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En quatuor aras.
‘ou assurément altaria est bien comprisdans ara ; car il est question entr’autresde Phabus, qui étoit un dieu céleste.De même Cicéron, pro Quint. Arasdelubraque Hecates in Gracia vidimus.
Les Grecs distinguoient auffi deux for-tes à'autels ; Pun fur lequel ils facri-fioient aux dieux , qu’ils appelloient' , & qui étoit un véritable autel :
l’autre fur lequel ils facrifioient auxhéros , qui étoit plus petit, & qu’ils-appelloient Poilux fait cette dis-
tinction de deux fortes d 'autels uíìtésclicz les Grecs , dans son Onomafticon : ilajoute cependant que quelquefois lespoètes employoient le mot , pour
exprimer Vautel fur lequel on sacrifioitaux dieux. Les Septante employc-nt austìle mot t<rxetp «, pour un autel bas , qu’onpourroit exprimer en latin par craticula ,attendu que c’étoit plutôt une efpeced’âtre ou foyer qu’un autel.
Varron dit qu’au commencement lesautels étoient portatifs , & coníìstoienten un trépié fur lequel on mettoit dufeu pour brûler la victime. Les autelsétoient communément dans les temples ;cependant il y en avoit de placés enplein air soit devant la porte des temples,soit dans le péristyle des palais desPrinces. Dans les grands temples de l’an-cienne Rome il y avoit ordinairementtrois autels : le premier étoit dans lesanctuaire, & au pié de la statue dudieu ; on brûloir l’encens, les parfums,& l’on y faifoit les libations : le secondétoit devant la porte du temple, & ony offroit les sacrifices ; le troisième étoit unautel portatif, nommé anclabrh fur lequelcn pofoit les. offrandes & les vases sacrés.On juroit parles autels & fur les autels ;& ils fervoient d’afyle aux malheureux.Lorsque la foudre tomboít en quelquelieu , on y élevoit un autel en l’hon-neur du dieu qui l’avoit lancée : Deofulgatorî aram & locùrn hune religiofum■ex arufpicum fententiá. Quint. Pub.Font. pofuit , dit une ancienne inscrip-tion. On en élevoit auiìi pour conserver
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la mémoire des grands événemens ?comme il paroît par divers endroits del’Ecriture.
Les Juifs donnoient austì le nom d'au-tels a des especes de tables qu’ils dref-soient au milieu de la campagne, poursacrifier a Dieu. C’est de ces autels qu’ilfaut entendre plusieurs pafíàges où onlit : En cet endroit il e'difia un autel aaSeigneur.
11 faut pourtant observer que ces au-tels ainsi dressés en pleine campagnepour sacrifier , n’ont été permis que dansla loi de nature ; car dans celle de Moyfeil ne devoir y avoir pour tout le peupled’jsraèl qu’un autel pour offrir des vic-times ; & c’étoit celui des holocaustesqui étoit d’abord dans le tabernacle ,austì bien que Y autel des parfums : car onlit au chap. xxvij du livre de Jo r ue', queles tribi.-s de Ruben , de Gad , & lademi-tribu de Manassé qui en dressèrentd’autres , furent obligées de se discul-per, en remontrant qu’elles ne lesavoientpas érigés pour sacrifier, mais seulementpour servir de monument. II y eut dans letemple de Salomon, comme dans le ta-bernacle , deux autels , Pun pour les ho-locaustes , & P autre pour les parfums.C’étoit violer la loi dans un point ca-pital , que d’offrir des sacrifices en toutautre endroit : austì les autels que Jéro-boam érigea à Samarie ; & ceux que lesJuifs, à Pexemple de quelques-uns deleurs rois, élevèrent fur les hauts lieux,furent en abomination aux yeux deDieu.
Autel parmi les Chrétiens , se ditd’une table quarrée , placée ordinaire-ment à l’orient de P église ; pour ycélébrer la m este. Voyez. EUCHARIS-TIE.
L ’autel des Chrétiens ne ressemblepour fa construction : ni à ceux desPayens, ni à ceux des Juifs : mais ilest fait comme une table : parce quel’Eucharistie fut institué par J. C. àun souper , & sur une table : ainsi onpourroit Pappeller , comme on fait eneffet en quelques endroits table de com-munion. Voyez, Communion.
Ce ffest pas que le nom d 'autel n’y