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Tome troisième.
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avoir de plus que douze révolutions lunaires.

Les iavans íont fort partagés fur le temps :auquel Pytheas de Marseille a vécu : fans eft- ,rrer dans cette dispute , remarquons feule-ment que c’eít lui qui le premier prit lahauteur du soleil à midi dans le temps du <solstice , & qui par ce moyen trouva Pobli-quité de l’écliptique ; ce qui est une des plusimportantes observations de l ‘astronomie. En-fin les Ptolcmées, ces rois d'Egypte Sc cesprotecteurs des sciences, sondèrent dansAlexandrie une école d ‘agronomie..

Les premiers astronomes de cette écolefurent Timochares & Aristylus, qui faisoientleurs observations de concert. Pcolomée nousen a conservé une partie.

Vers Pan 170 avant Jefus-Christ, fiorif-fcit Aratus dont nous avons déja parlé , le-quel composa son poëme fur Y astronomie.Les anciens en ont Fait tant de cas, qtfil aeu un grand nombre de commentateurs. Ils’écarce de Popirìion, qui étoit générale-ment reçue alors, que le lever & le cou-cher des astres étoient la cause du change-ment de Pair.

Dans le même temps qu Aristarque , vi-voit le fameux Euclyde. Outre fes ouvragesde géométrie , on a encore de lui, un livredes principes de ['astronomie, où il traite dela fphere & du premier mobile. Sous le ré-gné de Pcolcmée Philadelphe parut Pha-nethon, dont il nous reste un ouvrage queJacques Gronovius fit imprimer à Leyde eni69&..Eratosthene furappellé d'Athènes àAlexandrie par Prolémée EvergeteMl- Rap-pliqua beaucoup à Y astronomie , relative-ment à la géographie. Il fixa la distance dela terre au soleil & à la lune ; détermina lalongitude d’Alexandrie Sc de Syene , qtfiljugeoit être fous le même méridien ; Sc ayantcalculé la distance d'une de ces deux villesà Pautre, il osa mesurer la circonférence de laterre,qu il fixa entre 15 0000 Sc.i 5 2.000 stades..

Conon qui vivoit fous les Ptolémées Phi-ladelphe Sc Evergete , fit plusieurs observa-tions fur les éclipses de soleil & de lune, &il découvrit une constellation qtfil nomma-chevelure dc Bérénice : Callimaque en fit unpoëme, duquel nous avons lá traductionpar Catule. Mais à la tête de tous ces astro-nomes on doit placer Hipparque , qui en-treprit , pour me servir des expressions de

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Pline , un ouvrage si grand , qu il eût été glo-rieux pour un dieu de l’avoir achevé, rem ctiamdco improbam .-c étoit de nombrer les étoiles,

Sc de laisier , pour ainsi dire , le ciel à lapostérité comme un héritage. Il calcula leséclipses de lune Sc de soleil pour six cens ans,

Sc ce fut fur lés observations que Proléméeétablit son fameux traité intituléTt/tmg't, Hipparque commença à paraîtredans la cent cinquante-quatrieme olympia-de ; il commenta les phénomènes d 1 Aratus,

Sc il a montré en quoi cet auteur s’étoittrompé.

Les plus illustres astronomes qui font ve-nus enîuite , ont été Géminus de Rhode ,dans lolympiade 178 ; Théodore Tripoli-tain ; Sosigenes , dont César fe servir pourla réformation du calendrier ; Andromaquede Crete : Agrippa Bithynien dont parleProlémée, lib. Vil, chap. iij. Ménéluuslous-Trajan y Théon de Smyrne ; Sc enfinClaude Ptolomée api vivoit sous Marc-A ta-rde , Sc dont les ouvrages ont été jufqu’auxderniers siécles le fondement de toute Y as-tronomie , non-seulement parmi les Grecs ».mais encore parmi les Latins, les Syriens »,les Arabes Sc les Persans. Il naquit à Pelufeen Egypte, Sc fit la plus grande partie defes oblervations à Alexandrie. Profitant dccelles d'Hipparque & des autres anciens as-tronomes, il forma un système Gastrono-mie qui a été suivi pendant plusieurs lìecles.Sextus Empiricus, orginaire de CheronéeSc neveu du fameux Plutarque , qui vivoitdans le même siccle , Sc qui dans les ouvra-ges qui nous restent de lui, fe moque detoutes les sciences , rfa cependant osé f atta-quer à P astronomie. Bien plus , le cas qtfilen fait le porte à réfuter solidement les Chal-déens , qui abusant de Vastronomie, la ren-doient méprisable. Nous trouvons encoreau deuxième siecle Hypíicles d'Alexandrie ».

. auteur d’un livre- d J sl/?ro«om/e quinous reste.

On ne tEouve pas que dans un assez longespace de temps il y ait eu parmi les anciensRomains de grands astronomes., Les dé-. sauts de 1 année de Numa , Sc le peu dsor-dre qtfil y eut dans le calendrier jufqu’à la. réformation de Jules César, doivent être• regardés plutôt comme un effet de finca-. pacité des pontises , que comme une mar—: .que de leur négligence. If an 580 de Rome,