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Tome quatrième.
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des preuves évidentes dans la cause desQuartodécimans & dans celle de Rebap-tisans, que les évêques des plus grandslièges reconnoiííòient dans celui de Ro-me une primauté d’honneur & de juris-diction. Voyez, PRIMAUTÉ. QUARTO-DÉCIMANS , & REBAPTISANS.

Bingham dans ses antiquités ecclésiasti-ques , distingue quatre sortes autocé-pbales: i°. tous les anciens métropoli-tains auxqucls on donnoit ce nom avantl’institution de la dignité patriarchale :2 °. depuis cette institution les métro-politains indépendans , tels que ceuxd’Ibérie, d’Arménie, & de l’íle de Chy-pre. 11 comprend auíli parmi ces auto-tcpbales , les anciens évêques de la Gran-de-Bretagne , qui ne reconnoiííòient ,dit-il, pour supérieur , que Farçhevê-quede Caerleon ( arcbìepifcopo Caerle-gionis parebant ) , & non le pape, avantque le moine S. Augustin fût venu enAngleterre. Nous montreront en trai-tant de la primauté du pape , que faprétention n’est pas fondée. La troisièmeespece à’autoce'phales étoient des évêquessoumis immédiatement à l’autorité d’unpatriarche, & non à celle du métropo-litain. Nilus Doxopatrius , écrivain duonzième siecle , compte jusqu à vingt-cinq évêques autoce'phales de cette fortefous le patriarchat de Jérusalem , & seizesous celui d’Antioche. Enfin la quatrièmeespece est celle dont parle M. de Valois,dans ses notes fur le ch. xxiij. du V. lìv.de Fhistoire ecclésiastique d’Eusebe : cesstutoce'pbales étoient des évêques , quin’ayant point de suffragans , ne recon-noiíloient non plus ni métropolitain nipatriarche. II en cite pour exemple l’é-vêque de Jérusalem , avant qu’il fût lui—même institué patriarche ; mais c’est uneerreur , car il est constant qu’alors l’é-vêque de Jérusalem reconnoiííòit pourmétropolitain l’évêque de Césarée , &pour patriarche celui d’Antioche. Bing-ham paroît douter, & avec fondement,qu’il y ait eu des autoce'phales de cettederniere espece , à moins , dit-il, quece n’ait été quelque évêque établi seul& unique dans une province, dont ilgouvçrnoic toutes lçs églises, %s sut-

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fragans , tel que le métropolitain deTomes en Scythie ; & c est peut-êtrelp seul exemple qu’on en trouve dansFhistoire ecclésiastique. Bingham , orig -eccle'f. lìv. II. ch. xviij. H. i ,2,7, &4 ■(<?)

AUTOCHTONES , f. m. pi. ( Hist.

anc. ) nom que les Grecs ont donné auxpeuples qui se disoient originaires dupays qu’ils habitoient, & qui se van-toient de n’être point venus d’ailleurs.Ce mot est composé d ’dvílç > même , &de i)9-ò , terre , comme qui diroit natifde la terre, même. Les Athéniens se glo-rifioient d’étre de ce nombre. J_.es Ro-mains ont rendu ce mot par celui d’i«-digetu , c’est - à - dire nés fur le lieu.

(G)

AUTOGRAPHE, f.m. ( Grammaire .)Ce mot est composé de avili , ìpf e , &de yfápu , feribo. Uautographe est doncun ouvrage écrit de la main de celui quiFa composé , ab ìpfo autore feriptum.Comme si nous avions les épîtres deCicéron en original. Ce mot est un termedogmatique ; une personne du mondene dira pas : J’ai vu chez M. le C. P.les autographes des lettres de M de deSévigné, au lieu de dire les originaux ,les lettres mêmes écrites de la main decette dame. ( F )

AUTOMATE, si m. ( Méchanìq. )engin qui se meut de lui-même, oumachine qui porte en elle le principe deson mouvement.

Ce mot est grec , & com-

posé de i-rlí, ipfe , & fccta, je fuisexcité ou prêt , ou bien de ^«7»», faci-lement , d’où vient , sponta-

née , volontaire. Tel étoit le pigeon vo-lant; d’Architas , dont Aulugelle faitmention au liv. X. ch. xij. des nuitsattiques , supposé que ce pigeon volantne soit point une fable.

Quelques auteurs mettent au rang desautomates les instrumens de méchanique,mis en mouvement, par des restòrts, despoids internes, &c. comme les horloges,lesmontres , &c. Voyez, Joan. Bapt. Port.mag. nat. chap. xjx. Scaliger. subtil. 326 .Voyez, aufjì Ressort , Pendule ,Hqrlqge, Montre, &c.