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Pour la guérir , on saigné les bêtes âla tempe , ou à la veine qui passe furle nez ; alors la bête s’évanouit, & meurtquelquefois. Pour éviter la saignée , onprend des bettes sauvages , on en expri-me le suc ; on en met dans le nez de labête malade ; on lui fait manger de laplante ; on lui coule aussi dans les oreillesdu jus d'orvale.
L 'avertìn donne lieu à Faction redhi-bitoire.
AVERTIR un cheval, en Mane'ge ,c’est le réveiller an moyen de quelquesaides, îorsqu’il se néglige dans l’on exercice.Ce terme ne s’emploie guere que dans lemanège. (F)
AVERTISSEMENT j f. m. ( Lìttáat .)conseil Ou inftructìon , q u'on donne â unepersonne qui y est intéressée. Ce m otìent du Latin advértere , considérer, faireattention.
Les auteurs , à la tête de leurs ouvra-ges , mettent quelquefois un avertissementau lecteur, pour le prévenir fur certai-nes choses relatives aux matières qu’iis'traitent, ou à leur méthode. Quand ces'avertissement font d’une certaine éten-due , on lés nomme Préfacés. Foyez,Préface.
Avertissement , se dit aussi d’unepetite signification en papier timbré , queles receveurs de la ca pi ration envoyeurà ceux qui négligent de la payer, (g)ÁVERTíSSEUR, f. m. (tììfi. mod.)officier de la maison du Roi , dont lafonction est d’annoncer quand le Roi vientdîner.
* AVES, (l’Isle d’) oh DES OI-SEAUX , petite Isle de l’Amérique mé-ridionale , vers le 11 d - 45'. de lâtìttcde ,au sud de Porto Rico , & au sud-est deITsle de Bonáir.
11 y a une autre Isle de même nom aunord de la précédente, vers le 15 e degréde latitude.
Et une troisième dârts l’Amérique sep-tentrionale , procîie la côte orientale deTerre-neuve , au co-’. 5'. de latimie.
ÀVES , (riq d’) riviere du Portu-gal , qui coule dans le pavs d’entre Ducro& Minho, & se jette dans la mer, aubourg de Villa de Conà
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AVESNES , ( Geogr. ) ville forte deF rance dans le Hainault, fur la riviered’Hespre , environ à sept lieues sud-est deValenciennes. il y a dans cette ville unbailliage royal , un chapitre & un état-major , dont le gouverneur perçoit enapuointemens & émolumens, près dei2.oco livres par an. Elle fut fortifiée fousLouis XIV. par les foins du Maréchal deVauban. Long. 21, a3. lat. to , 10. (-f)
AVììTTE , f. f. ( Hljl. nat. Infeâolog .}on donnoit autrefois ce nom aux abeilles.Foyez. ABEILLE. (/)
AVEU. Foyez, Adv eu.
AVEUER, ou mieux AV.UER unsperdrix , se dit en Fauconnerie , pour I3luivre de l’œil, la garder à vue , & ob-server quand elle part, & qu’elle va s’ap-puyer dans les remises.
AVEUGLE , ad. pris subst, se dit d’unepersonne privée de la vue. Cette priva-tion devroit, suivant l’analogie , s’ap-peller aveuglement ; mais ce mot n’estusité que dans un sens moral & figuré ,& ce n’est pas le seul de notre languequi ne se prenne que dans un sens mé-taphorique ; bassesse est de ce nombre. Laprivation de la vue est appellée par quel-ques écrivains ce'cité, du mot Latin ccecìtas ,qui vient de ctxcas, aveugle ; & ce mot ,qui est commode , nous patoit mériterd’être adopté.
On peut être aveugle de naissance , ouîe devenir soit par accident, soit par ma-ladie. Notre dessein n’est point ici detraiter des maladies ou des causes quioccasionnent la perte de la vue , & qu’ontrouvera dans ce Dictionnaire a leurs ar-ticles : nous rtous contenterons de fairedes réflexions philosophiques fur la cécité ,fur les idées dont elle nous prive , furPavantage que les autres sens peuventen retirer, ’&c.
11 est d’áhor-d évident que le sens dela vue étant fort propre à nous distrairepar îa quantité d’objets qu’il nous-pré-sente à la fois , ceux qui font privés dece sens doivent naturellemeite , & en gé-néral , avoir plus <f attention aux objetsqui tombent fous leurs autres sens. C’estprincipalement à cette cause qu’on doitattribuerla finesse du-toucher & del’ouie r