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lìgentc n’avoit pas présidé dans la créa-tion , afin de l’achever & de le mettre eníà perfection. Car s'il s’étoit formé par leseul mouvement de la matière , pourquoise seroit-elle si épuisée dans ses commence-mens, qu J elle ne puifle plus , & n’ait pudepuis plusieurs siécles former des astresnouveaux ? pourquoi ne produiroit - ellepas tous les jours des animaux 8c des hom-mes par d autres voies que par celle de lagénération , si elle en a produit autrefois ;ce qui est pourtant inconnu dans toutes leshistoires. Il faut donc croire qu'une causeintelligente 8c toute-puiílànte a formé, dèsle commencement, cet univers en cet état deperfection où nous le voyons aujourd’hui.On fait voir auííi qu’il y a du dessein dansla cause qui a produit l’univers. Spinosa n’au-roit pu néanmoins attribuer une vue 8c unefin à íà matière informe. Il ne lui en donnequ’en-tant qu’elle est modifiée de telle outelle maniéré, c’est-à-dire, que parce qu’ily a des hommes 8c des animaux. Orc’est pourtant la derniere des absurdités,de croire & de dire que l’oeil n’a pas étéfait pour voir, ni l’oreille pour entendre.U íàut, dans ce malheureux système, réfor-mer le langage humain le plus raison-nable & le mieux établi, afin de ne pasadmettre de connoi (lance 8c inintelligencedans le premier auteur du monde 8c descréatures.
Il n’est pas moins absurde de croire que,si les premiers hommes font íortis de laterre, ils ay en t reçu partout la même figurede corps & les mêmes traits, fans que l’unait eu une partie plus que l’autre , ou dansune autre situation. Mais c’est parler con-formément à la rai ion & à l’expérience, dedire que le genre humain soit sorti dstinmême moule, & qu’il a été fait d’un mêmeíàng. Tous ces argumens doivent convain-cre la raison, qu’il y a dans l’univers un au-tre agent que la matière, qui le régit 8cen dispose comme il lui plaît. C’est pour-tant ce que Spinosa a entrepris de détruire.Je finis par dire que plusieurs personnes©nt asturéque fa doctrine, considérée mêmeindépendamment des intérêts de la reli-gion , a paru fort méprilable aux grandsmathématiciens. On le croira plus facile-eaent, si l’on. se souvient de ces deux çho-
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ses, l’une , qu’il n’y ’a point de gens quidoivent être plus persuadés de la multipli-cité des substances, que ceux qui Rappli-quent à la considération de l’étendue ;l’autre , que la plupart de ces savans admet-tent du vuide. Or il n’y a rien de plus opposéà l’hypothèse de Spinoíà, que de íoute-nir que tous les corps ne se touchent point,& jamais deux systèmes n’ont été plus op-posés que le sien & celui des atomistes. Ilest d’accord avec Epicure en ce qui regardela rejection de la providence ; mais, danstout le reste, leurs systèmes font commel’eau 8c le feu.
ATHELING, f. m. ( Hifi. mod. ) étoicchez les anciens Saxons, ancêtres des An-glois, un titre d'honneur, qui appartenoiten propre à l’héritier présomptif de lacouronne.
Ce mot vient du mot Saxon œdeling ,qui est dérivé de œdel , noble. On l’écritausti quelquefois, adling , edling , ethling8c etheling.
Le roi Edouard le confesseur étant fansen fans, 8c voulant íàire Edgar, dont il étoitle grand oncle maternel, Ion héritier, luidonna le premier le nom d ’atheling ; lesantiquaires remarquent qu’il étoit ordinaireaux Saxons de joindre le mot de lìng ouing , à un nom chrétien , pour marquer lefils ou le plus jeune, comme Edmonding ,pour le fils d’Edmond ; Edgaring , pour lefils d’Edgar : c’est pour cela que quelques-uns ont cru que le mot athcling devoirsignifier originairement, le fils d’un. nobleou d’un prince. Cependant il y a apparenceque-le mot aiheling, quand il est appliquéà l’héritier de la couronne, signifie plutôtun homme doué de plufieurs belles qualités ,que le fils d’un noble ; 8c ce terme paroîtrépondre au tiobilifif. Cccfiar , qui étoit enuíage chez les Romains. Voye £ César ùNobilissjme. (G)
ATHEMADOULET, f. m. {Hifi. mod.)c’est le premier ou le principal ministre del’empire des Perses. Ce mot, íelon Kemp-fer , s’écrit en persan, athemaaddaulet ;selon Tavernier., atkematdoulet ; selon San—son, etmadoulet. On le regarde commeoriginairement Arabe, & composé de iti~made 8c daulet , c’est-à-dire , la confiance en*la majeflé ■ ou, selon Tayerurer, le support.