A S T
Sulpicîus Gallus, dans la guerre contre lesPerses , voyant les soldats troublés par uneéclipse de lune, les rassura en leur en expli-quant les causes. Jules César cultiva Vas-tronomie ; Macrobe & Pline assurent mêmequ'il composa quelque choie sur cette scien-ce. Elle fut aussi du goût de Cicéron, puis-qu :1 fit la version du poème d’Aratus furVastronomie. Tercntius Varron, cet hom-me universel, fut aussi astronome. Il y eneut même qui firent leur unique étude decette science. Tel fut P. Nigidius, qui don-na dans l'astrologie judiciaire , & qui, à cequ on prétend , prédit f empire à Auguste lejour même de fa naissance. Mamlius quiflonssoit fous cet empereur , fit un poèmelur cette science. Nous avons aussi l'ouvra-ge de Caius Julius Hyginus, affranchi d'Au-guste. Cependant le nombre des astrono-mes fut fort petit chez les Romains, dansdes temps où les arts & les sciences parois-soient faire les délices de ce peuple. La vé-ritable cause de cette négligence à cultiverVastronomie , est le mépris qu’ils en faisoient.Les Chaldéens , qui l’enseignoient à Rome,donnoient dans l'astrologie : en falloit-il da-vantage pour dégoûter des gens de bon sens?nuiss les magistrats chassèrent-ils diveríes foisces fourbes.
Sénéque avoir du goût pour l’astrologie ,comme il paroît par quelques endroits deses ouvrages. Pline le naturaliste , dans sonimportant ouvrage , paroît n’avoir pas igno-ré Y astronomie ; il a même beaucoup con-tribué aux progrès de cette science , en cequ'il nous a conservé un grand nombre defragmens des anciens astronomes. Sous lerégné de Domitien , Agrippa fit diversesobservations astronomiques en Bithynie. L'ontrouve dans les écrits de Piutarque diverspassages qui marquent qu'il n'étoit pas igno-rant dans cette science. Ménélaûs étoit as-tronome de profession ; il fit ses observa-tions à Rome ; Ptolomée en faisoit grandcas. Il composa trois livres des figures sphé-riques , que le P. Mersenne a publiés. Enfinî! faut encore placer dans ce sseele Théonde Smyrne, déja nommé ; il écrivit fur lesdiverses parties des mathématiques, du nom-bre desquelles est Yastronomie. Les astrolo-gues , nommés d’abord chaldéens , & en-suite mathématiciens , étoient fort en vogue
A S' T 715
dans ce sseele a Rome à les empereurs & ksgrands en faisoient beaucoup de cas.
Censorin , qui vivoit sous les Gordiens,vers l'an 138 de J. C. a renfermé dans sonpetit traité de dìe natali ., un grand nom-bre d’observations qui ne se trouvent pointailleurs.
Anatolius, qui fut évêque de Laodicée ,composa un traité de la Pâque , où il faitvoir ion habileté dans ce genre. Sept me.Sévere favorisa au commencement du troi-sième sseele les mathématiciens ou astrolo-gues ; mais fur la fin de ce sseele Dioctétien& Miximien leur défendirent la pratique deleur art.
Macrobe , Marcianus Capella & quelquesautres , n’ont parlé qu’en passant de Yasrc-nomie.
Nous avons de Firmicus hait livres furYastronomie ; mais comme il donnoit beau-coup dans les rêveries des Chaldéens , sonouvrage n’est pas fort instructif. Théon lejeune , d’Alexandrie , lit diverses observa-tions , & composa un commentaire sur unouvrage de Ptolomée, dont les savans fontcas encore aujourd'hui. Hypatia se distin-gua dans la même science , mais il ne nousreste rien d’elie. Paul d’Alexandrie Rappli-qua à la science des horoscopes, & nousavons C011 introduction à cette science pré-tendue.
Pappus est connu par divers fragmens qufont regretter la perte de ses écrits. On placeaussi dans le quatrième sseele Théodore Man-lius, consul romain, qui, au rapport deClaudien , fit un ouvrage , qui s'tst perdu ,fur la nature des choses & des astres : &Achilles Tatius, dont nous avons un com-mentaire fur les phénomènes d'Aratus.
Synésius, évêque de Ptolémaïde, fut dis-ciple de la célébré Hypatia. Il nous restede lui un discours à Poconius, où il fait kdescription de sòn astrolabe ; c’étoit une es-pece de globe céleste. Rufus Festus Avienusfit une paraphrase en vers hexamètres desphénomènes d’Aratus, qui est parvenue jus-qu’à nous. Le commentaire de Macrobefur le songe de Scipion , fait voir qu’il n’é-toit pas ignorant dans Y astronomie. Capella ,qui fut proconsul, écrivit sur cette sciencel’ouvrage que nous connoistons fous le nomde Satiricon. Produs Lycius , cet ennemiiXxxx í