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Tome troisième.
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laites par les astronomes de Corafan. Áureste , Y astronomie, a été cultivée prelque detemps immémorial à la Chine. Les million-naires jésuites se sont fort appliqués à déchif-frer les anciennes observations. L'on en peutvoir l'histoire dans les observations du P.Soucier. Environ 400 ans avant J. C. lessciences furent négligées chez les Chinois.Cette négligence alla en croissant juíqu’àl'empereurlììn-Chi-Hoang. Celui-ci fit brû-ler, 246 ans avant J. C.tousleslivres.quitrai-toieiit des sciences à l'exception de ceux demédecine , d'astrologic , & d'agriculture :c est par-là que périrent toutes les observationsantérieures à ce temps : 400 ans après,Licou-Pang rétablit les sciences dans sonempire, & érigea un nouveau tribunal demathématiques. L'on fit quelquesinstrumenspour observer les astres, & l'on régla lecalendrier. Depuis ce temps-là l ‘astronomie n’apoint été négligée chez ce peuple. Il sembleque les observations faites depuis tant delìecles, fous les auspices & par les ordres dejmillàns monarques , auroient dû fort enri-chir Y astronomie.

Cependant les missionnaires qui pénétrè-rent dans cet empire fur la fin du xvf hecle,trouvèrent que í'état où étoit cette scienceparmi les Chinois , ne répondoit point à lala longue durée de leurs observations. Ceuxd'er.tre les missionnaires jésuites qui enten-doient les mathématiques , s'mfinuerent par•ce moyen dans l'efprit du monarque. Lesplus habiles devinrent présidens du tribunalde mathématiques, & travaillèrent à mettreY astronomie fur un meilleur pié qu'elle n'avoitété auparavant. Ils firent des instrumensplus exacts que ceux dont on setoit servijusqu'alors, rendirent les observations plusjustes, &: profitèrent des connoissances desOccidentaux. Vbyc^ les relations du P. Yer-biest , & des autres missionnaires, ou bienla description de la Chine , parle P. Duhalde.

A l'égard des Juifs, quoiqu’ils aient com-posé un allez grand nombre d’ouvrages furla sphere, dont quelques- uns ont été impri-més par Munster en hébreu & en latin , il yL peu de choies néanmoins où ils puillentêtre considérés comme originaux. Cepen-dant comme la plupart d'entr'eux savoientl’arabe, Sc que ceux qui ne le savoient pastrouvoient des traductions hébraïques de

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| tous les anciens astronomes Grecs , ils pou-voient aisément avec ce secours faire valoirleur capacité parmi les chrétiens. Depuis lanaissance de J. C. quelques-uns de leurs doc-teurs ont étudié Yastronomit , pour réglerfeulement le calendrier, & pour s'en servirà l’astrologie, à laquelle ils font fort adonnés.Celui qui paroît avoir fait le plus de progrèsdans cette science, c’est R. Abraham Zachut.Il vivoit fur la fin du xv e tíecle, & fut pro-fesseur en astronomie à Carthage en Afrique,& ensuite à Salamanque; on a de lui diversouvrages, fur cette science.

Les Sarrasins avoient pris, en conquérantl’Egypte, une teinture d 'astronomie , qu'ilsportèrent avec eux d'Afrique en Espagne ;8 c ce fut là le circuit par lequel cette sciencerentra dans l'Europe après un long exil.Voici les plus fameux astronomes qui sesoient distingués en Europe depuis le xij cíiecle, Clément de Langthon , prêtre &chanoine Anglois, écrivit vers la fin duxij e siecle fur Yastronomie. Le xiij e siecle offred'abord Jordanus Vemoracius, & ensuitel'empereur Frédéric II, qui fit traduire del'arabe en latin les meilleurs ouvrages dephilosophie , de médecine & d 'astronomie.Il avoir beaucoup de goût pour cette der-niere science , jutque-là qu'il disoit un jourà l'abhé de Saint Gai, qu'il n’avoit rien deplus cher au monde que son fils Conrad,& une iphere qui marquoit le mouvementdes planètes. Jean de Sacro-Bosco vivoitdans le même temps ; il étoit Anglois denaissance, & profelleur en philosophie àParis , où il composa ion livre de la sphere ,qui fut fi estimé, que les profestèurs enastronomie l’expliquoient dans leurs leçons.Albert le grand, évêque de Ratiíbone, s'ac-quit aussi une grande réputation : il coih-poía un traité d ‘astronomie , 8 c ië distinguadans la méchanique par ['invention de plu-íìeurs machines surprenantes pour ce temps-là. Depuis ce fiecle Y astronomie a fait desprogrès considérables : elle a été cultivéepar les premiers génies & protégée par lesplus grands princes. Alphonse , roi de Cas-tille , ['enrichir même des tables qui portenttoujours son nom. Ces tables furent dresséesen 1170; 8 c ce furent des Juifs qui y eurentla plus grande part. Voy, Table. Roger Ba-con , moine Anglois, vivoit dans le même