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8c la position des astres au moment de faflaistàiice : bientôt après il lai il a voir auprince urte surprise qui ne tarda pas à êtresuivie de frayeur j & il s'écria , qu’autant qu ilen pouvait juger, il étoit à cette heure même me-nacé d’un grand péril. Tibere, charmé de cetteréponse, l’embrasia , le rassura , le regardadans la fuite comme un oracle, & le mitau nombre de ses amis.
On trouve dans ce même historien , l’undes plus grands génies qui furent jamais,deux passages qui font voiir que quand unpréjugé est général, les meilleurs esprits nepeuvent s'empêcher de lui sacrifier , maisne le font pourtant qu’avec plus ou moinsde restriction, & , pour ainsi dire, avec uneforte de répugnance. Le premier de ces pas-sages se lit dans le liv. VI , chap, xxij , oùaprès avoir fait des réflexions fur les diffé-rens íentìmens des philosophes au sujet del 'astrologie , il ajoute ces paroles : Cceterumplcrìsque mortalium non eximitur , qui n pri-mo cujusque or t u Ventura destinentur : sed quae-dam jícits qudm diclajìnt cadcrc ,sallaciis igna-ra diccntium ; ita corrumpi jidern artis , cujusprceclara documenta , & antiqua estas & noftratukrìt. Ce qu’on peut traduire ainsi : “ Il» ne paroît pas douteux que tout ce qui-- doit nous arriver ne soit marqué dès le-> premier moment de notre naissance: mais» l’ignorance des devins les induit quelque-» fois en erreur dans les prédictions qu'ils» nous font ; 8c par-là elle dccrédite en» quelque mániere un art, dont la réalité» est clairement prouvée par 1 expérience» de notre siecle , & par celle des íìecles-- précédens ».
L’autre passage se trouve dans le IV eliv. dr s Annal. ch. Iviìj. “Tibere étant lorti de» Rome, dit Tacite , les astrologues préten-» dirent qu’il n’y reviendroit jamais. Cette» prédiction occasionna la perte de plusieurs-- citoyens , qui en conclurent que ce prince» n’avoit plus que peu de temps à vivre ,» 8c qui furent allez imprudens pour le"« publier. Car ils ne pouvoient se douteru qu’en effet Tibere vivroit encore onze ans-- lans rentrer dans Rome , 8c dans une es-» pece d'exil volontaire. Mais au bout de» ce temps, ajoute l’historien, on apperçut» les limites étroites , qui dans la science» des devins séparoient l'art de la chimere >
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» 8c combien de nuages y obscurcissoient» la vérité : car la prédiction qu’ils firent» que Tibere ne reviendroit point à Rome,» n’étoit pas faite au hasard 8c lans fonde-« ment , puisque l’événement la vérifia :» mais tout le reste leur fut caché ; & ils
ne purent prévoir que ce prince parvien-» droit à une extrême vieilleíle fans rentrer» dans la ville, quoiqu’il dût souvent s’en» approcher de fort près ». Mox patuitbreveconjinium artis & falfi ; veraque quàm obscuristegerentur, Nam in urbem non venturum, haudforte diclum : ccetcrorum nescii egere, cum pre-pinquo rure aut littore , Ù stepe mœnia urbisadjìdcns , extremam fcneâam compleverit. Ilme semble voir dans ce paflage un grandgénie qui lutte contre le préjugé de ion temps,8c qui pourtant ne íàuroit totalement s'endéfaire. (O)
ASTROLOGIQUE , adj. se dit de toutce qui a rapport à 1 astrologie. Voye{ As-trologie.
ASTROLOGUE , adj. pris subst. íè ditd’une personne adonnée à l’astrologie , ouà la divination par le moyen des astres. Lesastrologues étoient autrefois fort communs ;les plus grands hommes même paroiílentavoir cru à l’astrologie , tels que M. de Thou8c plusieurs autres. Aujourd’hui le nom à’as-trologues est devenu si ridicule, qu’à peine leplus bas peuple ajoute-t-il quelque foi auxprédictions de nos almanachs. Voy. Astro-logie. ( O)
ASTRONOME, adj. pris subst, se ditd’une personne versée dans l’astronomie. Lepeuple confond quelquefois astrologue avecastronome : mais le premier s’occupe d’uneIcielice chimérique, 8c le second d’une scien-ce très-belle 8c très-utile. Dans le temps quel’astrologie judiciaire étoit à la mode , il n’yavoit presque point d’ astronome qui ne futastrologue. Aujourd’hui il n’y a plus quedes astronomes , 8c point d’aftrologues, ouplutôt les astrologues font très-méprisés. V.les plus célébrés astronomes à l’article As-tronomie.
ASTRONOMIE , astronomìa , siib. f.•compose de «Vr^V, étoile, 8c de , réglé,loi, U astronomie est la connoissance du ciel3c des phénomènes célestes. ( Voy. Ciel.)L’ astronomie est , à proprement parler, unepartie des mathématiques mixtes, qui nous