( O)
ASTRANTIA , sanicle de montagnes ,( H:fl. nat. bot. ) genre de plante à fleurs cnrose, disposées en forme de parasol ; la pointedes pétales est ordinairement repliée : cespétales font posés fur un calice qui devientun fruit composé de deux semences, dontchacune est enveloppée dans une coiffe can-nelée Sc frisée. Les fleurs font rassembléesen un bouquet soutenu par une couronne defeuilles. Il y a aussi des fleurs stériles qui fontfur leur calice. Tournefort. Infi. rei herb.ydyei Plante. ( I)
ASTRE , ajìrum , f. m. est un mot géné-ral qui s’applique aux étoiles, tant fixes qu’er-rantes ; c’est-à-dire aux étoiles proprementdites , aux planètes , Sc aux comètes. FoycçÉtoile , Pianite , &c.
Ajire ,' se dit pourtant le plus ordinaire-ment des corps célestes lumineux par eux-mêmes > comme les étoiles fixes Sc le soleil.Voye^ Soleil. ( O)
* Astres , ( Mythol.) Les païens ontndoréles ajìres ; ils les croyoientimmortels Scanimés, parce qu’ils les voyoient se mou-voir d’un mouvement continuel, Sc brillerfinis aucune altération. Les influences quele soleil a évidemment sur toutes les produc-tions de notre globe, les conduisirent à enattribuer de pareilles à la lune ; & en géné-ralisant cette idée , à tous les autres corpscélestes. Il est singulier que la superstition lesoit rencontrée ici avec l'astrologie physique.
Influence ou influx des aflres , s. m. ( Méd.phyjique générale , partie thérapeut.) Ce mot,pris dans le sens le plus étendu , signifie uneaction quelconque des astres fur la terre Scfur toutes les productions ; la connoissancedes esters qui íont censés résulter de cetteaction , ne nous regarde qu’autant qu’ellepeut être de quelqu’ucilité en médecine, par'le rapport de ces effets avec les plantes, lesanimaux , Sc sur tout l’hemme , objet noble& précieux de cette lcience. Nous ne consi-dérons que fous ce point de vue cette partiede l’astrouomie , qui est appellée plus parti-culièrement astrologie ; voyeç ce mot. Nous
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; ne pouvons nous empêcher d’être un peulongs, & d’entrer dans bien des détails fur une; matière célebrechez les anciens, regardée par: eux comme très-importante , Sc fort discré-.. ditée chez la plupart des médecins modernes.
L’influence des aflres ’étoit un dogme fa-meux dans l’antiquité la plus reculée , donton étoit persuadé même avant qu’on pensâtà en connoître ou à en déterminer le cours.L’application de l'astrologie à la médecineest aussi très-ancienne ; elle eut lieu dans cestemps d’ignorance , où cette science encoredans ion berceau , exercée par des dieux ,n’étoit qu'un mélange indigeste Sc bisarred’un aveugle empyrisme & d’une obscuresuperstition. On voit dans quelques livresqui nous restent d 'Hermès ou de Mercure ,que toute fa médecine étoit principalementfondée fur l’astrologie & fur la magie. Quel-ques phénomènes trop évidens, Sc trop cons-tamment attachés à la marche du soleil ,pour qu’on pût en méconnoître la source ,firent d’abord appercevoir une influence gé-nérale de cet astre sur notre globe, Sc sesphénomènes principaux Sc les plus appareilsfont la lumière, la chaleur Sc la sécheresse.On vit en même temps combien les hommes,les animaux Sc sur-tout les végétaux, étoientaffectés par ces qualités, effets immédiats dusoleil, par les variations qui y arrivoient,par leur diminution , ou par une privationsensible ; savoir l’obscurité, Sc sur-tout lefroid Sc l’humidité. Cette influence assuré-ment incontestable ne fixa pas beaucoupl'attention , peut-être le peu de sensationqu’elle fit, pouvoit être attribué à son tropd’évidence j on ne tarda pas à la générali-ser , on l’étendit d’abord à la lune, aux pia-notes , Sc enfin à toutes les étoiles fixes. Ontourna bientôt en certitude les premiers soup-çons que l’analogie , Sc peut-être quelquesfaits observés , firent naître fur l’infìux lu-naire. On fut beaucoup plus frappé de cetteinfluence obscure , mal constatée , peu fré-quente , que de celle du soleil qui tomboittous les jours íbus les lêns,& dont on restèntoítà rout moment les effets ; fans doute parcequ’elle fournissoit à l’esprit humain jalouxdes découvertes , plus flatté de celles quifont difficiles, d’ailleurs avide de dispute ,des matières abondantes de recherche Sc dediscussion. On chercha dans cette aótioiiS s s s í