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des riches ; 8c selon Kempfer > Vappui & terefuge de la cour.
L’autorité de 1 'athemadoulet ressemblebeaucoup à celle du grand viílr de Tur-quie , excepté qu’il n’a point le comman-dement de 1 armée, comme le grand viíìr.Voye{ Visir.
L ’athemadoulet est grand chancelier duroyaume, président du conseil, surinten-dant des finances ; & il est chargé de toutesles affaires étrangères : c’est un véritablevice-roi ou gouverneur du royaume ; ilintitule ainsi les ordonnances & édits duroi : JBende derga ali il alia etmadaulet ;c’est-à-dire, moi qui fuis le soutien de lapuissance , la créature de cette cour , la pluspuissante de toutes les cours , &c. ( G )
ATHENA , ( Mus q. inflr.des anc. ) fortede flûte des Grecs , dont on dit que leThébain Nicophele te servit le premier dansles hymnes à Minerve. ( Poil. Onom. lib.IV, cap. x. ) Il y avoir austì une elpecede trompette appelée Athena, Voy. Trom-pette. Mufiq. inflr. des anciens. ( F. D. C. )
ATHÉNAJS. Voye^ Eudoxie.
ATHENÉE , f. m. ( Hift. anc. ) c’étoitun lieu public à Rome, bâti l’an 13 j deJesus-Christ, par l’empereur Adrien, pourservir d auditoire aux íavans, & à ceux qui,lelon la coutume, voudroient lire ou dé-clamer leurs ouvrages en présence dunenombreuse asîèmblée. Il servoit aussi decollege, & l’on y faisoit des leçons publi-ques. O11 conjecture qu’Adrien nommaainsi cet édifice du nom grec a’SAu , Mi-nerve, déeílè des sciences, ou de la villed’Athènes, qui avoir été le séjour & commela mere des beaux-arts. Un semblable athe-née , construit à Lyon par l’empereur Cali-gula, fut célébré par les grands hommesqui y enseignèrent, & par les prix qu’yfonda ce prince. On a étendu ce titred ‘athénée aux colleges, aux académies, auxbibliothèques, aux cabinets des savans. ( G)
ATE 1 ENÉES, adj. pris subst. {Hiff. anc.)fête que les Athéniens célébraient en l’hon-neur de Minerve. Erichtonius, troisièmeroi d’Athenes, savoir instituée ; lorsqueThésée eut rallèmblé les douze bourgadesde l’Attique pour en former une ville, lafête célébrée par tous les peuples réunis,
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prit le hom de Panathénées. Voye £ PanA-thÉnees. ( G )
§ ATHENES , ( Géogr. ) ancienne villede Grece, située auprès du golfe d’Egines,Saronicus sinus , aujourd’hui Setines , capi-tale de la Livadie. Long. 4.1 ,55 ; la t. 38, g.
Cette ville, autrefois la capitale de l’At-tique , s’est rendue à jamais célébré parles grands hommes en tout genre qu’elle aproduits, par le foin & le succès aveclequel les arts & les sciences y étoient cul-tivés , & par la sagesse de ses loix. Rap-portons ici l’éloge que Cicéron en fait ,O rat. pro Flacco , C. XXVI. “C’est-là oùla politesse des mœurs, le savoir, la ma-niéré de servir la divinité, i’art de culti-ver la terre, & d’employer ses productionsaux différens besoins de la vie , la con-noisiànce du droit , la science deS loix ,ont pris naissance , & d’où elles se sontrépandues fur toute la terre. C’est pour-quoi on a feint, qu’à cause de sa beauté,les dieux s’en disputèrent la postelsion. Sonantiquité est telle, qu’elle paste pour avoirproduit d’elle-même ses premiers habitans,en forte que la même terre est toute à lafois leur mere , leur nourricière & leurpatrie. La considération qu’eHe s’est attiréeest si grande , que la réputation de laGrece , si diminuée & presque tombée,ne subsiste plus que par l’estime généralequ’on a pour cette ville ».
Si l’on consulte l’histoire, on trouveraqu ‘Athènes sut bâtie par Cécrops , origi-naire de Saïs, en Egypte. Elle fut premiere-ment appelée Cécropie , du nom de son fon-dateur : Cranaiis lui donna ensuite celuid ‘Athènes , en considération de Minerve ,appelée par les Grecs A'6mx, qui en étoitdéesse tutélaire , & qui y étoit honoréed’une maniéré particulière. D’autres disentqu’il lui fit porter le nom d ’Athene sa fille,au lieu de celui de Cécropie ou de Polsi-donie , qu’elle portoit auparavant. Peut-être que la ressemblance de ce dernier nomavec celui de Neptune, qui s’appeloit n<nra-Swï , a donné lieu à la fable du combat deMinerve & de Neptune, dont Ovide faitle récit, metam. lib. VI. z.
Quoiqu’il en toit , la ville ne fût pasaussi considérable dans son origine qu’ellel’a été dans la fuite ; suivant Thucydide ,