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Tome quatrième.
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caneurs & à terminer les disputes , quedans toute autre science. Mais personnene prendra de cet aveu aucun droit dedire , que la religion chrétienne est son-dée íur ces maximes, elle n’est fondéeque fur la révélation ; donc par la mêmeTaison on ne peut dire qu’elles soient lefondement des autres sciences. Lorsquenous trouvons une idée , par l’interven-tion de laquelle nous découvrons la liaisonde deux autres idées , c’est une révélationqui nous vient de la part de Dieu par lavoix de la raison ; car dès lors nous con-noissons une vérité que nous ne connois-íìons pas auparavant. Quand Dieu lui—même nous enseigne une vérité, c’est unerévélation qui nous est communiquée parla voix de son esprit ; & dês-Ià notreconnoistànce est augmentée : mais dans1 un & l’autre cas , ce n’est point de cesmaximes que notre esprit tire sa lumièreou sa connoistànce.

3°. Ces maximes générales ne contri-buent en rien à faire faire aux hommesdes progrès dans les sciences , ou desdécouvertes de vérités nouvelles. Cegrand secret n appartient qu’à la seuleanalyse. M. Newton a démontré plusieurspropositions qui font autant de nouvellesvérités inconnues auparavant aux savants,& qui ont porté la connoistànce desmathématiques plus loin qu’elle n’étoitencore : mais ce n’est point en recourantà ces maximes générales, qu’il a fait cesbelles découvertes. Ce n’est pas non pluspar leur secours qu’il en a trouvé les dé-monstrations : mais en découvrant desidées intermédiaires, qui lui fissent voirla convenance ou la disconvenance desidées telles qu’elles étoient expriméesdans les propositions qu’il a démontrées.Voilà ce qui aide le plus l’esprit à éten-dre ses lumières , à reculer les bornes deî’ignorance , & à perfectionner les scien-ces ; mais les axiomes généraux font abso-lument stériles , loin d’être une sourceféconde de connoistànces. Ils ne fontpoint les fondements , fur lesquels repo-sent comme sur une base immobile cesadmirables édifices , qui font l’honneurde l’esprit humain , ni les clefs qui ontouvert aux Desçartes , aux Newtons ,

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aux Eeibnitz , le sanctuaire des sciencesles plus sublimes & les plus élevées.

Pour venir donc à l’usage qu’on saiede ces maximes, i°. elles peuvent servitdans la méthode qu’on emploie ordi-nairement pour^ enseigner les sciences jus-qu’au terme où elles ont été poussées :mais elles ne fervent que fort peu , oupoint du tout , pour porter plus «.vandles sciences ; elles rie peuvent servir qu’àmarquer les principaux endroits par ouI on a pasté ; elles deviennent inutiles àceux qui veulent aller en avant. Ainsique le fil d’Arianne , elles ne font quefaciliter les moyens de revenir fur nospas.

2 e . Elles font propres à soulager lamémoire, & à abréger les disputes, enindiquant sommairement les vérités donton convient de part & d’autre. Les écolesayant établi autrefois la dispute comme lapierre de touche de Phabileté & de la sa-gacité , elles adjugeoient la victoire à celuià qui le champ de bataille demeuroit , &qui parloit le dernier ; de forte qu’on enconcluoit, que s’il n’avoit pas soutenu 1»meilleur parti, du moins il avoir eu Pa-vantage de mieux argumenter. Mais ,parce que selon cette méthode , il pou-voir fort bien arriver que la dispute nepût être décidée entre deux combattantségalement experts , & que c’eût été

l’hydre toujours renaissante ; pour éviterque la dispute ne s’engageât dans une fuiteinfinie de syllogismes , & pour couperd’un seul coup toutes les têtes de cettehydre , on introduisit dans les écoles cer-taines propositions générales évidentespar elles-mêmes, qui étant de nature àêtre reçues de tous les hommes avec unentier assentiment , dévoient être regar-dées comme des mesures générales de lavérité , & tenir lieu de principes. Ainsi,ces maximes ayant reçu le nom de prin-cipes , qu’on ne pouvoit nier dans la dis-pute , on les prit par erreur pour Pori-gine & la vraie source de nos connois-sances ; parce que , lorsque dans les dis-putes on en venoit à quelques-unes de cesmaximes , on s’arrêtoit fans aller plusavant, & la question étoit terminée.

Ençoi't W coup , les Ax'mtes ne fer-