51 • A TJ G
à-dire des théologiens qui admettent lagrâce suffisante.
C’est de cet ouvrage qu’ont été extraitesles cinq fameuses propositions, dont noustraiterons avec plus d’étendue à l’arti-cle Jansénijme. Voye ^ JANSÉNISME.
^ ^AUGUSTINS, f. m. p!. {Hist. ecclés.)ordres religieux qui reconnoisíènt S. Au-gustin pour leur maître & leur pere , &qui professent la réglé qu’on dit qu’i!donna à des moines , avec lesquels ilvécut à la campagne près de Milan , &dont il mena quelques-uns avec lui enAfrique. Il les établit prcs d’Hipgone ,lorfqu’ir en eut été fait évêque.
Les religieux que nous appelions Au-gustins étoient dans leur origine des her-mites , que le pape Alexandre IV. ras-sembla en 1256 , auxquels il donna laréglé de S. Augustin, & pour GénéralLanfrac Septala de Milan , homme d’unetrès-grande piété. Cet ordre, fameux parles saints & les savans qu’il a donnés àl’Eglise, s’est divisé en diverses branches,car les hermites de saint Paul, les Jéro-nymites, les religieux de sainte Brigitte ,ceux de saint Ambroise , les freres dela charité , & plusieurs autres ordres ,jusqu’au nombre de soixante & plus , fui-ve/it tous la réglé de saint Augustin. EnFrance les hermites de saint Augustinont une congrégation particuliers , ditela communauté de Bourges ou la pro-vince de saint Guillaume. Les Augustinsdéchaust’ésíont une réforme de cet ordre,commencée en Portugal en 1574. Tousces religieux font vêtus de noir &; fontun des quatre ordres mendians. Voye{Mí-NDIANS.
. Il ne faut pas confondre ces religieux avecdiffirentsautres ordres ou congrégations,dont les numbres, fous le titre de cha-noines réguliers, professent la réglé desaint Augustin, tels que ceux deLahan ,du saint Sépulchre , de saint Sauveur ,de íàint Ruf, du Val des écoliers, &en particulier de !a congrégation de Fran-ce , plus connus fous le nom de Génové-jains qu’ils ont tiré de la maison desainte Génevieve de Paris , dont 1 abbéest toujours leursupérieur général.
A U G
Il y a aussi diverses abbayes de filles &de chanoinesses de Pordre de saint Au-gustin. Voyei Religieuses&Chanoi-nesses. ( G )
Augustin ( Saint ), neuvieme corpsdes caractères ^Imprimerie: fa proportionest de deux lignes deux points, mesurede Péchelle. Son corps double est le petitcanon.^ Voye?^ les proportions des carac-tères d’Imprimerie, é Vexemple à Varticle
Caractère.
* Augustin ( Saint ), Géog.î òrtdePAmerique septentrionale, sur la côteorientale de la Floride , à l’extrémitéd’une langue de terre. Longit. 29S. 30.lat. 30.
* AUGUSTINE , adj f. ( Hist. anc. )nom d’une fête qui se célébrois à Romele 4 des idesd’octobre, en l’honneur d’Au-guste , & en mémoire de son heureux re-tour , après la pacification de la Grece,de l’Asie, la Syrie , Sc des provinces con-quises fur les Parthes. Elle étoit foîern-nelle ,, & accompagnée de jeux. Voyet^
Augustaux. (G)
AUGUSTINIENS, f. m. pi. ( Théol.Hist. ecclést ) nom qu’on donne dans lesécoles aux théologiens qui soutiennentque la grâce est efficace de sa natureabsolument & moralement, & non pas re-lativement & par degrés. Voye^ GïtACEEFFICACE. On les appelle ainsi , parceque dans leurs opinions ils se tondentprincipalement sur l’autorité de SaintAugustin.
Le système des Angustinìens sur lagrâce , se réduit principalement à cespoints.
1 Ils distinguent entre les œuvres na-turelles & les œuvres surnaturelles ; entrePétât d’innocence , & 1 état de naturetombée.
2°. Ils soutiennent que toutes les créa-tures libres dans P un ou Pautre de cesdeux états, ont besoin pour chaqueaction naturelle, du concours actuel deDieu.
3 0 . Que ce concours n’est pas antécé-dent , ni physiquement prédéterminant ;mais simultanée &. flexible au choix dele volonté \ ea forte que Dieu concourtà telle ou à telle action, parce que la