44 A U G
Auget , s. m. & Augette , s. f.
( Art milit. ) ce sont des conduits debois ou se placent des saucissons qui con-duisent le feu à la chambre des mines.Voye\ Mine. (Q)
Auget , en terme d'Epinglier , estune espece d Auge fermée d’un bout ,depuis lequel ses parties latérales vonttoujours en diminuant de hauteur. IIsert à mettre les épingles dans la frot-toire. Voye ^ FrOTTOIRE.
* AUGIAN , ( Géog. ) ville de la pro-vince d’Adherbigian. Long. 82. 10. lat.sep. 37. 8.
AUGIAS, ( Hist. mythol. ) vécut dansles tems fabuleux , & fut contemporaind’Hercule. II fut , suivant les poëtes, filsdu soleil. Il ne pouvoit avoir une plusbrillante origine. On prétend qu’il régnaen Elide. On raconte qu’ayant promisune grande récompense à Hercule pournétoyer ses écuries, il refusa d’exécuterfa promesse. Non content de priver Her-cule du fruit de ses travaux , il prétenditle chasser de ses états lui & Philée sonpropre fils. Hercule indigné de cet affrontlui fit la guerre , & après l’avoir tuédans un combat , mit Philée fur le trônepour le récompenser de ce qu’il avoit' fait voir plus d’amour pour la justice,que d’intérêt pour son pere. C’est cettefable qui a donné lieu au proverbe ,nettoyer les écuries í AUgìas , pour direentreprendre une chose impossible. Onajoute qu’Hercule en vint à bout en fai-sant passer à travers les écuries les fleu-ves Alphée & Penée. Apol. Bih. liy. II.c. 4. Erafi Prov. (T—n. )
AUGILES ou Augilites , f. m. pi.
( Hist Géogr. anc. ) peuples d’Afrique,qui habitoient la contrée qui séparait lesGaramantes des Troglodites. Hérodoteîes confond avec les Naíomanes leursvoisins , qui étoient aussi sauvages qu’eux.Leur histoire n’ossre rien de mémorable :tout peuple fans loix & qui n’a qu’uninstinct brutal pour réglé & pour guide ,ne peut intéreíïer par ses fastes. II nes’occupe que des moyens de subíster &du plaisir de se reproduire. Son histoiren’est guere que celle de l’anîmal. Maiseçs automates se. rapprochaient dçs au-
A U G
tres hommes par leurs superstitions. Pom-ponius Mêla nous apprend qu’ils n’avoientd autres dieux que les manès , c’est-à-dire les manès de leurs ancêtres. Rienne se decidoit dans les afíèmblées natio-nales & dans la vie privée , qu’aprè&avoir juré par eux. Ils se couchoient surles tombeaux pour y recevoir des ins-pirations qui devenoient les réglés deleur conduite. Leurs mariages n’étoientque des accouplemens fortuits, forméspar le besoin du moment. Leurs rois n’é-toient que des chefs , qu’ils choifistoientlorsqu’il s’agissoit d’aller égorger leursvoisins. ( T—n. )
, * AUGITES , ( Hist. nat. ) nom d’unepierre précieuse dont il est fait mentiondans Pline, & qu’on croît être la mêmeque le cal lais autre pierre précieuse,d’un verd pâle , de la grosseur & dupoids de la topaze , imitant le saphir,mais pins blanche.
AUGMENT , f. m. terme de Gram-maire , qui est fur-tout en usage dansla Grammaire greque. L 'augment n’estautre chose qu’une augmentation ou delettres ou de quantité ; & cette augmen-tation se fait au commencement du ver-be en certains temps , & par rappoit àla premiere personne du présent de vin-dicatif , c’est-à-dire que c’est ce mot-làqui augmente en d’autres temps : parexemple , ti ’nrìa , veríero , voilà la pre-miere position du mot fans augment •mais il y a augment en ce verbe à l'im-parfait , iitvwtov 5 au parfait, Tilvtpa. j au.plusque parfait , ítítvçuv ; & encore àl'aoriste second , îtvttcv.
II y a deux fortes à’augment ; l’un estappellé fyllabique , c’est-à-dire qu’alorsle mot augmente d’une syllabe tvVt®n’a que deux syllabes ; ìstudlov qui estl'imparfait en a trois , ainsi des autres.
L’autçe forte S augment qui se faitpar rapport à la quantité prosodique dela syllabe , est appellé augment tempo-rel , íhívdct , venio ; i!htvàov , veniebam ,où vous voyez que l’ê bref est changéen ë long , & que Vaugment temporeln’est proprement que le changement dela breve en la longue qui y répond. Voy.
. la Grammaire greque de F-R,