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Donc puisque la mise d u joueur B est unécu , son avantage , c’est-à-dire l’excèsde ce qu’il espere gagner sur la sommequ’il met au jeu, est f d’écu. De façonque si le joueur A , après avoir fait lepari , vouloir renoncer au jeu , & n’osoittenter la fortune , il faudroit qu’il renditau joueur B son écu, & outre cela deuxlivres , c’est-à-dire, | d’écu. VoyezJd ARi,Jeu , Dez , Probabilité , & c .{ o )
AVANTAGE , en terme de jeu , le ditencore d’un moyen d’égaliser la partieentre deux joueurs de force inégale. Ondonne la main au piquet ; le pion & letrait, aux échecs ; le dez , au trictrac.
Le méme terme se prend dans un au-tre sens à la paume. Lorsque les deuxjoueurs ont trente tous les deux ; au lieude dire de celui qui gagne le quinte sui-vant , qu’il a quarante cinq , on dit qu’ila Vavantage.
AVARES, s. m. pi. ( tìijl.) Les Ava-res , peuple Tartare, ont été quelquefoisconfondus avec les Huns , parce qu’ilshabitoient les mêmes régions & avoient- les mêmes mœurs & les mêmes usages.Le titre de Topa , qu’on donnoit auchef de la íàmille royale, íignifìoit maîtrede la terre. Ce n’est que vers l’an 2.60de J. C. qu’ils commencent à se faire con-noître par leurs guerres civiles. Ce peu-ple ne devint considérable qu’au commen-cement du cinquième siecle , fous le ré-gné de Tou-lun , qui rangea fous sonobéissance un grand nombre de HordesTartares , & qui se vit souverain de tou-tes les contrées qui font entre la Corée& la rivière d’IIi ; une partie de la Sibé-rie & de la Tartarie le reconnut poursouverain ; il poussa ses conquêtes jus-qu’aux frontières de l’Europe. II prit alorsle titre de Khan, qui est devenu celuide tous les princes du Turkestan. Sessujets étoient les plus ignorans & lesplus grossiers de toute la Tartarie, L’artd’écrire & de compter leur étoient entière-ment inconnu. Ils se servoient de crotesde chèvres disposées d’une certaine fa-çon , pour exprimer leurs pensées. Leuraversion pour les arts étoit si forte que ,quoiqu’ils euííènt des relations intimesavçç le? Chinois, ils resterent çonstam-,
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ment ensevelis fous le voile de la barbarie:Tou-lun satisfait d’avoir des sujets obéis-sans , dédaigna de les éclairer : il simpli-fia seulement l’art de lire & de calculer.II substitua^aux crotes de chevres des tailles& des incisions fur le bois.
Les Avares ne figurent dans l’histoireque fous l’empire de Justinien , qui lentordonna de lui envoyer des ambastàdeurs.On fut étonné de voir arriver à Constan-tinople des hommes hideux , qui parois-soient moins propres à négocier qu’à ins-pirer de l’horreur. Leurs cheveux flot-tans étoient tressés avec des rubans , &etoient la feule différence qu’on remar-quât entr’eux &. les autres Huns. Ils fu-rent reçus avec les honneurs qu’on fecroyoit obligé de rendre à une nation bel-liqueuse qui avoir la réputation d’être in-vincible , &c dont l’alliance promettoitde grands avantages aux Romains. Ilsconsentirent à faire une guerre perpétuelleaux barbares qui infestoíent les provin-ces de PEmpire , & fur leur parole onleur accorda des établissemens dans unecontrée fertile , avec un subside annuel :les Avares , fortifiés du secours des Ro-mains , attaquèrent successivement tousles peuples Tartares qui habitoient lenord de la Cìrcalîìe , qu’ils fatiguèrentpar des incursions multipliées. Justinien ,pour les récompenser , leur offrit desétablissemens dans la Pannonie , maisils ne vouloiént pas abandonner la Scy-thie ; & rebutés d’essuyer des refus , ilsfe déclarèrent contre les Romains. Alorsla nation se partagea. Une partie se fixadans les montagnes de la Circaílìe , &l’autre s’établit dans la Pannonie. Ceux-ci firent des incursions jusque dans lesGaules , où ils fe rendirent odieux parleurs brigandages , fous le nom de Huns,fous le régné de Clovis premier. Les au-tres , dispersés dans la Circassie , y por-tèrent leur langue & leurs mœurs , quin’avoient aucune conformité avec cellesde leurs voisins. Leurs bourgades , quine font qu’un assemblage de tentes , fontsituées fur des montagnes , chaque can-ton a son clief, dont aucun n’a un pou-voir arbitraire. C’est cette espece de gou-vernement qui fait la félicité des peuples