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Tome quatrième.
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A V I

da prétoire dos Gaules. Lar'ar’P.rc dont il s’cn acquitta , le fitjuge de l’cmpire ; il dut son élévationaux beiics-lettres , à qui tant d’autresreprochent le renversement de leur for-tune : ce fut en donnant des leçons dedroit & de littérature à Théodorie II ,ou’il développa son génie & ses connais-sances. Rome agitée de discordes civiles,ne pouvoit le résoudre à nommer unsuccesseur à Maxime. On y étoit plusoccupé des moyens de conserver sa viequ’à former des intrigues souvent fu-nestes à leurs auteurs. Théodorie qui pou- -voit envahir l’empire , n’aspira qu’à lagloire d’en disposer. Il fait venir dans facour Avttus , & le proclame Empereur ;Montez au trône , lui dit-il , tant quevous gouvernerez l’empire , il n’aura,point de soldat plus ardent à le défendre.Ce choix fait par un roi barbare , su-roît dû soulever les esprits. Les Visigoths,il est vrai, étoient bien soldats Romains ;ruais ils n’avoient point la qualité decitoyens : armés du pouvoir la force futjeur droit. D’ailleurs la milice depuisCug-temps avoir usurpé le privilège denommer les Empereurs ; & Théodorietr0 ? puissant pour qu’on refusâtoe souscrire à son choix ; il eût été sou-tenu par les Gaulois , dont la vanitéctoit flattée de voir un de leurs com-patriotes placé fur le trône d’occidenç.Áiníi, au lieu de trouver des murmu-r atours , Avis us ne vit que des sujetsemnrcfiés à lui jurer Pobéistànce. Le jourOv ion installation fut marqué par salé-preste publique , & lui seul parut gémirsa nouvelle grandeur. Tous les dé-putés de la nation , qui assistèrent à cettec r ".mcni e , font défignés par le titrec nonorable , qui alors n’étoit accordé«ut aux reoresentans.de la communauté,^ que I usage prostitue aujourd’hui auxp ’.is vils favoris de la fortune ; il fut re-vu.i d.; pouvoir suprême par les mêmesra; mus qui , du temps de Rome ver-tus;: c . avaient éé'vé au consulat ou àla diriatire îc.c .. ahr; '-s , les Camille;Z: U;s •• , qri ìseurent- d’autrçs

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qu’à la sollicitation des Gaulois , qu'ilconsentit à accepter sempirc ; il savoircombien il étoit dangereux de devenirle maitre de ceux dont on avoit été ré-gal. Dès qu’il eut été proclamé , il juraInobservation du contrat social, dont le»droits toujours sacrés sont souvent vio-lés par le plus fort. Il partit ensuite pour.Rome , où il fut reçu avec autant d’ap-plaudiíîèment que fl sa nomination eûtété l’ouvrage du peuple & du sénat jl’ancienne constitution exigeoit de n’éíireles empereurs que dans les murs de cettecapitale du monde , qui n’étoit plus qussombre de ce qu’elle avoit été. L’exemplede Galba avoit autorisé à ne plus s’aifli-jettir à cette formalité ; & A.vitus ss fieun devoir de la rétablir.

II écrivit à Martian , Empereur d’o-rient , pour le prier de le reconnoîtrepour son collègue : c’est ce qu’on appel-loit alors Vunanimité ; c’est un antiquepréjugé que l’empire d’occident, toutes lesfois qu’il venoit à vaquer , étoit réuni àcelui de l’orient , & que îa portion dupeuple Romain , restée dans l’Italie r.epouvoit se donner un maître sans le con-cours de la portion transplantée à Byzance.Les ambassadeurs envoyés à Martian fu-rent reçus honorablement ; & Avifusfut reconnu pour son collègue : il nesoutint pas sous la pourpre l’idée qu’ons’étoit formée. II avoit des vertus ; &l’homme de bien n’est pas toujours 1?plus propre à gouverner les méchans &lçs hommes entraînés par l’agitatien deleurs passions. L’empire alors avoit plu-sieurs maîtres ; ôc les sujets ne savoientpoint obéir. Son régné n’ofFre rien demémorable ; il eût mieux aimé pacifierles troubles de l’état , que d’en étendreles limites. II fournit un corps de troupesà Théodorie II dans l’invaíìon qu’il fiten Espagne alors partagée entre les Ro-mains & les Barbares. Ce fut encoresous son régné que Ricimer tailla enpieccs , dans file de Corse , les Van-dales d’Afrique ; mais Avìtus acheta biencher les victoires de son Général quiabusa de son autorité contre celui qui l’enavoit fait dépositaire. Ricimer soulevafarinée d’ItaliQ : & soutenu du sénat

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