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vent qu’à terminer les disputes " caraufond , si l’on en presse la signification,ils ne nous apprennent rien de nouveau :cela a été déja fait par les idées intermé-diaires , dont on s’est servi dans la dis-pute. Si dans les disputes les hommesaimoient la vérité pour elle même , onne seroit point obligé , pour leur faireavouer leur défaite , de les forcer jusquedans ces derniers retranchements ; leursincérité les obligeroit à se rendre plutôt.Je ne pense pas qu’on ait regardé cesmaximes comme des secours fort im-portants pour faire de nouvelles décou-vertes , si ce n’est dans les écoles , où leshommes, pour obtenir une frivole victoi-re , font autorisés & encouragés à s’op-poser & à résister de toute leur force àdes vérités évidentes , jufqu’à ce qu’ilssoient battus , c’est-à-dire , qu’ils soientréduits à se contredire eux-mêmes , ouà combattre des principes établis. En unmot , ces maximes peuvent bien fairevoir où aboutissent certaines fausses opi-nions , qui renferment souvent de purescontradictions : mais quelque propresqu’elles soient à dévoiler 1 absurdité oulà fausseté du raisonnement ou de l’opi-nion particulière d’un homme , elles nesauroient contribuer beaucoup à éclairerl’entendement , ni à lui faire faire desprogrès dans la connoiílànce des choses :progrès qui. ne fer oient ni plus ni moinsprompts & certains , quand Tefpritn’au-roit jamais pensé aux propositions gé-nérales. A la vérité elles peuvent servirpour réduire un chicaneur au silence , enlui faisant voir l’absurdité de ce qu’il dit,& en l’exposant à la honte de contredirece que tout le monde voit , & dont ilne peut s’empêcher de reconnoître lui—même la vérité : mais autre chose est demontrer à un homme qu’il est dans Ter-reur , & autre chose de. Tinstruire de lavérité.
Je voudrois bien savoir quelles véritésces propositions peuvent nous faire con-noître , que nous ne connussions pas au-paravant ? Tirons - en toutes les consé-quences que nous pourrons , ces consé-quences se réduiront toujours à des pro-£oíìtk»js identiques , où une idée est
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affirmée sselle-meme ; & toute 1 influencede ces maximes, si elles en ont quel-qu’une , ne tombera que fur ces sortesde propositions. Or chaque propositionparticulière identique est aussi évidentepar elîe-même, que les propositions lesplus universelles , avec cette feule diffé-rence , que ces dernieres pouvant êtreappliquées à tous les cas , on y insistedavantage.
Quant aux autres maximes moins gé-nérales , il y en a plusieurs qui ne fontque des propositions purement verbales,& qui ne nous apprennent autre chose*que le rapport que certains noms ontentr’eux ; telle est celle-ci le tout e'gala toutes ses parties ; car , je vous prie ,quelle vérité réelle fort d’une telle maxi-me? Un enfant , à qui Ton ôte une partiede fa pomme , le connoît mieux dans cetexemple particulier que par cette propo-sition générale , un tout ejl e'gal à toutes:f es parties.
Quoique les propositions générales s’in-troduisent dans notre esprit à la faveurdes propositions particulières , cependantil prend après cela un chemin tout dif-férent ; car réduisant sa connoiílànce ades principes aussi généraux qu’il le peut,il se les rend familiers , & s’accoutumeà y recourir comme à des modelés du;vrai & du faux ; & les faisant servirordinairement de réglés pour mesurer la:vérité des autres propositions , il vient ,à se figurer dans la fuite, que les pro-j positions plus particulières empruntentleur'vérité & leur évidence de la con-: formité. qu’elles ont avec ces propositions,générales..
Mais que veut-on dire , quand on ditcommunément qu’il faut avoir des prin-. cipes ? Si Ton entend par principes des»propositions générales & abstraites , qu’onpeut au besoin appliquer à des cas parti-culiers ; qui est-ce qui n’en a pas ? Mais.• aussi quel. mérite y a-t-il à en avoir ? Ce;, font des maximes vagues , dont rien.:
; n’apprend à faire de justes applications.,j Si Ton doit avoir des principes , ce n’est:pas qu’il faille commencer par-íà , pour:descendre ensuite à des connoistances;; moins généralçs : mais c’est qu’il fauta