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Tome quatrième.
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Le Auteur automate de M. de Vau-canson , membre de l’académie royaledes Sciences ; le canard , & quelques an-cres machines du même auteur , font aunombre des plus célébrés ouvrages qu’onait vus en ce genre depuis fort long-temps.

Voyez* a P article Androide ce quec’est que le flúteur.

L'auteur , encouragé par le succès ,exposa en 1741 d’autres automates , quine furent pas moins bien reçus , C’é-toit :

i°. Un canard, dans lequel il repré-sente le méchanifme des viscères destinésaux fonctions du boire , du manger , &de la digestion ; le jeu de toutes les par-ties néceííàires à ces actions , y est exac-tement imité : il allonge son cou pouraller prendre du grain dans la main, ill’avale , le digéré , & le rend par lesvoies ordinaires tout digéré ; tous lesgestes d’un canard qui avale avec préci-pitation ; & qui redouble de vitesse dansle mouvement de son gosier , pour fairepaslèr son manger jusque dans l’estomac,y sont copiés d’après nature : l’aliment yest digéré comme dans les vrais animaux ,par dissolution , & non par trituration ;la matière digérée dans l’estomac est con-duite par des tuyaux, comme dans ra-nimai par ses boyaux , jusqu’à Panus ,où il y a un sphincter qui en permet lasortie.

L’auteur ne donne pas cette digestionpour une digestion parfaite , capable defaire du sang & des sucs nourriciers pourP entretien de P animal ; on auroit mau-vaise grâce de lui faire ce reproche. Ilne prétend qu’imiter la méchanique decette action en trois choses , qui sont :1 p . d’avaler le grain ; 2°. de le macérer ,cuire ou dissoudre ; 3 0 . de le faire sortirdans un changement sensible.

Il a cependant fallu des moyens pourles trois actions , & ces moyens mérite-ront peut-être quelque attention de lapart de ceux qui demanderoient davan-tage. II a íallu employer différons expé-dions pour faire prendre le grain au ca-nard artificiel , le lui faire aspirer jus-ques dans son estomac , ôc U dans un

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petit efface , construire un laboratoirechymique , pour en décomposer les prin-cipales parties intégrantes , & le fairesortir à volonté, par des circonvolutionsde tuyaux, à une extrémité de son corpstoute opposée*

On ne croit pas que les Anatomistesayent rien à desirer fur la constructionde ses ailes. On a imité os par os, toutesles eminences qu’ils appellent apophyses.Elles y sont régulièrement observées ,comme les différentes charnières , lescavités , les courbes. Les trois os quicomposent l’aîle, y sont très-distincts : lepremier qui est l 'humérus, a son mouve-ment de rotation en tout sens , avec l osqui fait foffice d’omoplate ; le secondqui est le cubitus de l’aîle , a son mouve-ment avec Vhumerus par une charnière,que les Anatomistes appellent par gin-glyme ; le troisième qui est le radius ,tourne dans une cavité de Vhumerus , &est attaché par ses autres bouts aux pe-tits os du bout de l’aîle , de même quedans l’animal.

Pour faire connoltre que les mouve-mens de ces ailes ne ressemblent point àceux que l’on voit dans les grands chefs-d’cruvres du coq de f horloge de Lyon &de Strasbourg , toute la méchanique ducanard artificiel a été vue à découvert,le dessein de l’auteur étant plutôt de dé-montrer , que de montrer simplementune machine.

On croit que les personnes attentivessentiront la difficulté qu’il y a eu de fairefaire à cet automate tant de mouvemensdifférons ; comme lorsqu'il s’éleve furses pâtes, & qu’il porte son cou à droite Scà gauche. Ils connoîtront tous les chan-geur ens des différons points d’appui ; ilsverront même que ce qui servoit de pointd’appui à une partie mobile , devient àson tour mobile fur cette partie , quidevient fixe à son tour ; enfin ils décou-vriront une infinité de combinaisons jné-chaniques. f,

Toute cette machine joue fans qu’ony touche , quand on l’a montée unefois.

On oublioit de dire, que l’animal boit,barbote dans l’eau , croasse ççmme le