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ter Popération césarienne, en cas qu’ellefût pratiquable ; mais s’il n’y a point d’es-poir de réussite, comment se résoudreà sacrifier la mere ? Ce que je viens de diresuppose toujours la possibilité de sauverla mere ou Pensant selon qu’on voudra sedéterminer : car si l’état de la mere estdésespéré, peut-étre faudroít-il préférerde la sauver.
Quiconque excite P avortement par descauses violentes est puni suivant la rigueurdes loix. La peine est néanmoins plus lé-gere selon plusieurs jurisconsultes lors-que le fœtus est encore informe ou qu’il«’est pas animé ( selon quelques-uns ) ;elle est plus grieve lorsque le fœtus estdéja formé & capable de vie. Dans lepremier cas, on ne punit, selon ces ju-risconsultes , qu’à cause du tort fait aupere , en le frustrant de Pespoir qu’il avoitde se reproduire. Dans le second cas onpunit Phomicide.
Cette distinction est heureuse , sansdoute , dans quelques cas. puisqu’ellemitigé la rigueur de la loi sans laislèr lecoupable impuni', mais examinée de prèselle tient plus à une subtilité qu’au droitnaturel. Qu’importe que le fœtus soitinforme, pourvu qu’il soit capable deperfection & de vie? Cbaqúe âge dePhomme a sa maniéré d’étre ; un enfantne ressemble en rien à un adulte ni parles facultés morales ni par les physiques ;il y a peut-être moins de distance dufœtus informe au fœtus organisé, qu’iln’y en a de ce dernier au nouveau né &h Padulte.
Ce n’est pas l’animation du fœtus quimet obstacle aux avortemens , comme leveut Zacchias , ( lib. II. quefi. x. ) quiavance que la multiplicité des avortemens ,dans les premiers temps de la grossesse ,vient de ce que le fœtus, encore infor-me , n’a aucune force & ne s’oppose pointà celle qui le chasse ; au lieu que vers lafin il est assez vigoureux pour lutter con-tre cette force. Le fœtus ne jouit d’au-eune action de cette efpece; renfermédans ses membranes, il est purement pastis,la feule adhérence de l’arrìere -faixà lamatrice explique cette différence plus na-íurellement.
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Si le fœtus dont une femme avortevolontairement a atteint le septième mois,& s’il est prouvé par Pexamen qu’il est sortivivant du sein de sa mere, elle est dansle cas d’infanticide , parce que la viabilitéde Pensant ', & les preuves positives dcvie après la sortie, indiquent sa négli-gence ou íà mauvaise'volonté. Elle est cri-minelle dans ce cas lors méme qu’elle neparok point complice de la cause de lse-vortement.
,Mais si Pensant dont elle avorte estné mort, foible, avant tout terme usité,alors elle n’est criminelle que dans le casde complicité de la cause de P avorte-ment. Í
Dans tout avortement d’un fœtus qu!a vie , il y a nécessairement hémorragiepar la rupture des vaisseaux sanguinsqui unissent le placenta à la matrice.Cette circonstance peut n’avoir pas lieudans la sortie d’un avorton mort depuisquelque temps, mais alors les causes deP avortement n’ont rien qui indique vio-lence extérieure ou intérieure. L’hémor-ragie n’a pas lieu de nécessité dans lesavortemens des premiers temps de lagrossesse, c’est-à-dire depuis deux ontrois semaines jusqu’à deux mois après laconception. Le placenta n’est pas encoreadhérent à la matrice ; Pembryon est con-tenu dans ses membranes comme dans unpetit œuf, & cet œuf peut s’échapper paraccident lorsque Porifice de Putérus sedilate. ( Obs. d'Hipp. )
Si au contraire Y avortement dépend deviolence extérieure ou intérieure , il y atoujours hémorragie plus ou moins con-sidérable, quand même le fœtus scroitmort dans le ventre de fa mere avantla sortie. La connoistance de l’union duplacenta à la matrice prouve assez ce queje viens dé dire. Mais il arrive quelque-fois que des causes violentes , qui rom-pent cette union , ne suffisent point pourfaire sortir le fœtus & l’arriere-faix dela cavité de Puterus. L'bémorragie fuitnécessairement la séparation de l’arrrere-faix ; mais le volume du fœtus , l’iner-tie ou la foiblesse de la matrice , la cons-truction de son col , permettent la sortieau sang & non ,à d’antres parties plus
volumineuses