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& la Tartarie, s’établit à l’orient cl u V olga,d’où il pafia dans la Pannonie. L’EmpireRomain dans fa décadence n’eut point d’en-nemi plus redoutable. Après avoir désoléVltalie & les Gaules, ils furent enfin dé-truits par les François. Ce fléau dura pen-dant quatre cens quatre-vingt-neuf ans.La Pannonie , par une destinée malheu-reuse , fut successivement occupée par lesHuns, les Avares & les Turcs , qui tousavoient une commune origine. (T-n.)
AVARICE , f. f. (Amorale.) Ainsi que,1a plupart des passions, l’amour désor-donné des richesses n’est vice que par sonexcès : corrigé par une sage modération ,il reviendroit une affection innocente. L’orou l’argent étant, en conséquence d’uneconvention générale , la clé du commerce& sinstrument de nos besoins ; il n’estpas plus criminel d’en desirer , que desouhaiter les choses mêmes qu’on acquiertavec ces métaux.
Tout amour immodéré des richesses estvicieux , mais n’est pas toujours avarice.L’ avare , à proprement parler , est celuiqui , pervertissant l’usage de T argent ,destiné à procurer les nécessités de la vie ,aime mieux se les refuser, que d’altérer.ou ne pas grossir un trésor qu’il laisse,inutile. L’iliusion des avares est de prendrel’or & Targent pour des biens, au lieuque ce ne font que des moyens pour enavoir.
Ceux qui n’aiment Targent que pourle dépenser, ne sont pas véritablementavares ; Y avarice suppose une extrêmedéfiance des événunens, & des précau-tions excessives contre les instabilités de lafortune.
L 'avarice produit souvent des effetscontraires : il y a un nombre infini de gensqui sacrifient tout leur bien à des espé-rances douteuses & éloignées ; d’autresméprisent de grands avantages à venirpour de petits intérêts préfens. (X)
AVARIES f. f. ph ternie de Police demer ; ce font les accidens & mauvaisesaventures qui arrivent aux vaisseaux & auxmarchandises de leurs cargaisons, depuisleur chargement & départ, jissqu’à leurretour & déchargement.
II y a trois fortes S avaries , de simples
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ou particulières, de grosses ou communes J& des menues.
,Les simples avaries consistent dans lesdépenses extraordinaires qui font faites pourle bâtiment seul ou pour les marchandisesseulement ; & alors le dommage qui leurarrive en particulier, doit être supporté& payé par la chose qui a souffert ledommage ou causé la dépense.
On met au nombre des simples avaries ,la perte des cables, des ancres, des voiles,des mats & des cordages, arrivée par latempête ou autres fortunes de mer ; &encore le dommage des marchandises causépar la faute du maître ou de Téquipage.Toutes ces avaries doivent tomber furle maître, le navire & le fret ; au lieuque les dommages arrivés aux marchandisespar leur vice propre, &c. doivent tomberfur le propriétaire. La nourriture & leloyer des matelots, lorsque le navire estarrêté en voyage par ordre d’un souverain,sont aussi réputés simples avaries, lorsquele vaisseau est loué au voyage , & non au
mois , & c’est le vaistòau seul qui les doitporter.
Les grojfes ou communes avaries , sontles dépenses extraordinaires faites, & ledommage souffert pour le bien & le salutcommun des marchandises & du vaisseau ;telles que les choses données par compo-sition aux Pirates pour le rachat du navire& des marchandises ; celles jettées en mer;les cables & mats rompus ou coupés ; lesancres & autres effets abandonnés pour lebien commun du navire & des marchan-dises , cW. Toutes ces grojfes avaries doi-vent tomber tant fur le vaisseau que furles marchandises, pour être déduites aufou la livre fur le tout.
Les menues avaries font les lamanagesrouages, pilotages, pour entrer dans leshavres, rivières , ou pour en sortir ; &elles doivent être supportées , un tierspar le navire, & les deux autres tierspar les marchandises. On ne compte pointparmi les \avarìes les droits ds congé ,visite, rapport, balise, Ò'c. qui doiventêtre supportés par le maître du vaiíffau.On peut voir toutes ces avaries dansY Ordonnance de la Marine du moisd’Août 1681 j au tjt. vif (lu liv. II
Avaries