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valiers, qui en portèrent !e nom ; queSandre I. leur ayant accordé en 1181ïir.e terre fur la frontière pour y cons-truire un château , ils apperçurent deuxoiseaux au moment qu’on pofoit la pre-amiere pierre , & qu’ils en prirent le nom$ Avis ; qu’Innocent III. approuva cetctaoiiíièment en U04, que Vordre d' Avisservit bien la religion contre les Mau-res ; qù’en 1213 il obtint de l’ordre deCalatrava plusieurs places dans le Por-tugal ; qu’en reconnoistànce il fe soumità cet ordre , dont il ne fe sépara qu’enI385 , j pendant les guerres des Portu-gais & des Castillans ; que le concile deHâle tenta inutilement de le rapprocher;qu’il cessa alors d’avoir des grands-maî-tres, les papes n’ayant voulu lui don-ner que des administrateurs , & que lagrande-maîtrife fut'réunie à la couronnece Portugal par le pape Paul III.Uordre d'Avis portoit l’habit blanc deCítcaux, & pour armes , d’or à la croixfieurdelifée de fynoples , accompagnéeen pointe de deux oiseaux affrontés deíâble.
* Avis , ( Ge'ogr. ) ville de Portugaldans l’Alentéjo proche lariviere du mêmenom. Long. 10. 30. lat. 38. 40.
AVISER , avertir , terme qui étoitautrefois en usage parmi les négociants ,pour signifier donner avis de quelquechcfj à un correspondant. (G).
ÁVISON , ( Ge'ogr. ) haute montagnedes Vôges, l’une de celles qui entou-rent la ville de Bruyères. Nous en par-lons à cause d’une fête singulière quis’y célébré annuellement le premier di-manche de carême. Les garçons de laville grimpent au sommet de cette mon-tagne , où ils allument un grand feu avantle lever du soleil. Celui d’entr’eux quia la voix la plus sorte , y lit un écritcontenant des projets de mariage entreles filles & les garçons , qui ont paruíe convenir par les amitiés qu’ils se fontlaites dans le cours de Tannée. La lec-ture de chaque projet de mariage estsuivie d’une décharge de boîtes & dcmoufquetcries, proportionnée à la qua-lité des personnes dont on vient de par-les , & à Teíiime qu’cnt pour elles les
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scieurs âe cette comédie. Tout cela n’eííque le prélude d’une fête qui fe dermepar les élégans aux élégantes, !e diman-che suivant , & qui consiste en con-certs , bals , Les jolies silks ce
Bruyères , savent bien si tout cela lesamuse. Ceci est tiré des œuvres de M. J. J.Rousseau, (-j-)
AVISURE, s. f. en terme de Chan-deronmer - Ferblantier . &c. c’est dansune piece un rebord qui fe rabat furune autre , & les unit étroitement en-semble.
AVITAILLEMENT ou AVTC-TUAILLEMENT , í Art. milit. & Ma-rine. ) c’est la provision des victuail-les , aussi-bien! que le soin de faire, lesprovisions nécessaires pour une place ,pour un vaisseau.
AVITAILLER ou AVICTUAÌLLER
un vaijseau , une place ; c’ciì les-fòurnirde vivres.
AVITAÌLLEUR , AVICTUAIL-LEUR, AvITUAlLLEUR, f. m. c’estcelui qui est chargé de fournir les vi-vres du vaisseau ou de la place. (Z)AVITUS, ( Hifi. du Bas- Emp. )sorti d’une famille patricienne , de !acité d’Auvergne , fut moins illustre perfa naissance & son élévation que par sesqualités personnelles. Sa douceur & famodération lui méritèrent la confiancede Théodoric, Roi des Visigoths , quine sit rien fans le consulter, & qui sem-bla ne voir que par ses yeux. Aviti.sn’ufa de son Ascendant fur Tesprit de ceprince , que pour rétablir la tranquillisédans fa patrie ; & plus citoyen qu’sm-bitieux , il fe crut aílèz heureux en jouis,fant du bonheur qu’il avoit le crédit ce .procurer aux autres. Il fut employé cansles plus importantes négociations ; íâdextérité à manier les esprits , fa pru-dence fans artifice en assurèrent le succès ; '& fa parole fut le plus sûr garant c::straités. Ce fut par son éloquence douce& persuasive, que.les Visigoths fe joi-gnirent aux Romains centre Attila.Aétius qui lui donna tente fa confiance ,eut toujours à fe féliciter d’avoir suivises conseils : fes service» lui méritèrentla dignité de martre de la milice dans le