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Tome quatrième.
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sauvages : leurs mœurs antiques se sontconservées dans leurs, descendans qui senourrissent de leur bétail dans une terreavare de ses productions ; mais bornésdans leurs désirs , ils n’inquietent querarement leurs voisins. Ils se servent in-distinctement d’armes à feu , d’arcs , defléchés & de sabres. ' En 172.7 , ils sesoumirent aux Russes qui seuls pouvoientles protéger. Leur Sept , qui les fit con-sentir à cette révolution , se flattoit qu’enprenant de tels protecteurs il réduiroitfous son obéislànce les autres Hordes in-dépendantes. La famille de cet ambitieuxgouvernoit depuis long-temps les Avares ,& un de ses ancêtres avoir été rétabli dansla souveraineté de son pays par un dessils de Gengis-Kan.

, Les Avares de Pannonie menacèrentd’exercer de nouveaux ravages , si l’ona’augmentoit les subsides ; quoiqu’on leurfit un refus injurieux , il n’en est pasmoins vrai cjue leurs menaces déceloientla confiance qu’ils avoient dans leurs for-ces. Dans Pinvasion qu’ils firent en Aus-tralie , ils firent paroitre des spectres quimirent le désordre dans l’armée Françoi-se ; ce qui prouve qu’ils étoient d’adroitsimposteurs , ou que les François étoientd’une crédulité imbécille : au reste tousles Tartares adonnés à la magie pouvoientavoir des secrets éblouissans. Les Romainsvecurent en paix avec les Avares , lors-que Libéré, qui avoir éprouvé leur va-leur , sot parvenu à l’Empire. Mais lesBarbares cherchant à surprendre les Ro-mains , firent construire fur la Save unpont qui leur ouvroit un paflage dansles provinces de l’Empire. En vain ils pro-testeront qu’ils n’avoient que des vuespacifiques, Libéré exigea des sermenspour gages de leurs promesses. Le* Kantira son épée en disant : Je veux périravec toute ma nation , je veux que lavoûte du ciel nous écrase, que les mon-tagnes & les forêts tombent fur nos tètes ,que la Save nous engloutisss soys ses eaux ,si nous avons l’intention de porter la guerredans l’Empire ; enfin , pour mieux trom-per les Romains , il usa de 5 a formulede leurs sermens & jura fur l’Evangile ;il ne fut perfide qu’avec plus d’éclat. 11

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fit passer le pont à son armée ; & Libéré,étonné de leur progrès , n’en arrêta lecours qu’en leur accordant un subside an-nuel dont ils reçurent trois années d’a-vance. Plus ils obtenoient, plus ils ofoientexiger. Dès que Maurice eut été élevé àl’Empire, ils demanderent une augmen-tation de vingt mille livres d’or que l’Em-pereur, mal affermi, n’osa leur refuser.Les Avares , liés par les traités, en vio-lèrent bientôt la teneur. Leur grand prêtreayant séduit une des femmes du Khan , seréfugia chez les Romains dans Pespoird’y trouver Pimpunité. II en résulta uneguerre dont le. prélude sot glorieux pourles Romains ; mais la mésintelligence s’étantmise parmi leurs généraux , ils f urent bat-tus , & leur défaite rendit les Avaresmaîtres de la Lhrace ; & ils eustènt étenduplus loin leurs ravages si la peste , qui leurfit sentir son fléau, ne les eût déterminésà la paix.

Les Avares , dans Pespoir de s’enrichirdes dépouilles de Rome, entrerent pourla premiere fois dans PItalie, Pan 199 ;ils ravagèrent la Vénétie & tous les payspar où ils passerent ; ils parvinrent j u sequ’à Fréjus , qui leur sot livré par Ro-milde , femme du Roi des Lombards ,que leur chef avoit promis d’épouserpour prix de fa trahison. Mais dès qu’ilíùt maître de la Ville , il fit empaler cetteépouse perfide. Sous les regnes de Plio-cas & d’Héraclìus, ils porterent les ra-vages jusqu’aux murs de Constantinople.A force de vaincre ils épuisoient leurpuiílknce, & ils ne firent que des cour-ses paíïàgeres jusqu’au régné de Charle-magne qui , aílarmé de leur voisinage ,forma le dessein de les subjuguer. 11 sotprofiter de la division de leurs chefs pourétendre fa domination jufqu’à la rivièredu Rab. Le Duc de Frioul les voyantdans Pimpuiíîànce de résister, s’empara deRingue , qui étoit leur principal bou-levard , où il fit un butin immense. Cesot Pépin qui frappa les derniers coups,U leur fit une guerre où tous leurs chefspérirent ; la nation entiere sot dispersée& détruite. Lel fut le destin de ce peu-ple sauvage qui sorti des rives du fleuveAmour, parcourut en vainqueur la Chine