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Tome quatrième.
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enfans nés en France, ou qu’íl ne soit dequelqu’un des pays alliés avec le nôtre,qui font censés naturalisés , & jouissent detous les droits des sujets naturels, tels queles Savoyards, les Ecoflbis, les Portu -gais, & quelques-uns même, de privilègesexorbitans , tels que les Suisses , dontla condition est de beaucoup meilleure enFrance, que celle des naturels d u pays.

V->ycx> Naturalisation & Aubain.

Ménagé dérive ce mot du Latin , alibinattis j^Cujas à’advena , comme est appelletout étranger dans les capitulasses deCnarlemagne ; Ducange veut qu’il vienne& Manus , Eeossois ; & pour ceux quine feroient pas contens de cette derniereétymologie , il leur permet de le dériverdu mot Irlandais.

B . Pour que les sujets des pays alliéscontinuent de jouir du droit de naturalité ,il en faut une confirmation nouvelle,toutes les fois que le sceptre cliange demain, parce que ce droit est inaliénable,

& conséquemment toujours réversible àla couronne.

Le prétexte du droit d 'aubaine est d’em-pecher qùe les biens du royaume ne pas-enr en pays étrangers ; je dis prétexte, carîi c etoit là Punique & véritable cause,pourquoi Y Aubain ne pourroit - il pas ,comme le bâtard , disposer de son bien partestament, du moins en faveur d’un regni-cole ; ce qui pourtant ne lui est pas permis?

Vtyez Etranger. ( h)

AUBAN , f. m. terme de Coutume , estlllT ruc"-^ 11 ' pa Y e ou aïl Seigneur ouaux Officiers de Police , pour avoir per-immon d’ouvrir boutique. On appelle auíïïmban cette permission même. (H)AUBANS, Voyez, BaUBANS.

AUBE, f- f. vêtement de lin ou detoile blanche qui descend jusqu’aux talons ,& que le Prêtre porte à l’autel par-ellus les habits ordinaires & fous fa cha-suble; ssj-dacre, Soudiacre& les Induts,ont aussi cn aube fous leurs dalmatiques.

Autrefois les Ecclésiastiques portoientdes aubes ou tuniques blanches au lieu desurplis. Voyez, SURPLIS. On croît querians la primitive Eglise , c’étoit leur vête-ment ordinaire. Depuis on voit qu’íl éroitordonné aux Clercs de la porter pendant

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le service divin seulement. Concile de Narb.can . 12.

Dans les statuts de Ricnlphe, Evêquede Soissons , donnés en 889, il défendaux Clercs de se servir dans les sacrésmystères, de Yaube qu’ils portent ordi-nairement ; ce qui prouve que juíques-làles Ecclésiastiques portoient toujours uneaube fur leur tunique pour marque deleur état ; c’est pourquoi il en fálloít uneparticulière pour î’autel , afin qu’elle fûtplus propre. Fleury , tìifi. Ecclef. tom.

XI. (G)

Aube, èn Marine , c’est l’intervaîledu tems qui s’écouìe depuis le souper del’équipage jusqu’à ce qu’on prenne le pre-mier quart. Voyez Qu ART. (Z)

Aube , s. f. ( Hydraul .) les aubes sont

par rapport aux moulins à eau, & auxroues que Peau fait mouvoir , ce que sontles ailes des moulins à vent ; ce sont desplanchés fixées à la circonférence de laroue, & fur lesquelles s’exerce immédia-tement l’impulfion du fluide qui les chasteles unes après les autres, ce qui fàít tourner

la roue. Voyez PALETTE. (O)

* Si l’on considéré que la vitesse deseau n’est pas la même à différentes pro-fondeurs , & plusieurs autres circonstan-ces , on conjecturera que le nombre & ladisposition les plus favorables des aubesfur une roue , ne sont pas faciles à déter-miner. i°. Le nombre des aubes n’est pasarbitraire : quand une aube est entièrementplongée dans l’eau, & qu’elle a la posi-tion la plus avantageuse pour être bienfrappée, qui est naturellement le perpen-diculaire au fil de seau , il saut que 1 aubequi la suit & qui vient prendre sa place,ne faste alors qu’arrìver â la surface deseau , & la toucher; car pour peu qu’elley plongeât, elle déroberoít à la premiereaube une quantité d’eau proportionnée ,qui n’y feroit plus d’ìmpression ; & quoi-que cette quantité d’eau fît impressionfur la seconde aube , celle qui feroitperdue pour la premiere 11e feroit pasremplacée par - là ; car simpreífion surla premiere eût été faite sous sangle leplus favorable, & l’autre ne peut l’être

Î que sous un angle qui le soit beaucoup

niQÍtts, On doit, donc faire en sorte qu’une

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