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purent , s’ulcerent ,* d’autres fois il s’enluit des fquirrhes qui dégénèrent tôtou tard , des sieurs blanches très-diíficilesà arrêter ; enfin un dépérissement géné-ral de tous les organes qui, dans l’état devie, ont avec la matrice une correspon-dance immédiate 6c réciproque.
Le danger commun que courent lamere & le fœtus, & P incertitude desmoyens qu’onpeut employer , les ren-dent donc illicites en toute maniéré. IIfaut attendre le développement du fœtus,on a Pespoir de le conserver avec samere par Popération césarienne lorsque^accouchement naturel est impossible.Seroit-ce d’ailleurs la premiere fois qu’onverroitpar succession de temps, unefemme mal constituée en apparence,rentrer dans la claíïe ordinaire , & por-ter des fœtus à terme fans accident,après avoir fait plusieurs fausses cou-ches ?
Si le vice de conformation est extrême,que le danger soit évident pour la mere ,& que le íòetus soit encore dans ses pre-miers temps, feroit-il permis par le droitnaturel d’exciter Yavortement par desmoyens prudens & à l’abri des alté-rations intérieures ? Les avortemensfont infiniment moins dangereux pourla mere dans les premiers temps ; onauroit donc espoir de lui conserver lavie : le fœtus au contraire est condam-né à mourir de nécessité, avant ou pen-dant Taccouchement. Seroit-il permis,dans ce cas, de faire un bien réel enconservant la mere aux dépens d’un fœtusqui ne peut jamais jouir de la lumière ?G’est une question trop délicate 6c tropdifficile à résoudre , pour que nousosions hasarder de dire ce que nous cripensons.
Un autre cas encore plus ordinaire ,c’est lorsqu’on voit tous les signes d’unavortement inévitable , que f ouverturede l’uterus est resserrée & l’hémorragie siconsidérable , qu’on ne peut sauver lamere qu’en la faisant ceslèr. On saitqu'alors le plus sûr & même Tuniquemoyen d’arrêter Thémorragie, c’est detirer le fœtus 6c Tarriere-faix. Albertis’oppofe à cette pratique qu’il taxe de-,
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criminelle ; cependant elle est mise tousles jours en usage par les accoucheurs.On dira que le fœtus périt de nécessitédans ces circonstances , puisqu’on n’a au-cun moyen de recoller le placenta à lamatrice , & que la mere court aussi lemême danger tant que dure Thémor-ragie.
La certitude de la mort du fœtus , s’ilest peu avancé; 6c la possibilité , ou mê-me la vraisemblance du salut de la mere,seroient des raisons assez puissantes pourautoriser cette pratique. Si les fœtus aatteint lê septième ou !e huitième mois,on a une raison de plus pour la mettreen usage , parce qu’alors le fœtus étantcapable de vie, oná espoir de conserverl’un 6c Tautre.
Mais le fœtus ayant atteint le neu-vième mois 6c ne pouvant sortir vivantpar la mauvause conformation de la mere,ou les inconvéniens dç fa situation, est-ilpermis de le tirer dans l’uterus & de lesortir par pìeces , dans le dessein de con-server la mere? Cette question impor-tante a souvent été agitée 6c l’on s’estmême décidé pour la négative. Dans lasupposition qu’on avoit à opter entre lavie d’une femme qui a déja parcouru lamoitié de sa course 6c celle d’un enfantqui est au point de la commencer , ona cru qu’il étoit de Tintérêt de la société& même du droit naturel de sacrifierla mere pour conserver Pensant. On n’a.pourtant point rassemblé tous les élé-mens de cette efpece de calcul. Si Tondonne pour raison de ce choix le bienqui revient à la société de toute la vied «n-homme, comparé avec celui qu’unesemme'peut procurer par la moitié de sa-vie, malgré Tapparence qui en imposecn faveur de Tentant , je croirois que la -préférence doit être pour la mere. Elle adéja franchi Tâge le plus critique de la vie( l’enfance ) ; elle a donné des preuvesde fécondité , elle a rendu des servicesqui exigent quelque reconnoisíànce , 6cle droit qu’elle a à la vie est plus pro-bable 6c mieux fondé que celui d’unfœtus dont on ne connoît ni la force niTorganisation. En admettant que l’enfantsoit vigoureux & vivace, il fâudroic ten-